We Never Learn Vol.2 - Actualité manga

We Never Learn Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 03 December 2019

Chronique 2

Nariyuki endosse son rôle de professeur particulier avec la plus grande détermination, mais un nouveau challenge s'impose à lui. Les partiels approchent, et le jeune homme doit permettre à Rizu et Fumino d'obtenir la moyenne dans les matières dans lesquelles elles souhaitent se spécialiser, autrement dit là où elle sont le moins au point. La tâche s'annonce rude, mais Nariyuki est prêt à tout pour permettre aux deux lycéennes de réaliser à leurs rêves...

Après un premier tome qui constituaient une entrée en matière plaisante, fraîche et pourvue de bonnes intentions, ce second volume vient confirmer ce petit potentiel, avec une salve de chapitres exploitant toujours habilement le récit et ses personnages. Taishi Tsutsui propose toujours différentes petites histoires s'étalant sur deux chapitres maximum, traitant de manières différentes la mission de Nariyuki, aussi il ne faut pas espérer d'arc spécialement ambitieux pour le moment, puisque le titre n'en n'est qu'à sa phase d'installation.

Pourtant, aussi classique soit le schéma de We Never Learn, l'auteur nous propose globalement une lecture prenante et divertissante, ce grâce aux ingrédients de la série qui se confirment dans ce second volume. Taishi Tsutsui a une bonne maîtrise du rythme de ses histoires, sait doser ses différents quiproquos, et traite toujours aussi bien ses quatre personnages principaux qui se révèlent toujours plus attachants. Aussi, c'est l'optimisme du titre qui reste efficace : celui-ci a beau n'être qu'une classique comédie romantique shônen qui ne révolutionne pas son genre, le ton très frais de l’œuvre demeure efficace de bout en bout.

Au-delà de ce potentiel qui se confirme, les relations entre personnages vont aussi doucement de l'avant. Comme on pouvait s'y attendre, certains liens virent peu à peu vers de l'amour, si bien que nous ne sommes déjà plus très loin du récit harem, mais un harem gentillet. On retient par exemple le cheminement de Rizu qui reste propre au personnage, et par conséquent assez prenant, ou encore les touchantes tentatives de la survoltée Uruka pour atteindre Nariyuki. Encore une fois, ça reste très classique, mais demeure efficace à travers ces personnages qui cherchent à progresser continuellement.

Le plus intéressant de ce volume vient alors sur sa fin, avec un développement surprenant de Mafuyu Kirisu, la CPE du lycée qui vient confirmer une des thématiques pour l'instant chère à l'oeuvre, avec cette petite critique persistante sur le modèle d'éducation japonais. Un discours sans prétention, mais surtout un personnage particulièrement intéressant dans ses dilemmes, qu'on espère donc voir davantage décortiqué par la suite.

We Never Learn confirme ainsi son bon petit potentiel avec ce second tome. Frais et enjoué, positif et rythmé, le récit se veut sans prétention et simplement efficace dans sa tonalité, sa formule et ses personnages. Ca fonctionne efficacement pour le moment, et on espère que la série parviendra à éviter le sentiment de lassitude sur le long terme.


Chronique 1

Malgré un début de réussite dans son tutorat, Nariyuki est au pied du mur, il doit absolument faire réussir les premiers partiels à ses élèves pour rester leur tuteur. Pour Fumino et Rizu, la peur de perdre Nariyuki et d’être de nouveau abandonnées se fait ressentir.

Les « génies » du lycée Ichinose vont donc devoir redoubler d’efforts ; se surpasser dans la matière visée tout en évitant de penser à leur ancienne tutrice dont les reproches peuvent détruire un rêve en démoralisant la personne. Heureusement pour elles, Nariyuki reste compatissant à leurs égards, il reste ouvert et pédagogue en donnant quelques astuces pour gagner du temps dans l’étude d’un texte ou la résolution d’une équation. Pourtant, elles sont loin de penser que leurs concentrations en pâtiraient à force de côtoyer une personne si attentionnée pour les études.

C’est dans ce volume que les premières onces de romance se font remarquer. Nous connaissons déjà les sentiments qu’éprouve Uruka, mais elle ne restera pas seule pour autant. Des sentiments émergent chez nos « génies », encore faibles certes mais il y aura désormais une double lecture en filigrane des différentes chapitres. Chacun dispose donc ce son petit arc ici, Nariyuki devra passer du temps ou résoudre un souci personnel chez chacune de ses protégées et bien évidemment les situations cocasses ne manquent pas à l’appel. En cela nous tombons dans une comédie assez classique comme le présageait le premier volume, cependant, bien que soit présent les gimmicks du genre, que ce soit par les situations ou les traits du dessin de Taishi Tsutsui, la lecture reste amusante et sympathique. On ne peut que se hâter à lire le prochain chapitre pour découvrir un peu plus les sentiments naissant d’un personnage ou la résolution d’une complication liée à une intervention de Nariyuki.

Mais ce volume apporte aussi son lot de nouveautés, en particulier deux nouveaux personnages secondaires mais qui, espérons, seront utiles à l’intrigue, ce qui est déjà le cas en fin de volume. D’une part Sawako Sekijô, la rivale de Rizu sur le plan strictement mathématique mais qui, sous ses airs pompeux, cherche à devenir amie avec sa rivale. Elle trouvera d’un mauvais œil la relation spéciale qu’elle entretient avec Nariyuki mais finira par découvrir une vérité bien plus subtile. D’un caractère beaucoup plus direct, elle est la parfaite Némésis de Rizu, ce qui annonce de nouvelles sous-intrigues dans les prochains volumes. Mais c’est principalement l’arrivée de l’ancienne tutrice des « génies », Madame Kirisu qui est dépeinte comme froide et méritocratique. Nariyuki devra être à la hauteur de ses attentes pédagogiques s’il veut continuer à aider Fumino et Rizu dans leurs études. Ce nouveau personnage, encore traité qu’en apparence peut être décisif dans la suite du récit, notamment pour Nariyuki, déjà surchargé par son tutorat.

Après avoir posé les bases de son récit et de ses protagonistes dans le volume précédent. Celui-ci confirme la ligne éditoriale à en faire une comédie/tranche-de-vie classique mais d’une lecture sans excès, d’un bon équilibre entre la romance et la comédie. Mais l’arrivée de nouveaux personnages et de la romance peut être synonyme d’originalité, ou en tout cas d’une bonne lecture.
  

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Takato

15 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
SerGalaad

12 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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