Critique du volume manga
Publiée le Vendredi, 26 Décembre 2025
Une nouvelle enquête s’impose à Watanuki. Une amie de Himawari fait face à des phénomènes étranges dans son lycée. Quand des élèves s’adonnent au « Jeu de l’ange », des manifestations surnaturelles se produisent. C’est tout naturellement que Yûko envoie son homme à tout faire s’occuper de ce cas, mais il ne sera pas seul puisque Dômeki sera aussi de la partie ! Ces deux adolescents inexpérimentés et incapables de s’entendre vont devoir résoudre un cas occulte bien particulier…
Deux affaires distinctes viennent composer ce troisième opus qui, s’il ne développe pas tellement le fil rouge du récit, sait complètement nous tenir en haleine grâce aux scénarios proposés.
Dans le premier, les CLAMP réinventent l’histoire de légende urbaine lycéenne à base de jeu d’invocation, le tout pour offrir un véritable combat occulte prenant et joliment mis en scène, avec une imagerie ténébreuse aussi délicieuse qu’à l’accoutumée. Dans un second temps, le récit est plus posé et presque terre à terre puisqu’il se penche sur le quotidien d’une jeune institutrice qui a fait l’acquisition d’une relique que Yûko lui a fortement déconseillée. Après les pérégrinations lycéennes très shônen, l’opus verse davantage dans une horreur d’atmosphère qui monte progressivement, jusqu’à un final inéluctable qui tranche nettement avec l’humour et la bonne humeur qui teinte le manga sur une grande part.
Les autrices nous livrent ici deux histoires complémentaires dans leurs propositions et dans leurs tons, deux manières d’aborder l’occulte dans le cadre de cette série qui se fait l’un des centres du multivers CLAMP, avec un nouvel écho fait à Tsubasa Chronicle en début d’ouvrage. Cette connexion permanente avec le reste des œuvres (Card Captor Sakura en tête) reste délicieuse pour tout fan de l’œuvre des mangakas. Et outre cet aspect délectable, on apprécie les différentes représentations de l’humain face à l’occulte et au mystique, des portraits certes moins mélancoliques que dans un manga tel que Tokyo Babylon (que nous pouvons re-découvrir en même temps que cette nouvelle parution de XXX Holic), mais très réussis dans les histoires et tons qu’ils amènent. Puis, répétons-le, le style des années 2000 des mangakas fait des merveilles. Le récit pourrait rester dans une simple tranche de vie sans enjeux que cette patte fine et lécher suffirait à nous contenter.
19/11/2025
14/01/2026