Space Brothers Vol.3 - Actualité manga

Space Brothers Vol.3

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 20 April 2016

Mutta, de retour au Japon pour la troisième phase de sélection de l’aérospatiale nippone, a enfin recouvert une partie de sa détermination et reprend, de manière progressive, confiance en lui, en ses capacités et en ses chances d’y parvenir. Lors de la fin de la deuxième phase il ne restait plus que cinq candidats en lice ; la troisième débute et, à la plus grande incompréhension générale, ils sont désormais… une quinzaine. Alors que les compétiteurs se présentent au centre, l’examen débutera sur le champ : ils sont confinés dans un autocar tout de fer sans la moindre vue sur le monde extérieur pendant des heures avant d’être ensuite partagés en groupes ventilés respectivement dans trois caissons d’isolement pour deux semaines : coupés du monde, en simulation ; comme s’ils furent dans l’espace à bord d’un de ces satellites. Parmi cet endroit hautement autarcique et un climat pareillement oppressant, comment réagit individuellement tout un chacun et de quelle manière évoluent les relations intra-groupe ? C’est à cela que les examinateurs semblent prêter la plus grande attention.

Une des particularités forte agréable de cet ouvrage consiste à subrepticement inviter son lecteur dans un intime huit-clos, au plus proche des personnages, avec un sentiment assez séduisant d’isolement, sans pour autant lui faire souffrir l’étouffement par l’utilisation plutôt habile de certains outils narratifs. D’abord, et ainsi, le lectorat devrait sans résistance se laisser progressivement emporter dans cette mise au cachot, loin de tout, voire même du temps lui-même. La mise en scène, les décors et le rythme servent un environnement qui sied allègrement une immersion confinée. Puis, quand bien même il sera clairement ressenti une presque claustrophobie enivrante, celle-ci se voit aérée, d’une part, au titre de séquences lors desquelles les examinateurs portent un regard sur la fourmilière et, d’autre part, à raison de divers flashbacks relatifs au passé de certains protagonistes.

Ainsi, de par l’utilisation des flashbacks susdits, l’auteur ne manque point d’étoffer, comme à l’habitude, les traits caractéristiques de ses personnages. Parmi ceux-là, un qui  concernera l’émouvante Serika permettra de mieux en considérer la personnalité à l’aune d’une anecdote avec son père offrant, par identité d’occasion, un moment de complicité tout en retenu avec Mutta. Oui, auprès de Mutta, car Serika et celui-ci sont dans le même groupe de cinq, et ainsi donc partagent également le similaire caisson d’isolement. Parmi les trois autres acolytes, l’auteur parvient à introduire trois nouveaux personnages à la fois originaux et profonds et d’une singularité facilitant une reconnaissance impeccable. Les relations entre tout ce beau monde, à travers le paradoxe d’une compétition intra-groupe en dépit d’une nécessaire cohésion, soutien une certaine richesse des situations.

Après deux précédents ouvrages d’une grande qualité, c’est probablement avec ce troisième jet, et à raison de tout ce que susdit, que le lecteur aura le sentiment d’être, à certains moments, aspiré dans cette épopée et au plus proche de ses personnages, avec eux, en compartiment s’isolement et de simulation spatiale : aux limites des résistances psychologiques ; mais peut-être pas tout à fait car, à la fin du présent ouvrage, il semble que le récit ne soit ici qu’à la moitié de cette épreuve autarcique hautement séduisante ; peut-être le meilleur de tout cela reste-t-il  à venir.

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Alphonse

17 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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