Your lie in april Vol.3

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 10 August 2015

Chronique 1 :

Pour honorer sa promesse envers Kaori, Kôsei s’inscrit à un concert de piano… ce qui l’oblige à travailler dur pour être au point ! La musique reprend alors sa place dans la vie du jeune homme qui s’ouvre de nouveau à son instrument, grâce à Kaori. Mais il n’est pas seul puisque la saison touche à sa fin au collège, aussi Watari et Tsubaki se plongent eux même dans leurs propres compétitions sportives.

Après le frénétique duo aux airs d’affrontement de musiciens entre Kôsei et Kaori, il est temps pour tous de souffler un peu… ou presque. C’est pourquoi ce tome se concentre, dans sa première grande partie, aux objectifs à court de terme de chacun, et il n’est plus forcément question pour Kôsei d’être l’unique vedette. Le héros prépare son futur concours de piano, ce qui place Kaori dans un rôle pus secondaire et brille finalement et avant tout par les yeux du protagoniste, mais cela permet d’appuyer l’évolution du jeune pianiste au contact de la jeune fille, une manière de présenter les premiers nouveaux horizons du jeune homme qui ne devait qu’évoluer et s’épanouir. Mais il n’est pas seul puisque Tsubaki et Watari sont aussi mis en avant dans leurs pratiques respectives, notamment la demoiselle et amie d’enfance de Kôsei dont les tourments ne manquent pas d’être marqués et clarifient la situation de triangle amoureux. L’intrigue ne se focalise donc pas que sur Kôsei et Kaori, mais bien sur différents camarades, leurs rêves et leurs sentiments les uns envers les autres.

Le tome fait le juste dosage entre aspects tranche de vie et l’optique purement musicale de l’œuvre de Naoshi Arakawa, c’est pourquoi le concours auquel participe Kôsei s’ouvre dès la fin de ce volume, permettant d’entre dans le vif du sujet de l’arc scénaristique et pour l’instant présenter deux nouvelles figures très importantes dans la série, dans leurs rapports à Kôsei notamment. Le développement de l’un d’entre eux a d’ailleurs déjà lieu et en opérant un parallèle entre la finalité de chacun et le jeu musical, l’auteure continue de présenter une mise en scène efficace de la musique et des concerts, de quoi entretenir l’adrénaline tout en faisant évoluer les personnages du récit.

Troisième tome plus calme, donc, avant de repartir sur les grands duels musicaux qui démontre une volonté de ne jamais laisser les personnages en tant qu’artistes sur la touche. La suite s’annonce d’ores et déjà passionnante, on trépigne alors d’impatience de découvrir un peu plus l’un des deux nouveaux venus dans la série, mais aussi l’évolution du jeu de Kôsei, et de voir comment le héros pourra s’affirmer en tant que pianiste…


Chronique 2 :

Sa participation au concours Towa a réveillé quelque chose en Kôsei. Aux côtés de sa partenaire Kaori avec qui il a trouvé une étrange et instinctive harmonie, il a découvert une autre façon de jouer, et pourrait désormais s'ouvrir à nouveau à la musique, se sortir de l'ombre de sa mère... si tant est qu'il en ait le courage. Mais il n'est pas seul : Kaori est toujours là, le pousse à débarrasser son vieux piano de la paperasse qui l'encombre, et l'oblige à s'inscrire au concours de piano Maiho.
Ainsi le retour de Kôsei se poursuit-il, avec en vue le fameux concours, où cette fois-ci il sera seul, sans Kaori à ses côtés pour l'embarquer dans son rythme. Et il lui faut préparer ce concours, car après deux années sans jouer il a forcément perdu. Un entrainement rigoureux débute pour maîtriser Bach et Chopin, mais la tâche ne s'annonce pas facile, car en plus de faire face à certains traumatismes qui sont toujours là et qu'il dévoile peu à peu à Kaori (comme celui lié à la figure du chat noir), le jeune garçon doit également tenter de comprendre des choses essentielles s'il veut pouvoir rejouer du piano, et surtout s'il veut pouvoir jouer SA propre musique. Comment, pourquoi et pour qui jouer du piano ? Les questions sont habilement soulevées par Kaori, et certaines réponses arrivent doucement en mettant joliment en valeur la puissance que peut avoir la musique. Le pouvoir de traduire les émotions et de dépasser les mots peut être l'un de ses pouvoirs, la verve de Kaori dans le tome précédent l'avait bien montré.
Tout en poursuivant avec finesse l'évolution psychologique de Kôsei, Naoshi Arakawa met ainsi très joliment en valeur les vertus de la musique, tout comme il continue de faire de Kaori une héroïne résolument attachante et captivante. Tout naturellement, elle devient essentielle dans l'évolution de Kôsei, est amenée à occuper une place de plus en plus importante à ses côtés... au grand dam de Tsubaki ?

Pendant que l'entrainement de Kôsei se poursuit, en attendant l'arrivée du concours en toute fin de tome, l'auteur en profite pour peaufiner les deux personnages qui ont toujours été aux côtés de Kôsei, notamment à travers leurs compétitions sportives respectives. Le focus sur le footballeur Ryota reste succinct, et dans son caractère de beau gosse qui plaît à toutes les filles et qui recherche le succès il n'offre rien de très riche pour l'instant, mais il anime à plus d'une reprise les planches et peut montrer qu'il est un précieux ami. C'est donc surtout Tsubaki qui est à l'honneur. La voisine et amie d'enfance de Kôsei, qui a toujours été là pour lui, a désormais l'impression de le voir s'éloigner peu à peu d'elle au profit de Kaori. Elle ressent les choses comme si elle perdait le rôle qu'elle a toujours tenu auprès de Kôsei, ce qui ne fait qu'accentuer la prise de conscience de ses sentiments... et la pousse à faire certains choix, que ce soit dans le baseball où vis-à-vis de son prétendant Saito. On cerne ici avec finesse et attachement une jeune fille qui, elle aussi, gagne beaucoup en intérêt.

Concrètement, ce tome est donc assez calme, mais n'en est pas moins maitrisé d'un bout à l'autre, en proposant des évolutions et des focus essentiels pour chacun des personnages, et en préparant avec justesse et sans rallonges le concours Maiho. Celui-ci débute dans une fin de tome déjà très intéressante et faisant monter l'adrénaline via l'entrée en scène de deux nouveaux personnages, Takeshi Aiza et Emi Igawa, rivaux qui auront sans aucun doute leur importance... et qui traduisent déjà au moins une chose : le retour de Kôsei à la musique était largement attendu, et devrait nous offrir une suite tout aussi puissante.

  

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

15 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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