Mobile Suit Gundam The Origin II - Le chagrin d'Artesia - Actualité anime

Mobile Suit Gundam The Origin II - Le chagrin d'Artesia

Critique du dvd : Mobile Suit Gundam The Origin II - Le chagrin d'Artesia

Publiée le Vendredi, 03 Novembre 2017

Suite directe du premier OAV, ce second épisode de Gundam – The Origin, intitulé « Le Chagrin d'Artesia », suit la première partie en continuant d'adapter le flashback inédit autour des prémices de la Guerre d'Un An, imaginé par Yoshikazu Yasuhiko dans son adaptation manga de la toute première œuvre Gundam.
Après un premier OAV qui posait un solide contexte et se montrait passionnant pour ce qui était montré de la situation politique avant la montée du Duché de Zeon, retrouver un Casval et une Artesia quelques années plus tard apporte une optique nouvelle de la situation, mais aussi une toute autre vision des personnages.


Suite à l'assassinat de Zeon Zum Deikun et à la révolte des Zabi, Side-3, aussi appelée la République de Munzo, n'était plus un endroit sûr pour Casval et Artesia, les deux enfants de la défunte figure majeure de la révolte contre l'autorité fédérale. Envoyés sur Terre aux côtés de Jimba Ral, figure majeure anti-Zabi, les deux enfants sont devenus des adolescents qui ont grandi loin du conflit naissant, dans la demeure de Don Teabolo Mass, ami de Zeon installé en Espagne. Mais par les manigances de Jimba Ral et leur nature d'héritiers, Casval et Artesia ne sont finalement pas en sécurité. Tous deux cherchant avant tout à survivre, ils seront les témoins d'horreurs et de pertes qui mèneront le futur Char Aznable vers son destin et l'accomplissement de sa vengeance...




On ne le répètera jamais assez, mais The Origin se savoure mieux si on a des bases du Siècle Universel, c'est-à-dire avoir vu au moins la première série ou les trois premiers films, autrefois rendus disponibles par Beez puis réédités en Blu-ray par @anime en cette année 2017. Connaître les deux personnages que sont Casval et Artesia aide à les comprendre. Nous savons qui ils seront lors de la Guerre d'Un An, c'est à dire un militaire surdoué planifiant sa revanche dans l'ombre et une soldate déterminée à retrouver son frère, les voir à cette période cruciale du scénario aide donc à saisir leur évolution. Artesia est la plus surprenante, la jeune fille étant de nature joviale, assez éloignée de celle qu'elle sera plus tard donc. Le titre de ce deuxième épisode est d'ailleurs formel : c'est son chagrin qui la fera évoluer, un chagrin qui passe par plusieurs étapes, décrites tout le long de l'épisode.



Car la vedette, c'est bien Casval, celui qui deviendra Char Aznable. Pourtant, sous ses airs de surdoué un peu rêveur, son destin ne semble pas tout tracé au début de l'épisode, aussi la succession d'événements et de drame qu'il vivre contribueront à nourrir sa soif de vengeance auprès des Zabi. L'épisode se montre ainsi tout à fait passionnant pour le contexte développé : la montée de la dynastie, leur méfiance par rapport aux enfants de Deikun, et le déclin progressif et silencieux de la lignée Zeon qui feront changer Char du tout au tout. Pour quiconque aurait aimé la première œuvre Gundam, et éventuellement ses suites qui aident au développement de Char, cette intrigue politico-dramatique est un véritable régal. Dans son scénario original, Yoshikazu Yasuhiko sut créer un récit complexe tout en restant cohérent par rapport à la série initiale de Yoshiyuki Tomino. A l'instar du premier épisode, Casval nous attendrit comme il nous terrifie. Passant de l'adolescent sympathique et du bon copain à une entité sans scrupules n'étant plus que l'ombre d'elle-même, la future Comète Rouge fascine. Char étant l'un des personnages les plus iconiques de l'animation japonaise, ce développement lui rend parfaitement justice, et c'est justement l'un des points phares de cette première partie de Gundam – The Origin, avant que le récit se focalise sur les débuts de la Guerre d'Un An et de la montée du célèbre héros de la Bataille de Loum.



L'évolution du côté de Zeon, elle, est plus discrète, mais présente. Suivre le montée des Zabi et les tensions toujours plus fortes entre Side-3 et la Fédération Terrienne, bien que cet aspect soit moins présent, reste saisissant, sans compter les manigances de Jimba Ral dont la révolution apporte un intérêt politique supplémentaire. La politique est surtout liée aux avancées technologiques montrées dans l'épisode. Ainsi, le récit donne de l'importance à la naissance des premiers Mobile Suit, mettant habilement en place les pièces du puzzle pour le dévastateur conflit de la Guerre d'Un An.
Alors, tout est fait pour qu'un lien soit créé avec le récit de Mobile Suit Gundam, première œuvre de la saga. A ce titre, le scénario s'amuse à montrer quelques figures bien connues de la série, que ce soit de simples caméos ou des rôles un peu plus importants qui mettent en avant la notion de destinée au sein de cette guerre, les principaux acteurs du conflit s'étant croisé il y a bien des années, avant de se retrouver sur-le-champ de bataille.



Ce second épisode est sorti huit mois après le premier, laissant le temps à Sunrise de travailler sa série techniquement, en parallèle à la production de Gundam : Iron-Blooded Orphans et Gundam Thunderbolt en parallèle. Et effectivement, on sent un soin apporté à la réalisation : celle-ci est toujours maîtrisée, reprenant des plans iconiques des flashbacks de la série originale tout en se montrant dynamique dans sa narration d'une manière globale, sans compter l'animation d'excellente facture, servie par une CGI toujours aussi maîtrisée lors des scènes d'action. Aussi bien scénaristiquement que techniquement, The Origin continue d'être un régal, un visionnage indispensable pour tout fan de Gundam. Quant aux retardataires, mais curieux, il n'est pas trop tard pour s'y mettre...
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

18 20


Note de la rédaction





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