The Wize Wize Beasts of The Wizarding Wizdoms - Actualité manga

The Wize Wize Beasts of The Wizarding Wizdoms

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 29 September 2020

Bien connu pour son oeuvre-phare L'Enfant et le Maudit, Nagabe a évidemment une carrière qui ne se limite pas à cette magnifique série, et en parallèle il poursuit la conception d'autres récits, et notamment dans le domaine du boy's love avec des shônen-ai tout doux et softs, pouvant toucher tous les publics. C'est d'ailleurs dans ce domaine que l'artiste a débuté sa carrière il y a quelques années, avec notamment Le patron est une copine, très sympathique one-shot que les éditions Komikku ont publié en France fin 2019. Et l'éditeur étant fidèle à cet auteur-phare de son catalogue, il nous propose, depuis juin dernier, de découvrir également un autre one-shot shônen-ai que Nagabe a débuté en 2015, juste après la fin du Patron est une copine !

Publié dans notre pays sous le nom The Wize Wize Beasts of The Wizarding Wizdoms qui est également le sous-titre japonais, Wizdoms no Kemonotachi est un manga que Nagabe a pu dessiner librement dans le magazine Opera d'Akaneshincha (le même magazine que Le patron est une copine) au gré de ses envies et sans grosses limites de temps, si bien que l'unique volume de plus de 220 pages est sorti dans son pays seulement en octobre 2018. L'artiste nous immisce ici dans une école pas comme les autres: il y a bien longtemps un sorcier nommé Wizdoms a transmis aux bêtes les connaissances nécessaires pour prendre forme humaine, donnant ainsi naissance à l'espèce des thérianthropes, et depuis la soif de savoir de ces êtres les ont poussés à bâtir des écoles. L'école de magie Wizdoms est l'une de celles-ci, et s'applique à former les plus grands sorciers du monde. C'est dans cette grande bâtisse d'allure occidentale et perdue dans les montagnes que l'on va suivre, au gré de 8 chapitres globalement indépendants (même s'il on y remarque une petite chronologie), 8 duos voire couples différents d'apprentis magiciens anthropomorphes.

Avec cet ouvrage, Nagabe n'affiche pas d'autres prétentions que de proposer des petites tranches de vies entre de jeunes étudiants non-humains, sans gros travail de fond derrière: le cadre de l'école de magie n'est qu'un prétexte (il n'y aurait d'ailleurs pas forcément grande différence s'il ne s'agissait pas de magie), et il n'y a aucune trame scénaristique. Pour apprécier l'ouvrage, il faut simplement accepter de se laisser porter par ces différents petits instantanés de vie au sein de cette école, et de ce côté-là le style de l'artiste fait largement le job.

Ce n'est pas nouveau: Nagabe adore, depuis toujours, les êtres non-humains, qui font partie de lui et dont il raffole beaucoup plus que les humains dans son art. Ainsi, L'Enfant et le Maudit propose des non-humains peu voire pas inspirés d'animaux (en tête le Professeur et son allure si unique), tandis que Le patron est une copine nous offrait des animaux anthropomorphes qui gardaient toutefois un comportement très humain. Avec The Wize Wize Beasts, l'auteur change encore la donne.

En effet, a première vue, l'artiste reprend ici un concept de personnages assez proche de celui du Patron est une copine, avec des héros à l'allure humaine (dans les déplacements, les activités, etc) mais au physique globalement animalier. Mais cette fois-ci, la limite entre humain et animal se veut plus nuancée, dans la mesure où chaque personnage conserve certaines caractéristiques propres à l'animal dont il est inspiré. Le garçon-chat, ronronne, les deux garçons-chauve-souris peuvent se repérer aux échos et se transmettent de la nourriture par le bouche-à-bouche, l'homme-licorne a l'héritage d'une lignée très noble et pure parfois très difficile à porter, le garçon-ours a un excellent flair, etc... ce qui, bien souvent, a une certaine incidence dans le déroulement-même des petites scènes. Qui plus est, les duos animaliers sont souvent assez bien trouvés et ils sont tous bien différents dans leur petite histoire commune, faisant qu'aucun chapitre ne se ressemble vraiment en alternant entre amours naissants, amitiés ou simples discussions.

En somme, ici il ne faut rien attendre de plus (ou presque) qu'une agréable série de petites tranches de vie imaginaires dans un cadre hors du commun facilement immersif. La passion de Nagabe pour les non-humains anthropomorphes et son style visuel déjà si unique et ravissant font le reste pour sublimer les récits.

Côté édition, Komikku a cherché à rester le plus fidèle possible à l'édition japonaise, en conservant le grand format de 14,8x21cm, ce qui est vraiment plaisant pour apprécier au mieux la patte unique de Nagabe ! On a également droit à une belle jaquette avec vernis sélectif, à six premières pages en couleur sur papier glacé, à un papier crème de bonne qualité permettant une impression satisfaisante, et à une traduction soignée d'Aline Kukor.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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