Sleeping on the paper ship Vol.2 : Critiques

Kami no Fune de Nemuru

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 17 Décembre 2025

Liés à la fois par leur passé commun et par leurs sentiments amoureux mutuels, le scénariste reconnu Kei et l'apprenti photographe Yôichi restent malgré tout toujours éloignés par leurs doutes et traumatismes respectifs. Peinant à trouver une issue dans leur relation, ils envisagent même de mourir ensemble, avant de faire le point et de se parler en toute sincérité et de se faire une promesse: que Kei écrive un jour un film s'inspirant de Yôichi, au risque que la "malédiction" du dieu de la mort s'abatte à nouveau. Mais dans tout ça, les deux hommes n'ont-ils réellement plus de secrets l'un pour l'autre, ou se cachent-ils encore des choses ? Leur promesse sera-t-elle tenue ? Si oui, qu'arrivera-t-il ? Leur amour perdurera-t-il ?

Suite et fin de ce ravissant boy's love au fil de ce deuxième et dernier tome qui, globalement, voit Teki Yatsuda apporter toutes les réponses nécessaires, qui plus est en gardant généralement les qualités vue dans le premier volume: une relation passionnée mais tourmentée par le passé, un dessin entretenant très bien l'ambiance la plupart du temps, une narration toujours au plus près des personnages et passant cette fois-ci un peu aussi par Yôichi, un récit qui questionne à nouveau certaines choses autour du rapport que l'artiste peut avoir avec son art et du sens des mots...

C'est, toutefois, surtout à partir du moment où l'on découvre plus en détails l'enfance de Kei que les choses finissent par prendre un sens supplémentaire, en expliquant bien son rapport tourmenté avec l'écriture et la mort, et en amenant plutôt efficacement la vérité, bien moins surnaturelle que prévue, sur le "dieu de la mort" qui le hante, avec forcément une certaine symbolique. Et si, à part de là, on aurait pu se demander d'où vient le fait que les personnages ayant inspiré le scénariste finissent à chaque fois par mourir dans des circonstances, la réponse ne tarde pas du tout à arriver... et constitue peut-être le petit talon d'Achille de l'oeuvre, tant cela reste un peu trop vite vu et simpliste dans la résolution. Le coup de l'enregistrement audio quand la personne coupable déballe tout sans se poser des questions, ça casse légèrement la finesse d'écriture que l'autrice avait montrée jusque-là...

Cette limite reste néanmoins un élément assez secondaire face au reste, car concrètement Teki Yatsuda nous amène jusqu'à une conclusion qui est satisfaisante et qui prend suffisamment de temps pour être aboutie. Sleeping on the paper ship rate ainsi d'un rien l'excellence, mais n'en reste pas moins un boy's love qui sort des sentiers battus et qui ne manque pas d'idées, autant dans son histoire que dans son ambiance et dans ses dessins.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai
15.75 20
Note de la rédaction