Souvenirs de la mer assoupie - Actualité manga

Souvenirs de la mer assoupie

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 01 Febuary 2019

Voici un titre qui se sera longuement fait attendre ! Initialement annoncé par les éditions Imho en juin 2015, pour une sortie qui à l'époque n'était déjà pas prévue avant octobre... 2016, Souvenirs de la mer assoupie n'a ensuite cessé d'être reporté, pour finalement paraître discrètement en novembre 2018. Publiée en ligne sur le site japonais Poko Poko à partir d'août 2012 sous le titre Hachigatsu no Soda Mizu (Une eau gazeuse en août), cette oeuvre propose une succession d'histoires courtes se passant dans le même univers et ayant la même héroïne, et ensuite compilées dans un recueil édité chez Ohta Shuppan en mai 2013. Pour cet ouvrage assez court (110 pages, mais seulement 85 consacrées aux aventures de Lisa) mais entièrement en couleurs, on est heureux de retrouver Shinya Komatsu, mangaka qui nous avait déjà charmés avec son imaginaire poétique, paisible et enfantin dans Tohu Bohu.

Le temps de 6 courts chapitres, ce recueil nous propose donc de suivre les petites péripéties de Lisa, une fillette qui vit dans une petite ville tranquille. Le bord de la mer turquoise, le ciel tout aussi bleu, la verdure aux alentours, les éoliennes, les maisons blanches à flanc de colline qui rappellent certains paysages méditerranéens... Tel est le cadre dans lequel elle vit. Mais un cadre toutefois un peu étonnant voire fantastiques ! Car quand elle ne récupère pas des objets surprenants rejetés par la mer comme un beau violon de verre, elle écoute les histoires étranges du marchand de limonades, aide un garçon à récupérer son étonnant parapluie à ressort, part en escapade avec un phare qui a la bougeotte, se retrouve dans une ville inconnue et quais déserte au bout du terminus du tram... Ainsi, chacun des 6 courts chapitres (entre 12 et 15 pages, en gros), offre une petite saynète qui vise avant tout le dépaysement du lecteur. Sans chercher de profondes explications à ce petit monde enchanteur, celui-ci peut se laisser happer et émerveiller par les petites aventures rafraichissantes de Lisa. Se laisser bercer entre le cadre paisible et plutôt idyllique, le quotidien teinté de surprises et de fantastique de Lisa, et l'imaginaire le plus pur et vrai qu'est celui de cette petite fille.

Visuellement, c'est charmant. En plus de designs fins et enfantins très réussis pour les personnages, Komatsu croque des décors variés, doux, où l'on a envie de se plonger, d'autant plus que sa colorisation fait appel à des couleurs claires et harmonieuses, dominées par des nuances de bleu, et renforçant comme il se doit la rêverie, la poésie et le voyage.

En somme, une petite lecture véritablement agréable et assez dépaysante, que l'on aurait forcément aimée plus longue, et qui s'achève sur "Chroniques de la colline aux étourdis", une série de "strips" publiés en 2009 dans le quotidien Kôchi Shimbun, et pas du tout déplaisants à suivre de par leur aspect chaleureux.

Côté édition, on a du Imho habituel. Grand format, absence de jaquette, excellente qualité d'impression sur un papier qui respecte bien les couleurs, traduction soignée d'Aurélien Estager, des polices non-agressives qui accompagnent bien l'ambiance du livre... Il faut également lire la petite postface de l'auteur, intéressante, notamment parce qu'il y dévoile certaines de ses inspirations.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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