Twittering birds never fly Vol.6 - Actualité manga

Twittering birds never fly Vol.6

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 27 March 2020

Dans le cabinet du Dr Kageyama, Yashiro a fini par céder aux avances de Dômeki et par coucher avec lui, et cela lui a fait prendre conscience d'une chose: lui qui ne s'était jamais attaché à quelqu'un, se surprend à avoir pour son homme de main des sentiments plus profonds qu'il ne le pensait, plus profonds qu'il ne le voudrait. Dômeki, lui, est presque aux anges: ses sentiments, purs, semblent avoir enfin touché celui pour qui il serait prêt à tout, et Yashiro lui a même glissé des mots qu'il n'osait pas espérer. Pourtant, Yashiro reste le genre d'homme qui fuit les possibilités de bonheur, si bien qu'à l'heure de régler définitivement ses comptes dans les guerre de clans déclarée, c'est sans Dômeki, et seul, qu'il part...

Bien préparée, la guerre désormais ouverte et impliquant plusieurs clans prend donc de plus grandes proportions ici, au point d'occuper l'ensemble du volume, jusqu'à s'y offrir une conclusion. Et dans ce conflit concernant nombre de groupes yakuzas, Kou Yoneda parvient à rester très claire, quand bien même on a parfois légèrement du mal à remettre un nom et un rôle sur certains visages à cause du rythme de parution lent. Depuis que Ryûzaki a été arrêté, la situation prend encore une autre tournure, en faisant planer un danger toujours plus grand au-dessus de Yashiro, Hirata ayant décidé de passer à la vitesse supérieure pour lui régler son compte. Cela aboutit sur quelques plans mortels visant également d'autres groupes comme les Gôda, Hirata cherchant à lever le plus de monde possible contre notre héros, et dans cette bataille la mangaka, tout en jouant honnêtement sur la place et les choix de certains clans, entretient surtout une atmosphère mafieuse sombre et immersive à travers les ambitions de certains.

Yashiro est-il fini ? Hirata s'en sortira-t-il encore ? A qui Misumi fera-t-il confiance, et quel sort l'attend ? Tandis que le danger plane sur plusieurs têtes, l'autrice entretient bien ces interrogations purement liées à l'aspect mafieux de l'oeuvre... mais en toile de fond, elle n'oublie surtout jamais de profiter de tout ceci pour continuer de travailler certains de ses personnages. On pense bien sûr à Hirata dont certaines facettes passées ainsi que le but réel se dévoilent mieux, mais surtout à la relation entre Yashiro et Domeki. Yashiro a beau vouloir faire bande à part, fuit le bonheur comme si ce n'était pas pour lui, avoir un comportement autodestructeur, voire presque réclamer la mort à un moment tant la vie ne semble lui être que souffrance, Dômeki revient toujours pour lui, dans son mélange d'abnégation et de sentiments confinant à un amour très pur. Quand bien même Yashiro le blesse pour l'écarter, il est toujours là. Quant à Yashiro lui-même, Yoneda entretient efficacement autour de lui l'ambiguïté concernant les raisons qui le poussent à vouloir éloigner Dômeki, raisons où par moments il semble presque plus vouloir le protéger que le fuir, me^me si on se demande s'il en a pleinement conscience.

Visuellement, l'oeuvre est toujours aussi léchées. Quant à la fin du tome, elle marque une réelle fin de partie, avec un nouveau revirement, et a priori un nouveau départ. On se demande bien ce que Yoneda nous réservera, et ce qui attend désormais Yashiro et Dômeki. En attendant de le découvrir, Twittering birds never fly s'offre ici, une nouvelle fois, un excellent volume.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16.5 20
Note de la rédaction






MN Actus
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