Yumi et les couleurs de la magie Vol.1 - Actualité manga

Yumi et les couleurs de la magie Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 28 September 2021

Après Creamy via le one-shot du film Long Good Bye en automne 2020, et Emi Magique en début d'année, les éditions Black Box ont remis à l'honneur cet été une autre magical girl ayant connu ses heures de gloires dans les années 1980: Susy aux fleurs magiques, qui fut la quatrième magical girl emblématique du studio Pierrot pendant cette décennie-là après Creamy, Vanessa et la magie des rêves et Emi Magique. De son nom original Mahô no Idol Pastel Yumi, ce dessin animé en 25 épisodes fut initialement diffusé au Japon de mars à août 1986, avant d'arriver en France dès septembre 1988 avec une diffusion sur La Cinq dans l'émission "Youpi ! L'école est finie". A l'instar d'Emi Magique, l'anime fut accompagné au Japon par un manga publié en parallèle. Et à l'instar d'Emi Magique, ce manga a été confié à la dessinatrice Kiyoko Arai (qui y fait d'ailleurs quelques clins d'oeil à Emi). Bouclée en deux volumes après une prépublication dans le magazine Ciao de Shôgakukan, cette version manga est proposée dans notre langue sous le titre Yumi et les couleurs de la magie, et reprend fort heureusement les noms originaux japonais des personnages, qui avaient été francisés pour la version française du dessin animé.

On plonge donc ici dans la ville fictive de Flower Town, cité où vit Yumi Hanazono (le nom originel de Susy), une énergique petite fille qui, bien que ses parents soient fleuristes et qu'elle-même adore les fleurs, entretient de son côté le rêve de devenir mangaka. Heureusement, les parents de la jeune fille devraient pouvoir compter sur leur apprenti Kyôhei pour reprendre plus tard leur boutique, et ils évoquent même la possibilité d'un mariage de ce beau garçon avec leur fille, chose qui ne déplairait clairement pas à notre héroïne vu qu'elle en pince totalement pour lui ! Mais Kyôhei, en plus d'être plutôt coureur de jupons, voit Yumi comme une gamine. Et pendant ce temps-là, la fillette ne se rend pas compte que Kenta, son camarade de classe qui est aussi le petit frère de Kyôhei, est secrètement amoureux d'elle. Bref, tout ne semble que routine habituelle de romance entre jeunes... du moins, jusqu'à ce que Yumi croise la route de deux étranges petits êtres qui la cherchaient. Convaincus qu'elle est leur cible après l'avoir vue prendre en pitié une simple fleur écrasée, Kakimaru et Keshimaru, deux fées du monde des fleurs, décident de lui confier deux objets magiques: une baguette permettant de donner vie à ses dessins en récitant la formule "Pastel poppuru poppin pah", et un pendentif chronométré puisque lesdits dessins ne prennent vie que pendant quelques dizaines de secondes ou quelques minutes à tout casser. Reste à voir ce que la petite chipie en fera...

N'ayant personnellement jamais vu le dessin animé, ne comptez malheureusement pas sur moi pour faire un comparatif entre les deux supports: à travers ce manga, je découvre pour la première fois l'univers de Yumi/Susy... et pour cette première moitié de version papier, le charme opère plutôt bien, au fil d'un récit assez classique dans le fond mais bien campé. Kiyoko Arai suit un schéma assez simple, avec la présentation des principaux personnages et de leurs relations, l'arrivée d'une nouvelle élève issue d'une bonne famille (avec tout ce que ça implique de langage et de comportement hautain) et qui se met en tête de se moquer de notre héroïne puis de voler le coeur de Kenta (d'autant qu'elle pense que Yumi et Kenta sortent ensemble), et différentes premières petites aventures faisant tour à tour dans la comédie romantique, le fantastique (avec l'affaire d'une mystérieuse femme recherchant son fiancé disparu, affaire se concluant de façon très douce-amère et presque étonnante pour un manga de ce genre) ou le plus réaliste (le dernier chapitre mettant en avant les rêves de mangaka de Yumi, qui prend même un cour pour s'améliorer car pour l'instant elle est nulle, ce qui est l'occasion pour Kiyoko Arai d'exposer différentes bases du dessin de manga via son alter ego Piyoko Warai). Le volume peut sembler partir alors sur des choses très différentes, et c'est effectivement le cas. Mais l'ensemble a généralement pour fil conducteur notre jeune héroïne, ainsi que les pouvoirs qui lui ont été confiés... pouvoirs dont elle fait rarement bon usage, en agissant avant de réfléchir aux conséquences !

La lecture n'a pas de grosse prétention ais se suit toute seule, portée par son humour, sa part de fraîcheur, mais aussi son dessin expressif et léger assez typique des années 80 et dans la droite lignée de celui d'Emi Magique. On regrettera peut-être que l'aspect magical girl ne soit pas plus prégnant, car les passages où Yumi utilise son pouvoir sont généralement expéditifs. Mais dans les faits, il y a de quoi passer un bon moment. Reste à voir comment tout ceci se conclura dans la deuxième et déjà dernier tome, l'oeuvre semblant fort courte pour le coup.

Notons la présence, en fin de tome, d'une histoire courte de 24 pages de Kiyoko Arai, n'ayant aucun lien avec Yumi, mais offrant une petite histoire romantique sympathique.

Côté édition, Black Box nous offre une copie très honnête, portée par une traduction agréable d'Alexandre Goy, un lettrage propre de Mathilda Rousseau, et une bonne qualité de papier et d'impression.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14.5 20
Note de la rédaction






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