Tombée du Ciel Vol.1 - Actualité manga

Tombée du Ciel Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 06 August 2020

Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'éditeur Meian cherche à étoffer son catalogue avec des séries particulièrement variées, aussi bien de l'ordre de la fantasy que de l'action et de l'humour. Ainsi, l'un des derniers récits en date à avoir intégré les rangs de l'éditeur est une série qui commence à avoir quelques années : Tombée du ciel.

Derrière ce titre se cache le manga Sora no Otoshimono de Sû Minazuki, mangaka dont un titre en cours parlera à certains grâce à son adaptation animée : Plunderer. Lancé en 2017 dans le magazine Shônen Ace du groupe Kadokawa, celui-ci a tira sa révérence au Japon en 2014, avec son 20e volume. Entre temps, et forte de son succès, l’œuvre a eu droit à un fanbook en 2010 mais aussi une adaptation animée par le défunt studio AIC A.S.T.A à partir de 2009, celle-ci comptant plusieurs séries, films et OVA.

Tomoki Sakurai est un lycéen qui vit une existence paisible, dans une bourgade rurale loin des grandes villes. Ces tranquillité, c'est l'extase suprême pour le garçon. Son quotidien est parsemé d'une vie scolaire aux côtés de Sohara, son amie d'enfance, et d'Eishirô, un jeune homme de science qui n'en rate pas une pour prouver qu'existe un « nouveau monde ». Ces derniers temps, Tomoki fait le même rêve en boucle : Celui d'un ange tombé du ciel. Celui-ci devient réalité un soir où l'un de ces anges chute du firmament. La fille des cieux répond au nom d'Ikaros, et celle-ci considère Tomoki comme son maître. Elle est prête à exaucer le moindre de ses souhaits grâce à la technologie qu'elle amène, mais le garçon va vite apprendre que ça ne sera parfois pas sans conséquences...

Avec ce premier tome de Tombée du ciel, Sû Minazuki nous offre un début de comédie fantastique d'abord efficace par son ambiance. Le cadre aide énormément dans la séduction immédiate du lectorat : Exit la grande ville, place à une petite contrée de campagne qui permettra éventuellement un climat plus intimiste. Alors, avant que les hostilités démarrent, c'est autour de trois compères du même lycée que l'histoire débute. Puis, l'arrivée sur Terre d'Ikaros changera le climat global. Déjà légère et particulièrement fun, la série redoutable d'inventivité dans sa formule humoristique, ce parce que l'auteur utilise particulièrement bien les quelques gadgets technologiques de l'ange pour créer des situations barrées à souhait. Certains gags vont sourire, mais d'autres ont de quoi faire rire aux éclats, sans compter que la variation du style de l'artiste aide la légèreté de l’œuvre.

Pourtant, limiter ce volume de départ à une simple comédie serait assez erroné. D'abord, l'arrivée d'Ikaros amène forcément moult questionnements du lecteurs, certains d'entre-eux étant volontairement soulevés par quelques tirades du récit et fixés en tant qu'enjeux scénaristique de l'ensemble. Dès loin, cette première fournée de chapitres titille notre curiosité, et plante des attentes autres que celle de la demande du rire. A ce propos, on ne s'amuse pas forcément tout le temps, au moins dans ce premier tome. Une séquence toute particulière contrebalance même nos émotions et amène une idée plus que bienvenue : Si les possibilités apportées par l'ange peuvent mener à de belles trouvailles humoristiques, une mauvaise utilisation de ces dons par le héros pourra amener un pur désastre, auquel on est tenté de croire à un moment donné.

Et en parallèle, Sû Minazuki offre un beau début de galerie de personnages. Le casting a beau être limité pour le moment, le trio formé par Tomoki, Sohara et Eishirô demeure efficace. Quelques archétypes subsistent entre le héros glandeur et son amie d'enfance qui a le béguin pour lui, mais cela n'empêche jamais l'auteur d'explorer la petite bande efficacement, grâce à des interactions vivantes et une sincérité de sentiments qui conforte tout l'esprit tranquille et intime du début d’œuvre. Évidemment, on s'attend à de grands développements du côté d'Ikaros qui, bien que très discrète, prend une place de plus en plus forte dans le récit, au fil des chapitres.

Visuellement, peut-être qu'une barrière générationnelle se bâtira pour certains. Le manga ayant débuté en 2007, Sû Minazuki proposait à ce moment un trait manuel teinté par une aura des années 90. Moult mimiques graphiques ne s'apparentent pas à ce qu'on peut considérer comme « aux goûts du jour », que ce soit la représentation du côté angélique d'Ikaros, de grandes mirettes de personnages parfois peu détaillées, et tout simplement des styles de personnages qu'on retrouve un peu moins de nos jours. Qu'à cela ne tienne, la formule à son charme, et on apprécie que Meian soit prêt à proposer des titres qui ne figurent pas parmi les plus actuels, tant par rapport à la période de parution que dans le style graphique d'auteurs marqués par leurs époques.

Tranche de aussi happante que drôle, soutenue par des éléments surnaturels très bien dosés, Tombée du ciel est aussi une série qui promet déjà une belle galerie de personnages, et un scénario qui semble savoir garder des mystères sous le coude. Une très jolie comédie fantastique qui démarre de belle manière, sans trop forcer sur ses éléments de fan-service, par ailleurs. Clairement un titre à surveiller !

Côté édition, Meian livre une bien bonne copie : Le papier épais est efficace, la présence des pages couleur reste agréable, et on apprécie le papier mât de la couverture et son léger vernis sélectif sur le titre, une technique toujours idéale pour fournir à une jaquette une certaine noblesse. La traduction est signée Marina Sanchez, celle-ci livrant un texte particulièrement vivant et collant à l'atmosphère du récit.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

15 20
Note de la rédaction






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