The Asterisk War - Saison 1 Vol.2

Critique du dvd : The Asterisk War - Saison 1 Vol.2

Publiée le Mardi, 16 Janvier 2018

La situation est critique pour Ayato, mais aussi pour la jeune Kirin Tôdô, numéro 1 du classement : tous deux se retrouvent pris au piège dans la grotte du dragon. Et même si notre héros parvient à se débarrasser du féroce monstre, les adolescents n'ont aucun moyen de sortir. Coincés en ce lieu sombre, ce sera peut-être l'occasion pour eux de se dévoiler un peu plus...







Après six premiers épisodes ni bons ni mauvais, mais tout simplement désespérément banals et jouant avec fadeur sur de nombreux clichés, la deuxième moitié de cette première saison de The Asterisk War tend à attiser un petit peu plus la curiosité, dans la mesure où il se passe plus de choses à même de réellement faire décoller l'intrigue. Cela passe en premier lieu par le développement de la petite Kirin qui, tout aussi classique soit-il, apporte plus de consistances à ce personnage si horripilant dans les précédents épisodes (notamment à cause de sa voix qui se force beaucoup trop pour apparaître mignonne). La demoiselle se met un peu plus à nu (dans tous les sens du terme, d'ailleurs...), montre un peu plus son ressenti sur sa situation et son rôle de pantin entre les mains de son oncle, et semble capable d'évoluer et de prendre son courage à deux mains en prenant appui sur Ayato. Mais cela sera-t-il suffisant pour s'extirper de l'influence de son tonton ?







La suite s'offre quelques autres évolutions classiques, mais qui ont le mérite d'exister pour offrir un peu plus d'enjeux : il y a d'abord une nouvelle évolution importante dans le classement, puis une forme de rapprochement entre Kirin et Saya, mais c'est surtout avec l'arrivée tant attendue du Phoenix Festa que les choses commencent à se bousculer un peu plus, avec des binômes qui se forment bel et bien, et l'apparition de premiers réels adversaires un minimum intéressant. Ainsi, dans le tournoi, le duo Ayato/Julis se retrouve d'emblée face à deux adversaires assez particuliers, dans la mesure où la dénommée Irene a été libérée de prison et missionnée par Dirk Eberwein pour une raison bien précise : abattre Ayato... Et la miss s'annonce redoutable, car en plus de savoir se battre, elle possède une "arme secrète" importante en la personne de sa petite soeur Priscilla, détentrice d'une faculté très utile. Concrètement le déroulement n'offre aucune surprise, car Irene et Priscilla jouent elles aussi sur des vieux stéréotypes (d'un côté la fille badass mais dans le fond pas si méchante, de l'autre la petite soeur gentille et toujours serviable) qui sont présentés de manière très classique, et on devine aisément comment la situation conflit entre elles et nos héros va tourner. Néanmoins, ce n'est pas mauvais, au moins parce qu'on ressent bien le lien fort qui unit les deux soeurs, mais aussi parce que la manière dont Irene est utilisée montre bien que certaines personnes, dans l'ombre, ne reculent devant rien pour arriver à leurs fins.



Des enjeux, il y en a donc clairement plus, et tout aussi classiques soient-ils, ils amènent un peu plus de consistances à l'histoire. Le début du tournoi, au coeur de l'intrigue, n'y est clairement pas étranger. Et on notera aussi que certains lieux de la cité-académie sont un tout petit peu mieux présentés, par exemple en servant de point de retrouvailles aux personnages. C'est également l'action qui ressort un peu plus intéressante à partir de l'arrivée du tournoi, puisque les enjeux deviennent enfin un peu plus importants. Et de ce fait, l'affrontement entre Irene et Priscilla d'un côté et Ayato et Julis de l'autre offre le premier combat de la série où on ressent enfin réellement un petit peu de tension : même si le staff a toujours tendance à noyer sa mise en scène dans des petits effets de lumière banals et assez typiques de ce genre de production chez A-1 Pictures, l'ensemble est plus dynamique, l'ambiance est accentuée par le public, et surtout les capacités des deux soeurs adverses amènent un peu plus de difficulté et de variété. Enfin, en dehors de tout ça, le scénario n'oublie pas d'évoquer encore, même brièvement, le fil conducteur autour de la soeur disparue de notre héros.
Ce qui, par contre, ne s'améliore pas, c'est vraiment la part plus calme de la série, où le récit est noyé sous un fan-service très lourd.


De nombreuses scènes désespérément clichées donnent envie de soupirer à l'image de la gêne de Kirin et d'Ayato quand ils doivent se mettre en sous-vêtements dans la grotte, ou du passage ridicule où Kirin et Saya vont à la piscine pour renforcer leurs liens, vieux prétexte à quelques moments un peu coquins balancés n'importe comment (sérieusement, c'est quoi cette blondinette hautaine qui se promène en string avec des vues insistantes ?). Sans oublier Claudia qui continue son rôle d'allumeuse auprès d'Ayato de manière vraiment pas subtile, ou le côté harem forcé qui se crée autour d'Ayato (avec à la clé quelques petites scènes pas du tout naturelles). La petite pointe coquine pourrait éventuellement être agréable, si à chaque fois elle n'était pas si lourdement amenée.




Sans briller, cette suite est malgré tout déjà plus intéressante que les 6 premiers épisodes. Certains personnages évoluent quand même, le tournoi arrive enfin, les enjeux gagnent un peu plus en consistance...
Il n'y a plus qu'à espérer que les améliorations perdurent.

Concernant l'édition, on reste dans la droite lignée du premier DVD, avec une édition unitaire vostf très basique, quand même doté d'un fourreau, et n'ayant pour seul bonus que deux nouvelles cartes postales pas spécialement jolie.
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

11.5 20


Note de la rédaction





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