The end of the world Vol.4 - Actualité manga
The end of the world Vol.4 - Manga

The end of the world Vol.4

Rédaction
Lecteurs
19 /20

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 11 Juillet 2014

Pour éviter d'attirer l'attention sur eux, Azusa et Kawaguchi ont choisi de s'éloigner l'un de l'autre, le temps d'arriver à la fin de leurs années de collège. Désormais, la froideur et la distance les animent, ils prennent sur eux jour après jour en attendant ce qu'ils espèrent être le salut. Mais le pédagogue Masayuki Ariake, toujours désireux de résoudre l'affaire de la mort de Kasuga et de rendre sa justice, ne lâche pas l'affaire. Pour s'en débarrasser, les deux adolescents vont devoir ruser, quitte à ce que Kawaguchi ternisse sa réputation en attirant sur lui les foudres, afin de révéler au grand jour son lien avec le pédagogue. Ainsi le piège se referme-t-il sur Ariake... mais cela sera-t-il suffisant ?


Aoi Makino pose avec talent la dernière pierre de son édifice, en n'oubliant aucun des principaux aspects : une notion de justice plus que jamais ambiguë, et, surtout, l'envie qu'a chacun de protéger ceux à qui il tient : le manque d'envie du père de Kitagawa de rouvrir l'enquête afin de protéger ses subalternes et sa famille, l'acte du grand-père de Kawaguchi pour protéger son petit-fils, le désespoir des parents d'Azusa face à leur incapacité à venir en aide à leur fille, le désir de notre héroïne de préserver tant bien que mal sa famille... et, bien sûr, les actes de Kawaguchi, confinant au sacrifice afin de permettre à celle qu'il aime de prendre, peut-être, un nouveau départ. Jusqu'au bout, la mangaka travaille avec beaucoup de talent ses personnages, ni totalement bons ni mauvais, mais tout simplement humains, avec ce que ça implique d'erreurs et d'errances, y compris dans le cas d'Ariake. Et face au drame qui a engendré cette spirale infernale, la porte de sortie pourra peut-être venir du pardon et d'une longue rédemption au fil du temps.


Malgré tout, on pourra reprocher à ce quatrième tome de nous proposer une dernière ligne droite un brin expéditive, où tout s'enchaîne de façon un peu trop précipitée et facile, et où l'on aurait aimé voir un peu plus certains personnages, en tête les parents d'Azusa. Mais le fond, porté par le gros travail psychologique et par une conclusion pas totalement optimiste, mais porteuse d'espoir, reste exemplaire de par sa minutie.


Au final, The end of the World aura été, jusqu'au bout et malgré quelques événements rushés sur la fin, une lecture très subtile, à la portée humaine et dramatique saisissante. Il n'y a plus qu'à espérer revoir en France avec d'autres oeuvres Aoi Makino, une mangaka plus que prometteuse.


S'arrêtant après 140 pages, la série laisse ensuite place à une histoire courte de 40 pages ayant pour thème les enfants acteurs, dont le ton est plutôt différent, mais où l'on ressent également le désir de l'auteure de travailler la psychologie de ses héros. Sympathique.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai
16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs