The Promised Neverland Vol.17 - Actualité manga

The Promised Neverland Vol.17

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 21 January 2021

Chronique 2 :

Emma a pu réaliser son fol objectif, à savoir conclure une nouvelle promesse, quand bien même elle se garde bien d'avouer à Ray et aux autres la mystérieuse mais apparemment inquiétante chose que son interlocuteur au nom imprononçable lui a demandée en guise de "récompense"... En tout cas, désormais, une chose semble sûre pour elle: la bataille à mort entre les rebelles humains et les démons n'a plus lieu d'être ! Hélas, nos héros ont peut-être eu tort de faire si facilement confiance à Norman, qui avait dit qu'il patienterait... En compagnie des évadés de Lambda mais aussi des troupes avides de vengeance du clan démoniaque Geelan, le matricule 22194 s'est mis en route pour la capitale des démons, en vue de tous les anéantir sans autre forme de procès, lors de la Tifari. Quant à Don, Gilda et leur nouvelle alliée Ayshe, à qui Norman avait demandé de retrouver Mujika et Sonju dans des intentions a priori amicales, ils finissent par comprendre trop tard qu'ils ont été dupés, dès lors que plusieurs sbires de Norman surgissent dans la forêt pour abattre les deux "Sang-Maudit"...

Destiné à s'achever au volume 20, The Promised Neverland entre désormais pleinement dans sa dernière ligne droite, et donc dans son ultime bataille de grande ampleur, sans doute la plus ample puisqu'elle confronte les rebelles humains à la société démoniaque... Mais évidemment, quand bien même les choses sont globalement assez attendues/prévisibles ici, le récit de Kaiu Shirai a démontré qu'il ne souhaite pas être aussi manichéen puisque c'est une solution plus pacifique qu'Emma et ses alliés souhaitent, en nous ayant bien fait comprendre que, aussi bien dans le camp humain que dans le camp démoniaque, il n'y a pas que des bons et des mauvais, les deux sociétés ayant d'ailleurs plus d'un point commun. Entre autre, on pourra encore et toujours se questionner sur le système de fermes d'élevages d'humains mises en place par les démons, qui rappelle sans mal les systèmes de production alimentaire intensive (industrielle) de nos propres sociétés humaines, avec ce que ça implique de critiquable encore dans ce volume.

Néanmoins, avec ce tome l'heure est désormais essentiellement à l'action, et de ce côté-là les deux mangakas jouent sur plusieurs étapes. Et autant commencer par la principale petite déception de ce tome: la façon dont le cliffhanger de la fin du volume précédent retombe bien vite comme un soufflé, puisque la menace pesant sur Mujika et Sonju est très, très rapidement évacuée. Mais pour le reste, les auteurs assurent plutôt bien le divertissement: tandis qu'Emma et les autres se précipitent désormais vers la capitale en espérant arriver à temps, le conflit en ville est désormais inévitable, et la majeure partie du volume dépeint bel et bien cette dernière donne.

Côté rebondissements, l'essentiel est assuré. Entre l'infiltration en ville, l'attaque des civils et des nobles, l'empoisonnement, et bien sûr l'entrée en guerre du clan Geelan bourré de haine envers la Reine et les autres hauts placés, pas le temps de s'ennuyer. D'autant plus que certains flashback rapides mais suffisants sont glissés pour nuancer encore un peu plus la société des démons et ses grandes figures, notamment Geelan qui se voulait si droit et loyal autrefois mais que le parcours injuste a bien changé. Et à tout ceci, il y a toujours ces quelques mystères qui perdurent et qui se rappellent bien à notre mémoire, notamment concernant la "récompense" promise par Emma et l'état de santé de Norman. Sans oublier le fait que Shirai continue d'expliquer avec soin certains détails qui se raccrochent bien à l'intrigue, en tête la raison pour laquelle la Reine avait transféré Norman à Lambda il y a plus de dix tomes.

Et côté visuels, la bataille est évidemment l'occasion pour la talentueuse Posuka Demizu de s'en donner à coeur joie ! L'incursion plus présente que jamais dans la société et dans la capitale des démons donne lieu à des décors réussis, mais également à bon nombre de designs démoniaques particulièrement soignés, en tête desquels celui de la Reine Legravalima. Et même si certains raccourcis sont parfois pris dans le rendu de l'action, les affrontements sont toujours facilement compréhensibles et, surtout, bénéficient d'une ambiance un brin dure. En effet, sans forcément tomber dans une avalanche de gore, Demizu a ce goût pour quelques moments sanglants, brutaux, ne faisant pas semblant, et pour différents petits détails un peu cracras, comme en pages 143 ou 179.

Sans forcément être très surpris, on reste donc sur un divertissement très bien orchestré, et qui, en plus, nous laisse sur de belles perspectives pour les trois derniers opus de la série, tant la situation reste actuellement difficile et intense... On se demande facilement comment Emma et les autres pourront se sortir d'une telle situation, si tant est qu'ils s'en sortent.


Chronique 1 :

Emma a pu négocier une nouvelle promesse, ce qui signifie que le plan barbare de Norman n'a plus lieu d'être. Malheureusement, ce dernier et ses hommes d'élite sont sur le point de mettre leur plan à exécution en faisant s'entretuer l'armée de Lord Geelan et la noblesse en place, avant de provoquer le déclin de la population. Le temps est donc compté pour Emma, Ray et les leurs qui se hâtent pour se rendre sur place. De leur côté, Don et Gilda ont retrouvé Mujika et Sonju, et se dirigent eux aussi vers la capitale...

The Promised Neverland se dirige inéluctablement vers sa phase finale, puisque nombre de pions se mettent en place pour que débutent la bataille décisive de la série. On constate alors que Kaiu Shirai, dans son scénario, ne perd pas de temps pour lancer les hostilités, un rythme qu'on pourrait presque reprocher au titre tant on a l'impression que certaines choses vont trop vite depuis un certain temps, et que nos héros accomplissent de grands objectifs sans trop de mal.

Néanmoins, cela permet d'aboutir à un 17e tome qui condense à lui seul la mise en marche du plan de Norman, et la grande bataille qui se déroule à la Capitale. Et c'est précisément ce front là qui va concerner la plus grand part de cet opus, notamment parce que l'action ne se suffit pas pour donner une densité au récit, quelques développements ayant lieu par l'appui de plusieurs courts flashbacks. Chose appréciable, l'univers de l’œuvre s'étoffe encore un peu, surtout la société des démons qui nous est montrée toujours plus humaine, avec la dichotomie que cela implique. Les aristocrates sans scrupules côtoient les nobles bienfaiteurs, ce qui donne parfois lieu à quelques rebondissements déjà vus mille fois, mais qui sert efficacement le propos du récit. Les humains n'ont donc pas à se sentir plus légitimes que leurs ennemis, ces derniers étant soumis aux mêmes dilemmes.

Des développements qui arrivent à point nommé afin de nous interpeller dans la grande bataille dépeinte. Et à ce sujet, Posuka Demizu peut s'en donner à cœur joie : C'est violent et sanglant, loin d'une quelconque édulcoration qu'on pourrait attribuer au Jump en temps normal, et toujours nerveux grâce à une multitude de rebondissements. Et malgré quelques grosses ficelles donnant à l'ensemble un aspect nekketsu, le grand affrontement du palais se suit avec un certain plaisir avec une note de suspense qui ne faiblit jamais concernant l'entité qui sortira vainqueur de la bataille. Simple donc, mais efficace. Seulement, pour un titre aussi prometteur que The Promised Neverland, peut-être qu'un traitement plus audacieux était attendu.

L'histoire de la série progresse donc à très bon rythme avec ce 17e tome qui vient résoudre beaucoup d'enjeux, dégageant la voie aux quelques dernières pistes qui subsistent dans l’œuvre. Tout est allé assez vite, c'est un fait, mais il reste désormais trois tomes pour finaliser le parcours de nos héros, et mettre un point final aux quelques désaccords qui les imprègnent. A première vue, c'est suffisant pour clore le tout convenablement, surtout quand on connait l'art de Kaiu Shirai à prendre quelques raccourcis. Maintenant, on espère que ces trois derniers volumes nous surprendront et sauront achever The Promised Neverland avec l'efficacité que la série mérite, et éventuellement une écriture un peu plus subtile que ce qui a été proposé dernièrement.
   

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15.25 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

15 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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