Manga - volume
Aujourd’hui n’existe pas
- By: ANCCO
- With: ANCCO
- Publisher FR: Cornelius
- Collection: Cornelius - Pierre
- Type: Chungnyun
- Genre: Tranche-de-vie, Social
- Publisher JP: Sai comics
- Release date: 25 September 2009
- Illustration: 176 pages n&b
- BOOK_ORIGINE: Coree
- EAN Code: 9782915492835
- On Sale: stoppée
Aujourd’hui n’existe pas et nos existences s’écoulent en une succession d’instants, tristes ou heureux, presque aussitôt oubliés.
Corée, pays du matin blême et des nuits arrosées, bien éloignée des brochures de tourisme. La jeunesse s’y traîne, dans le fracas des karaoké et le silence du sida, parmi la fumée des cigarettes clandestines et les vapeurs de l’alcool interdit, instant suspendu entre l’envie de grandir et la peur de vieillir.
Ancco dessine ses adolescents au début d’une route qui s’enfonce dans les ténèbres, d’un voyage, dont la prochaine étape, espèrent-ils, changera leur vie. Mais elle sait qu’au bout de la nuit les attend une nuit encore plus profonde, celle de la mort. Demain n’existe pas.
Ce recueil présente une série de tranches de vie peu réjouissante. Il ne faut pas espérer ici une détente ou un plaisir de lecture mais uniquement de l’authenticité et de la plate sincérité. Ancco met en image des témoignages et des expériences de vie entrecoupées de récits oniriques ou absurdes sur la recherche de bonheurs simples.
La mise en image du journal d’un jeune homme qui se découvre séropositif et ne sait plus comment trouver du soutien dans sa famille, le message d’un amour filiale qui attend la maladie pour s’affirmer ou l’affirmation sincère de sentiments sans cesse renouvelés sont trois points de vues qui se croisent dés le début de cet album.
C’est tellement difficile de dire toute l’affection qu’on a pour ses parents qu’on en arrive à se faire du mal et à faire du mal aux autres en oubliant de dire ce qui parait aller de soi. Et cette peur émotionnelle qui met de la distance entre les proches fini par être un mur que l’on ne découvre quand ce qui est derrière est perdu à jamais. Cela pourrait être le message de cet album, mais cela ne tient pas la comparaison avec la production d’Asano ou Taketomi (scene A et scene B). Cela n’a pas l’humour ou la distance critique d’Azuma (journal d’une disparition) et certainement pas l’attrait graphique de Nananan ou Q-ta Minami.
Le reste des histoires est du même acabit sans aucun recul ni aucune interprétation scénaristique si ce n’est ces horribles caricatures à grosses têtes et ces décors sans perspective que l’auteur nous dessine.
Par le manque d’implication personnel de l’auteur, ce manwha a un coté voyeur un peu malsain à force d’intimisme mais n’offre aucun relief racoleur.
Probablement très spontané dans l’émotion mais banal et rébarbatif dans la restitution narrative et visuelle.
Tournament
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Enigma
D'où vient cette réplique ?
“Yo yo! On est véner' comme des phacochères!”
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