Zettai Karen Children Vol.7 - Actualité manga

Zettai Karen Children Vol.7

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 09 April 2013

Avec ce septième tome, la série fête son premier anniversaire de publication. Un évènement que le chef de B.A.B.E.L. n’a évidemment pas manqué de célébrer en grandes pompes (et encore, il s’est retenu). La série est elle aussi publiée en francophonie depuis un an maintenant au moment où j’écris ces lignes. Un an. Comme le temps passe, avec ses hauts et ses bas, ses succès et ses échecs, ses moments de joie et ses décisions difficiles à prendre pour son avenir… Mais je m’égare. Bref, comment pourrais-je bien fêter à ma façon cet anniversaire de publication pour ce titre qui su me redonner l’envie et l’impatience de me relancer dans un shônen fleuve ? Tiens, et si je vous parlais un peu de Shiho, la psychométricienne et mon personnage préféré de la série, et qui est justement à l’honneur en version adulte sur la couverture ?

En effet, si Kaoru sert à faire le lien entre tous les personnages par son dynamisme et sa bonne humeur et si Aoi sert de moyen de locomotion bien pratique et à souligner la difficulté de ne pas être toujours apprécié à sa juste valeur, c’est Shiho qui possède la psychologie la plus complexe et la plus riche (avec Hyôbu très certainement, mais ce sera pour une autre fois), de par ses pouvoirs qui lui permettent d’expérimenter à un niveau bien plus profond certains évènements traumatiques. La psychométrie, la capacité de « lire » les objets, les gens, les émotions, comprendre le fonctionnement et bien d’autres choses, représente sans nul doute un pouvoir bien lourd à porter. D’autant plus à un haut-niveau, et encore plus pour une enfant qui n’a pas encore le recul et les armes nécessaires pour comprendre réellement la force de son pouvoir à son plein potentiel. Pourtant, son environnement lui permet de rester une enfant, grâce à Minamoto et ses amies, ainsi que l’organisation de B.A.B.E.L. Des trois filles, c’est celle qui peut le plus facilement devenir aussi bien un ange qu’un démon, comme l’annonce la prédiction. C’est aussi celle qui souffre le plus de la puissance de son pouvoir, et celle qui prend le plus sur elle-même par rapport à ses doutes et ses interrogations sur l’avenir. Chacune des Children possède son propre bagage à porter, chacun assez lourd pour beaucoup de raisons, mais Shiho est celle qui possède le pouvoir qui lui fait le plus ressentir ce que l’humanité, « l’ennemi » des espers, est capable d’engendrer. Bref, si elle semble parfois la plus mignonne et la plus « adulte », elle est aussi la plus tourmentée et la plus oppressée des trois enfants. Et c’est aussi sans doute celle pour qui le groupe formé par Minamoto et les Children a le plus d’importance pour son équilibre et son développement. Et c'est aussi ça la force de Zettai Karen Children, nous faire regarder au-delà des apparences et nous pousser à creuser les motivations et l'état psychologique des personnages, comme s'ils étaient de chair et de sang, et non de papier et d'encre.

Bref, que dire de spécial autrement à propos de ce tome ? Pas grand-chose, il s’agit clairement d’un volume de transition, qui développe tranquillement les relations entre les personnages, met l’accent sur les interrogations et la force des pouvoirs des enfants, et repart paisiblement à la fin vers un nouveau pan du scénario. Une belle balance au niveau du rythme, qui nous permet de découvrir d’autres aspects des Children sur un plan plus individuel et pas en tant qu’équipe, et donc de nous y attacher encore plus. Et ça marche, bien sûr. Un excellent tome, comme d’habitude, et ça continuera, il n’y a pas de doutes.


Sorrow


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Sorrow

16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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