UQ holder Vol.24

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 21 June 2021

Après une bataille durant laquelle Kurômaru a vu son pouvoir s'élever, l'affaire de l'école Shinmei est résolue. Grâce à leurs informations, ces derniers ont pu localiser Yolda Baoth, dont le plan pour « changer le monde » entre dans sa phase finale. Il n'y a donc plus de temps à perdre pour les membres de UQ Holder qui doivent se perfectionner avant de quitter la Terre pour affronter leur ennemie jurée...

Si UQ Holder reste globalement une série agréable à suivre et qu'on comprend la manière dont Ken Akamatsu fait évoluer ses personnages, l'intrigue globale restait dispersée, si bien qu'on ne voyait pas vraiment l'avancée dans les opus précédents. Le bon tome précédent a pourtant une utilité autre que le développement de Kurômaru, puisqu'il fait lien avec la bataille décisive contre Yolda Baoth à venir. Une petite simplicité d'écriture, c'est indéniable, mais qui reconnecte notre intérêt pour la suite de l'œuvre, d'autant plus que l'auteur pique largement notre curiosité en préface, en évoquant de « graves événements » prévus depuis le premier tome.

Dès lors, force est de constater que tout prend la forme d'une amorce d'un arc final. Les deux premiers chapitres, certes calmes, sonnent comme une accalmie avant la tempête. Via ces chapitres, le mangaka remet en avant la dimension harem du récit avec quelques touches de frivolités, pour ne pas dire qu'il flirte une nouvelle fois avec les sous-entendus sexuels. Un travail qu'il laisse à l'interprétation du lecteur, et fort heureusement puisque les personnages ont l'apparence de mineurs. Mais à côté, il résulte aussi quelques interactions plus fraîches et amusantes, voire même douces et intimes, comme c'est le cas avec Mizore et Shinobu. Pourtant, il ne faut à l'auteur qu'une phrase pour nous secouer, comme s'il s'était amusé avec cette dimension légère de l'œuvre afin de nous faire regretter qu'elle ne dure pas éternellement...

Car les deux derniers chapitres amorcent la phase plus sérieuse de ce nouvel arc décisif, et il nous chamboule aisément en jonglant entre deux temporalité : D'une part l'époque actuelle durant laquelle les membres de la guilde des immortels part affronter Yolda, et de l'autre un avenir dans lequel l'humanité évolue de manière amère, et où Tôta est amnésique. Que s'est-il passé ? La réponse est donnée. Elle n'a rien de très surprenant en réalité, mais son issue a largement de quoi nous faire nous questionner quant aux possibilités d'apporter une fin à l'œuvre, et sur la survie potentielle de certains personnages. Tout est mélancolique ou pessimiste dans ce nouveau segment de l'intrigue, aussi l'auteur réussit parfaitement à nous déstabiliser. On pouvait craindre un acte final très linéaire pour la série, et ce n'est heureusement pas le cas. Alors, quand bien même le héros a un sursaut sur la fin de ce 24e opus, tout peut arriver dans la suite. Reste qu'Akamatsu va devoir se montrer astucieux pour développer l'histoire à partir de là, ne pas tomber dans la facilité et dans le deus-ex machina simpliste étant le plus gros piège.

A noter que ce volume paraît chez nous alors que la fin de la série est officiellement annoncé au Japon. Il reste effectivement moins d'une dizaine de chapitres dans la prépublications japonaise, ce qui devrait logiquement nous mener à un 28-29 volumes au total. Autant dire que les opus suivants se feront attendre, et devraient être bien rythmés !
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

15 20
Note de la rédaction






MN Actus
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