One Piece - Film 11 - Z - Edition collector

Review du dvd : One Piece - Film 11 - Z - Edition collector

Publiée le Vendredi, 29 August 2014

Alors qu’ils voguent dans le Nouveau Monde, Luffy et son équipage sauvent de la noyade un mystérieux individu, caché par des lunettes de soleil et doté d’un bras mécanique. Dénommé « Z », l’homme est en réalité un ancien amiral de la Marine et le leader de la Neo-Marine. Nourrissant une haine profonde envers les pirates du monde entier, Z souhaite les exterminer à l’aide des Dyna Rocks dont la puissance égalerait celle des Armes Antiques…
One Piece : Z est le douzième long métrage de la saga cinématographique du pirate au chapeau de paille, et le second à être dirigé par Eiichiro Oda, auteur de l’œuvre qui choisit une nouvelle fois de développer une histoire s’ancrant parfaitement dans son univers.



Après la réussite de Strong Word, il était bien normal que le mangaka s’essaie de nouveau à la tâche, une réussite puisque le succès aux box-offices de ce nouveau long-métrage a battu tous les records, évidemment aidé par la notoriété de la licence qui est au plus haut.
Dès qu’Oda met sa patte à contribution de l’adaptation animée, l’information fait écho. C’est ainsi que ce douzième film était attendu de pied ferme dans nos contrées, si bien qu’il n’a pas tardé à sortir chez nous en DVD, et Blu-Ray, tout juste neuf mois après la sortie cinéma nippone. Les attentes étaient énormes, et le résultat est bon, mais peut-être moins que Strong World.




Le film démarre comme n’importe quel autre dérivé de cet acabit : un nouvel ennemi qui se présente, et l’histoire développeront un long affrontement face à cet antagoniste. Une fois n’est pas coutume, on pourrait considérer ce chapitre comme un arc scénaristique mineur qu’Oda n’aurait pas eu le temps d’introduire à son récit, tout comme l’était Strong World. Cela se remarque par une formule assez habituelle, à savoir la défaite de Luffy et son équipage face à un adversaire avant de vouloir leur vengeance, mais aussi le fait que Z soit étroitement lié à différents personnages du récit, sans que cela compromette la cohérence du récit du manga. Il ne faut donc pas espérer de ce film une quelconque avancée scénaristique globale de One Piece, étant donné qu’il n’a qu’un rôle de complément, mais ce chapitre pourrait aisément trouver sa place dans la longue fresque papier d’Eiichiro Oda. Rien que pour ça, le film a son intérêt et promet de faire passer un agréable moment.
L’intrigue est assez minimaliste dans ses grandes lignes et est surtout appuyée par la présence de différents concepts de l’univers comme le fait que l’intrigue se déroule précisément dans le Nouveau Monde ou que des personnages tels que Kizaru ou Garp fassent leurs apparitions. Ainsi, pour tous ces clins d’œil à l’univers général, difficile de conseiller le visionnage à un néophyte qui n’apprécierait que le côté très primaire de l’histoire. Celle-ci, très classique, se résume d’ailleurs à l’affrontement entre l’équipage du Chapeau de Paille et la Neo-Marine, tout en prenant soin de développer les noirs desseins de Z. Personnage phare de l’histoire, ce dernier est charismatique grâce à son design réussi, imposant sans être trop farfelu, mais souffre d’une psychologie peu inventive, ce qui se ressent sur ses mobiles de vengeance. Le traitement du personnage, d’une manière générale, est très classique, un peu trop pour du One Piece, si bien que Z surprend moins que d’autres antagonistes de la saga.
Le reste de l’aventure constitue un divertissement très bien dosé. Entre deux affrontements face à Z, l’équipage fait des rencontres, visite de nouveaux lieux… Une recette très basique, mais qui puise son intérêt dans le renouveau que constitue le Nouveau Monde.



Oda a aussi eu la très bonne idée de ne pas limiter l’histoire au Chapeau de Paille, mais à une multitude de personnages, citons par exemple le charismatique Aokiji qui fait un retour en tant que personnage très important de ce long-métrage. Si d’autres pointures de la Marine sont présentes, leur rôle est un peu plus mineur, mais permet au spectateur de trouver ses marques dans la saga.
One Piece : Z n’est pas avare en affrontements, si bien que les rixes face à Z et les siens sont au nombre de trois au total. Les combats sont d’ailleurs impressionnants visuellement, le film ayant été réalisé avec un très grand soin. Et finalement, ce ne sont pas les combats de Luffy qui sont les plus époustouflants, bien qu’ils soient les plus chargés en émotion. Zoro et Sanji ont droit à deux excellents duels, les plus réussis d’un point de vue animation, si bien que la haute définition nous colle littéralement à notre siège lorsque ces duels ont lieu. Mais cela soulève l’un des petits défauts du film : Encore une fois, Luffy, Zoro et Sanji livrent les grands affrontements, et les personnages comme Usopp, Nami, Franky, Chopper, Robin ou Brook n’occupent qu’un rôle très secondaire, alors qu’ils ne demandent qu’à briller.
Dans les reproches, on pourra aussi ajouter la facilité de l’issue du combat final. Evidemment que le spectateur s’attend à une victoire de Luffy, mais voici la seconde fois au cinéma que le porteur du Chapeau de Paille détrône sans trop de difficultés un fugitif que la Marine ne parvient pas à attraper, y compris Kizaru. Ainsi, voir Luffy triompher de la sorte est assez gênant quand on sait qu’il est impuissant face à Akainu, pour ne citer que lui. Néanmoins, le twist de fin de film rattrape ce petit fiasco pour nous proposer une conclusion riche émotionnellement, se suffisant à elle-même, et redorant le blason de Z qui s’était révélé jusqu’ici peu passionnant.




L’édition collector proposée par Kazé inclus le Blu-Ray qui est indispensable si on souhaite apprécier pleinement le film bourré de qualités esthétiques, ce qui se ressent notamment lors des phases d’action. En revanche, pas de bonus réellement intéressant, bien que les premières éditions du vidéogramme proposent un livret de croquis d’Eiichiro Oda autour de ce film, un goodies que les fans apprécient.
La musique du film démontre un Kohei Tanaka au sommet de son art : les compositions sont rythmées, intenses, et même parfois orchestrales, l’alchimie idéale pour retranscrire un univers aussi haletant que celui de One Piece. La curiosité vient néanmoins des génériques de fin, reprises de « How you remind me » de Nickelback et « Bas Reputation » de Joan Jett, le tout par… Avril Lavigne. On aime ou non, question de goût, mais force est de constater que la cohérence entre la chanteuse et l’univers One Piece est minime.
On notera, sur l’édition de Kazé, le doublage français de très bonne facture, chaque comédien étant entré en harmonie totale avec son rôle. La surprise de ce doublage vient de l’interprète de Z, à savoir Tom Novembre, un artiste français dans différents domaines qui a notamment figuré au casting de la série Nerdz, dans sa seconde saison. Le jeu de M. Novembre est alors juste et retranscrit avec justesse la hargne du personnage de Z.
Du côté du collector en lui-même, DVD et Blu-ray ponctuent l'objet. Et si on regrette l'absence de réels bonus, un manga inédit et limité à cette édition vient séduire les fans : le tome 1000, qui sera sans nul doute très prisé par les collectionneurs dans les années à venir, ainsi qu'un "Journal de bord" regroupant quelques artworks sympathiques autour du film. Quitte à choisir son édition, autant craquer pour le collector qui fait office de petite pièce de collection.
One Piece : Z est définitivement un bon film autour de la saga du pirate au chapeau de paille, les implications d’Eiichiro Oda dans les adaptations cinématographiques étant systématiquement une bonne idée. Néanmoins, on regrettera peut-être un film un chouia moins inventif que Strong World et souffrant de quelques défauts, comme le manque d’originalité dans le background de Z ou le fait que ce soit systématiquement les mêmes personnages qui gagnent un bon rôle. Le film figure néanmoins aisément parmi les meilleurs de One Piece et constitue un excellent divertissement pour tous les fans de la série. Garde aux néophytes qui souhaiteraient tenter l’aventure, les multiples références à l’univers du manga risqueraient de perturber le visionnage.
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16 20


Note de la rédaction





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