Therapy Game Vol.1 - Actualité manga

Therapy Game Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 28 May 2020

Découverte il y a quasiment un an, en juin 2019, avec sa toute première oeuvre Secret XXX aux éditions Taifu Comics, l'autrice Meguru Hinohara revient en cette fin de mois de mai chez l'éditeur avec Therapy Game, une série bouclée en 2 volumes, qui fut dessinée en 2017-2018 elle aussi pour le magazine Dear+ des éditions Shinshokan, magazine qui avait déjà accueilli Secret XXX.

Ici, on découvre l'histoire sentimentale compliquée de Shizuma et Minato, deux hommes qui se sont rencontrés dans un bar. Après une déception amoureuse, Shizuma noyait son chagrin dans l'alcool, jusqu'à rencontrer Minato... puis, c'est le trou noir, et en se réveillant le lendemain matin il a la surprise d'être dans le même lit que son interlocuteur de la veille ! Un hétéro comme lui aurait donc couché avec un homme par dépit amoureux ? Quoi qu'il en soit, il n'a aucun souvenir de cette nuit et préfèrerait vite passer à autre chose... au risque de blesser Minato, qui n'est pas forcément un mauvais bougre, puisque c'est apparemment Shizuma qui l'a d'abord flatté et charmé la veille. Se sentant humilié, Minato finit par vouloir se venger en acceptant le pair lancé par des connaissances: il va réellement séduire Shizuma, pour mieux la larguer comme une vieille chaussette juste après. mais tout va-t-il se passer si facilement ? Après tout, le sentiment amoureux est peut-être déjà en marche...

Les noms de ses personnages vous disent un petit quelque chose ? Eh bien, ce ne serait pas forcément étonnant, puisque Shizuma et Minato sont respectivement le grand frère de Shôhei et le petit frère de Mito, les personnages principaux de Secret XXX ! Cela dit, cela n'a pas d'incidence sur l'intrigue de ce spin-off qui est un récit tout à fait indépendant. Ne pas avoir lu Secret XXX n'est aucunement handicapant, mais celles et ceux ayant lu la précédente oeuvre de Meguru Hinohara auront éventuellement ce petit plaisir supplémentaire de voir ici au premier plan des visages entrevus dans l'autre série. D'ailleurs, notons que la mangaka semble apprécier les connexions entre ses séries, puisque Therapy Game connaît actuellement au Japon une suite, Therapy Game Restart, en cours depuis 2019.

En dehors de ça, on suit ici une histoire de "vengeance amoureuse" on ne peut plus classique et prévisible dans son déroulement, avec ce qu'il faut d'évolution de nos deux héros vers des sentiments sincères, de complications avec sentiment de trahisons quand Shizuma découvre la nature du pari de Minato, etc... mais cette première moitié d'histoire s'avère assez bien campée par deux héros plutôt plaisants à suivre, dans la mesure où chacun des deux à ses petits tourments et évolue dans cette situation. On découvre ainsi en Shizuma un homme à la base hétéro, qui a été meurtri par sa rupture avec une petite amie qui continue pourtant de lui tourner autour comme un ami, comme si rien ne s'était passé ! Quant à Minato, il s'agit d'un gay au premier abord assez fier, qui ne pensait pas s'intéresser un jour à un hétéro, et qui a lui-même quelques "blessures" liées à son passé. Sur les bases de ce pari idiot, sauront-ils se trouver, et Shizuma saura-t-il ré-accorder sa confiance à quelqu'un ?

Teinté de quelques moments érotiques assez explicites, plutôt variés, et où l'on appréciera le fait que ces deux-là ne soient pas strictement enfermés dans les cases uke/seme, l'oeuvre doit également pas mal à sa petite palette de visages secondaires amenant une certaine vivacité, en tête l'ex de Shizuma, les deux potes du jeune homme, et les connaissances travesties de Minato au club. Les visuels, eux, montrent parfois quelques petites maladresses dans l'anatomie des visages entre autres, mais c'est globalement plaisant, porté par des silhouettes assez élancées et fines et des regards assez acérés parfois.

Côté édition, c'est soigné, comme très souvent. Pas de pages couleur cette fois-ci, mais un papier souple et sans transparence permettant une bonne qualité d'impression où l'encre ne bave pas. La traduction de Margot Maillac est claire, et les choix de police convaincants.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14 20
Note de la rédaction






MN Actus
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