School of the muse - Actualité manga

School of the muse

Critique de la série manga

Publiée le Mardi, 10 April 2012

Dans le lycée des muses, il y a deux parties d’établissement. Le coin normal, avec un cursus scolaire qui ressemble trait pour trait à ce que nous connaissons de l’éducation, et le coin des stars qui viennent en cours un peu quand ils veulent / peuvent et se permettent sans problème de privilégier leurs carrières de mannequin, chanteur, musicien … Tout ça pour satisfaire la direction, fière qu’elle est d’héberge de si prometteurs étudiants. Tadafumi fait partie du cursus classique, mais il est autorisé à franchir la barrière qui sépare ces deux mondes fin d’aller donner des cours à Yû, un élève très connu mais un peu négligeant sur ses notes. Mais comment s’approcher de la star, comment ne pas ressentir de l’exaspération face à ces jeunes gens qui ne font rien pour l’école et se prélassent dans une vie de luxe ? Le jeune homme aimerait tant relier ces deux univers par un lien, même fragile. Et si ce lien n’était autre que la nature de ses sentiments pour Yû ? Le manga fait donc le par d’un partage sur deux écoles bien différentes et pourtant seulement reliée par un couloir. Avec toujours un attachement à cette section artistique, que ce soit dans un lien entre deux élèves de différentes sections, deux appartenant au cursus artistique ou un étudiant et son professeur ...

On déplore pourtant tant de diversité, craignant un peu de voir la mangaka trop s’étioler et partir dans des digressions ou histoires secondaires peu pertinentes. Il faudrait qu’elle continue de s’attacher à suivre ses premiers amours, permettant également aux lecteurs de ne pas totalement sentir leurs préférences filet en un chapitre sous leurs doigts. Sans compter qu’au final, tous les chapitres se ressemblent avec l’homosexualité présente de partout, sans qu’aucun n’ait la bonne idée d’aimer les filles. Pas de réalité ici, plutôt du divertissement qui marche plutôt bien en tant que tel, sans toutefois révolutionner le genre. Toutefois la mangaka a une petite touche agréable dans les sentiments de ses héros, dans la sensibilité dont ils peuvent faire part. En effet, le récit est plutôt sympathique, les personnages assez charismatiques et les aboutissements quoiqu’un peu classiques restent agréable à la lecture. L’auteur prend souvent l’habile décision de faire d’un chapitre le medley de tous les couples que l’on a déjà vu, afin de nous faire habilement comprendre qu’elle ne les oublie pas et que malgré leur statut officiel, des doutes les assaillent encore, des hésitations les prennent parfois. C’est une très bonne surprise, tout comme le tableau récapitulatif des relations en début de tome. Ainsi, la mangaka offre une réelle attention à ses personnages qu’elle ne compte pas abandonner en un instant, et c’est d’autant plus une bonne surprise que le rendu est pertinent.

Les dessins sont en revanche conforme à ce qu’on attendait de l’auteur : expressifs, mais tous semblables. Les traits sur le faciès des protagonistes sont souvent les mêmes, dans des émotions très stéréotypée dans le dessin. Le tout reste cependant élégant et d’une originalité dans le style qui se fait de plus en plus rare. La finesse de chaque coup de crayon rend les dessins un peu plus vivants et corrige alors la précédente constatation, sur la ressemblance des intervenants du scénario. En dernier lieu, on pourra noter que les scènes plus sensuelles sont particulièrement bien réussies dans certains chapitres, et dégagent une ambiance conforme à la situation, pour notre plus grand plaisir. L’édition d’Asuka est somme toute assez conforme à nos habitudes, avec une bonne traduction mais sans adaptation des onomatopées, un papier correct … Sauf que l’on est habitué à une plus esthétique mise en valeur des titres et des couvertures. Finalement on pourrait décrire cette série comme pleine de bonne humeur qui nous laisse alors une impression très juste : un bon moment qui se termine à point, avec beaucoup de personnalités abordées et toujours un seul but, le bonheur. Quel qu’il soit, et différent pour chacun d’entre eux. On y laisse une certaine nostalgie des années scolaires où tout parait plus important, plus fort, et où la séparation semble définitive alors qu’il y a toujours un moyen de se revoir par la suite.


NiDNiM



Note de la rédaction
Note des lecteurs
17.38/20







Evolution des notes des volumes selon les chroniques:

14.00,13.00,15.00,15.00

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