Trisagion Vol.3 - Actualité manga

Trisagion Vol.3

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 17 October 2017

L'affaire Sweeney Todd bouclée, Levy poursuit son nouveau rôle au sein de Trisagion, toujours accompagné de son amie Juna, et ayant même pu se faire un nouvel allié en la personne d'Aleister Crowley. Mais une nouvelle affaire de grande envergure ne tarde pas à lui tomber dessus quand Edison, son maître, est déclaré disparu ! Le problème semble avoir un lien avec la pire menace du monde, Lucifer en personne. Et en étant chargé d'enquête avec certains camarades de l'organisation, Levy ne tarde pas à tomber sur la piste d'un pianiste, un certain Dorian Grey...


Après la légende urbaine Sweeney Todd, cette fois-ci c'est essentiellement un héros de roman que le scénariste Shiki Mzuchi exploite : Dorian Gray, le célèbre personnage créé par Oscar Wilde. Dans sa réappropriation du personnage et de son histoire, le scénariste offre de bonnes idées... qui ne sont jamais réellement exploitées, car après un deuxième tome qui avait au moins pour mérite de ne pas s'égarer et de bien se concentrer sur Sweeney Todd, ici Mizuchi retombe complètement dans ses travers du premier volume en partant dans tous les sens. Il s'égare en faisant apparaître d'autres personnages de romans qui ne servent à rien : que viennent faire là Arsène Lupin ou James Moriarty ? Alliés ou ennemis, ces personnages ne sont utilisés qu'en surface, on un rôle dispensable, et n'exploitent quasiment pas les spécificités des figures d'origines. Et pendant ce temps-là, le récit n'a pas l'occasion de vraiment approfondir le cas Dorian Gray. De manière générale, le gros problème de cette série fut vraiment d'accumuler à vitesse grand V des personnages qui ne servent à rien ou qui n'ont jamais été développés. Walsingham, Nightingale, Churchill, ou même Crowley, sont autant d'individus dont le rôle se réduit à trois fois rien, et pour lesquels le scénariste n'offre quasiment aucun rapport avec les originaux. Dans ce cas, pourquoi s'emparer de figures historiques ou littéraires connues, si c'est pour ne rien faire de leurs particularités ? leur coller un autre nom lambda reviendrait au même.


Dans ce bazar général qu'est l'univers de Trisagion, on ne peut même pas dire que le dessin de Bancha Shibano sauve les meubles. Il y a pourtant eu des améliorations depuis le tome 1, et certains designs offrent de bonnes idées, mais les scènes plus mouvementées sont systématiquement confuses et peu intenses, dans l'ensemble c'est pauvre, et parfois ça pique vraiment les yeux (par exemple, qu'est-ce que c'est que ces mains page 106 ?).


"Alors ça... je n'ai rien compris" - Juna, page 147.


On n'aurait pas dit mieux, mam'zelle. Plus on avance dans cette intrigue foutraque, moins on comprend ce que le scénariste veut en faire. Et le tout ne peut alors aboutir que sur une non-fin totale, qui boucle vaguement une partie, mais qui ne conclut rien. Comme on pouvait s'y attendre, et le scénariste le confirme lui-même dans sa postface, Trisagion est une série qui a été écourtée faute de succès... et de qualités. Le pitch de base était quand même séduisant, le récit a parfois montré des choses assez prometteuses (surtout dans le tome 2), mais l'exploitation de tout ça et la finalité sont proches de la catastrophe. Dommage !


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

6.5 20
Note de la rédaction






MN Actus
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