Ushijima - L'usurier de l'ombre Vol.43 - Actualité manga

Ushijima - L'usurier de l'ombre Vol.43

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 20 September 2019

Autour d'Ushijima, la tension ne fait que monter depuis la mort de Kumakura, l'aniki de Namerikawa au sein du gang Inose-gumi. Namerikawa a décidé d'exercer des représailles sur l'usurier, en lui réclamant 300 millions à titre d'offrande pour la famille de Kumakura, et il a chargé Kôji Shishiya de capturer notre (anti)héros. Ushijima a pu échapper in extremis à Shishiya, mais Ezaki n'a pas eu cette chance... S'il veut revoir son compagnon de toujours vivant, il n'a pas le choix...

Le suspense autour de l'état d'Ezaki et du chantage orchestré sur Ushijima par Shishiya sur ordre de Namerikawa ne dure pas trop longtemps en début de tome, mais il n'est pas sans conséquences: pour pouvoir sauver Ezaki, l'usurier n'a pas d'autre choix que de se plier aux exigences de ses ennemis, qui sont alors bien décidés à profiter de lui. C'est alors une réelle chute qui commence pour le personnage principal de la série, réduit à suivre les ordres de Shishiya et de Namerikawa, y compris les plus superflus comme aller chercher une coque de portable rare. Rabaissé, humilié, notre usurier semble ici en position d'infériorité, terne, soumis, et on se demande ce qui peut bien bouillir au fond de lui face à cette situation dont Namerikawa et Shishiya sont bien décidés à tirer de nombreux avantages pour leur propre business.

Si bien qu'une majeure partie du volume se consacre presque plus aux affaires de ces deux-là qu'au cas d'Ushijima lui-même. Cela permet à Shohei Manabe de montrer à nouveau à quel point Namerikawa a les dents longues, de croquer la rivalité entre celui-ci et Hyôdô auprès du boss du gang, et de jouer sur différents éléments sociétaux toujours aussi sombres ou peu moraux, comme la prostitution contrainte de la jeune Fumika pour aider sa mère à payer ses dettes, ou les manigances autour des finances et des actions de l'entreprise cotée en bourse de Yoshizawa. L'auteur continue ainsi de croquer avec une certaine réussite ce qui ne va pas dans ce monde... même si, par moments, on a à nouveau l'impression que le mangaka étire inutilement certains éléments, qu'il répète des choses et des sujets déjà vus dans la série, et qu'il glisse certains éléments de façon un peu trop lisse pour convaincre à 100%.

Une nouvelle fois, l'oeuvre souffre donc un peu de sa longueur et de certains aspects répétitifs, mais le fond, lui, reste passionnant, et l'immersion reste totale grâce à l'habituel travail visuel urbain de l'auteur.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14 20
Note de la rédaction






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