Skip Beat! Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 08 April 2010

Kyoko est au petit soin pour son ami d'enfance Shô Fuwa. Par amour pour lui, elle a abandonné ses études après le collège et l'a suivi à la capitale pour l'aider à réaliser son rêve de devenir une star du show business. Pour lui, elle se tue à la tache : elle fait le ménage, la lessive, les repas et cumule deux emplois pour payer le loyer. Attendant patiemment un geste de son prince charmant.


Mais un jour, alors que Shô commence a avoir du succès, elle surprend une conversation où celui-ci révèle qu'il se sert d'elle comme sa bonne. C'est trop tard pour Shô qui vient d'ouvrir la boite de Pandore. Trahie, la jeune fille ne pense plus qu'à se venger... en devenant elle-même une star pour l'écraser !


Derrière sa couverture qui ne paie pas de mine, ce titre aborde un thème peu courant dans les shôjo : la vengeance ! On se demande bien pourquoi, tant les plus grandes trahisons sont sans doute amoureuses. C'est le cas pour notre héroïne. Présentée dans un premier temps comme une parfaite femme d'intérieur, elle va changer du tout au tout après avoir découvert l'horrible vérité. La bonne poire devient une femme forte et indépendante, prête à tout pour se venger de celui qui lui a fait du mal. Un tempérament assez peu rencontré chez les héroïnes des shôjo à la mode. Le changement est aussi physique : un classique qu'est le changement de coiffure dans les shôjo ! On appréciera le parallèle avec la boite de Pandore dans le premier chapitre qui rajoute un côté amusant au titre avec les « maux » entourant Kyoko et destinés à vaincre Shô.


Amusant car contrairement à ce que l'on pourrait croire, il ne s'agit pas d'un titre qui se veut sérieux, racontant une vengeance froide et préméditée. Pas non plus de découverte poussée du monde du divertissement. L'auteure ne se prend absolument pas au sérieux et jette sa pauvre héroïne dans des situations incroyables. Pour ce premier tome, Kyoko court les castings et se fait au passage quelques rivales. La dérision est permanente et permet de faire passer les facilités du scénario qui font que Kyoko arrive à se faire remarquer malgré son absence -pour l'instant- de talent autre que ménagers. La plupart des personnages secondaires renforcent également ce trait, comme le président de LME, totalement loufoque.


Le dessin est sans doute le gros point faible du titre. Un peu vieillot, très anguleux (surtout les visages des garçons), il n'accroche pas l'œil. La narration est également parfois confuse en raison de la mise en page trop éclatée qui fait partir le lecteur dans le mauvais sens. Néanmoins on arrive à s'y faire, il faut dire que l'humour omniprésent y compris au niveau graphique arrive bien à compenser ces défauts.


Un premier volume prometteur plein d'humour qui plante le décor. Un shôjo qui ne se prend pas au sérieux malgré son sujet et qui se démarque par le charisme de son héroïne principale. 


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Blacksheep

15 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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