Starving Anonymous Vol.4 - Actualité manga

Starving Anonymous Vol.4

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 15 May 2019

Iye, Kazu et Ogu ont fini par être capturés par l'inquiétant professeur Kiriyû, le chef du Clan crépusculaire et responsable de la sécurité du centre, qui les a attachés sur ses tables d'opérations, et qui semble bien décidé à les utiliser pour ses expérimentations visant à créer encore de nouveaux monstres ! Les trois garçons sont évidemment tétanisés à l'idée de servir dans quelques minutes de cobayes pour des interventions chirurgicales censées leurs conférer des "pouvoirs", à tel point qu'Ogu n'est pas loin de céder en avalant la pilule de poison confiée par Yamabiki... Mais alors que la situation est au plus mal, c'est bien ce dernier qui fait soudainement irruption, retrouvant par la même occasion en Kiriyû quelqu'un qu'il connaît bien...

L'histoire de Starving Anonymous se poursuit en laissant, cette fois-ci, le lecteur un petit peu plus sur sa faim, dans la mesure où le scénariste Yuu Kuraishi prend des détours pas toujours convaincants. On a tout de même droit dans le début du tome à quelques explications sur ce que sont les créatures dévorant les humains ainsi que sur le centre, explications très classiques du genre mais suffisantes. En revanche, à partir du moment où Yamabiki et Kiriyû se retrouvent l'un en face de l'autre, le récit part dans un flashback un poil trop long pour ce qu'il a à raconter... C'est bien simple, ce retour en arrière occupe plus de la moitié du volume, offre quelques trop grosses coïncidences (forcément, Yamabiki a un lien étroit avec Kiriyû...), et présente le rapport entre les deux principaux concernés de façon trop caricaturale et sommaire pour vraiment convaincre. On en ressort alors sans porter réellement plus d'intérêt à Kiriyû, dont la chute paraît trop rapide et surfaite... En revanche, les auteurs parviennent comme il se doit, après Natsune, à approfondir les faces sombre de Yamabiki, une sorte d'électron libre qui, au bout du compte, paraît aussi inquiétant que le professeur. Et ce même si, là aussi, les auteurs cèdent à de grosses ficelles (Yamabiki est tellement séduisant qu'en gros il peut convaincre n'importe qui de baiser avec lui en deux temps trois mouvements, mouais...).

En revanche, s'il y a un point où l'oeuvre ne déçoit toujours pas, c'est bien dans le dessin de Kazu Inabe, le dessinateur s'appliquant toujours, via ses planches sombres et ses angles de vue étouffants, à entretenir son ambiance glauque, malsaine, voire écoeurante.

Portée par les qualités visuelles d'Inabe, Starving Anonymous reste une lecture efficace pour qui aime le genre, mais le scénario a tendance à se diluer et à trop en faire sur certains points, quitte à oublier de réellement développer certaines choses.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

12.75 20
Note de la rédaction






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