UQ holder Vol.1 - Actualité manga

UQ holder Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 08 October 2014

Après Love Hina ou Negima, Ken Akamatsu revient avec sa nouvelle série, une nouvelle fois ancrée dans un univers fantasy. Vous regrettiez la fin des aventures du magicien en herbe dans la série précédente du mangaka ? Quelle aubaine, UQ Holder se déroule dans le même univers !


Dans un monde futuriste où la magie a été dévoilée au grand jour et où les activités humaines sont majoritairement concentrées dans la capitale, le jeune Tôta Kanoe rêve, avec ses amis, de s’élever et devenir quelqu’un. Pour cela, il doit rejoindre la capitale, privilège qui lui sera accordé uniquement s’il parvient à vaincre Yukihime, celle qui l’a élevé depuis la mort de ses parents. Lorsqu’un chasseur de prime s’en prend à la tutrice de Tôta, celui-ci est amené à devenir un immortel et caresser un tout nouveau destin…


Nous voici partis dans une nouvelle aventure dans un monde de science-fiction où la magie est reine. Sur ces bases, ce premier tome de UQ Holder nous promet un périple intense et marque avant tout un univers qui ne demande qu’à être développé. Ce qui nous intrigue avant tout, c’est le lien avec Negima, précédente série du mangaka, puisque ce nouveau manga se déroule ni plus ni moins des décennies (des centenaires ?) après la fin des aventures de l’apprenti mage. Il est alors évident que UQ Holder s’annonce comme un hit pour ceux qui ont aimé l’œuvre précédente tant on a déjà l’eau à la bouche rien qu’à l’idée de relier cette nouvelle histoire à la précédente, même s’il faudra être patient. Et pour ceux qui ne connaîtraient rien à Negima, aucun souci puisque les références sont minimes et concernent surtout un personnage qui est évidemment plus attachant lorsque l’on a pris connaissance de son évolution. Mais le nouveau périple de Ken Akamatsu est un tremplin idéal vers le précédent shônen de l’auteur, les deux récits pouvant se lire indépendamment.


Il est donc évident que les lecteurs de Negima seront bien plus intrigués par cette nouvelle intrigue, ce qui est notamment le cas pour votre serviteur. Néanmoins, on peut dans tous les cas regretter un manque de prise de risque pour ce premier volet qui fait office d’introduction somme toute très basique. Le premier chapitre respecte un schéma mainte fois revu, et les suivants suivent des mécaniques qui ne nous prennent pas à contrepied. C’est d’autant plus dommage, car Ken Akamatsu est un auteur à l’imagination débordante et nous l’a prouvé à de maintes reprises dans Negima, et son univers permet une infinité de possibilités. On aurait toutefois tort de sous-estimer la série qui sera peut-être amenée à surprendre à chaque instant, comme sa grande sœur l’a fait en son temps.


La bonne trouvaille d’UQ Holder, c’est le concept des immortels permettant à Akamatsu de visiter un large bestiaire et de se l’approprier. Cela renforce l’univers de magie dépeint depuis le premier tome de Negima et le renouvelle avec brio. A cela s’ajoute la vision futuriste du mangaka, très intéressante puisqu’il mélange volontiers les genres. En découle ainsi un monde empli de magie, mais où les Hommes ont dompté la technologie… et même l’espace ! On a ainsi hâte de voir de quelle manière l’auteur décortiquera un tel univers.


Qui dit nouvelle série dit nouveaux personnages et si l’une des figures phares de Negima –dont nous tairons le nom en ces lignes- est de retour, il est accompagné par de tout nouveaux héros. Le protagoniste est Tôta Konoe, très basique dans son genre, mais attachant, dont le nom laisse émettre des hypothèses quant à son origine. A ses côtés se tient Kurômaru Tokisaka, une figure ambiguë et sympathique qui est sans doute vouée à faire office de meilleur ami pour Tôta. En somme, l’aventure nous offre pour l’instant des combattants très classiques, mais appréciables, donnant envie de suivre l’épopée à leurs côtés.


L’un des grands plaisirs de UQ Holder, c’est le coup de crayon fin, précis et détaillé de Ken Akamatsu. Le mangaka, comme à son habitude, ne laisse pas de place aux vides et propose des pages construites mettant en scène l’action de manière nerveuse et efficace. Impossible de reprocher au maître ses prouesses gratuites, et ce premier tome ne déroge pas à la règle.


L’édition de Pika est à la hauteur de nos espérances. Le volume est correctement imprimé et sa traduction est fluide et sans bavure. Quand il s’agit de bichonner ses titres prometteurs, l’éditeur ne fait jamais de fausse note. On notera d’ailleurs la beauté des couvertures, ceci grâce au talent du mangaka qui construit son illustration sur la jaquette entière, rabats compris.


Ce premier tome de UQ Holder offre une introduction prometteuse, ceci grâce à un univers vaste qui passionne d’ores et déjà pour peu que l’on connaisse l’univers de Negima. Qu’à cela ne tienne, il n’est pas nécessaire d’avoir lu ladite série pour se plonge comme il se doit dans ce nouveau titre. Malgré des facilités scénaristiques pour cette mise en bouche, on fait confiance à Ken Akamatsu pour nous surprendre sur les volumes à venir. Et quelle chance, le second volet sort en même temps que le premier, de quoi prolonger l’aventure !


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

15 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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