School of Villains Vol.2 - Manga

School of Villains Vol.2 : Critiques

Villain no Gakkô

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 29 Décembre 2025

Après avoir mis sa classe dans sa poche, Jôichirô Kirinji compte continuer son ascension en conquérant la classe des redoutables jumeaux Togawa, puis en s'attaquant aux deux autres classes de secondes pour avoir le contrôle sur tous les gars de première année et renforcer ainsi un véritable "parti d'opposition" prêt à s'accaparer le pouvoir face aux V4 qui sont actuellement au pouvoir. Mais pour ça, il faudra avant tout réussir à s'imposer dans de nouveaux défis retors, entre une partie de balle au prisonnier avec des balles en fer de 5,5kg, puis une partie de s-ken elle aussi détournée à une sauce plus "virile" (enfin, c'est vite dit au vu de la vraie nature d'Onudô et Inukai, les leaders des deux autres classes de secondes, qui sont littéralement les chiens de garde de Suzaku des V4).

Honnêtement, après un premier tome déjà assez lourd mais au bout duquel on voulait laisser le bénéfice du doute à l'auteur, ce deuxième volume est loin de relever le niveau d'une oeuvre qui, pourtant, avait d'assez sympathiques idées pour elle. Entre autres, imaginer les conflits entre voyous au lycée comme un échiquier politique où tous les coups sont permis pour arriver au sommet, ça pouvait bien fonctionner. De même, l'idée de remplacer les rixes entre furyos par des jeux d'enfants revus à un niveau plus badass, ça pouvait réellement fonctionner en terme d'humour. Mais décidément, la sauce ne prend pas à cause de plusieurs choses.

Tout d'abord, le déroulement des choses en lui-même est d'une linéarité et d'un basique vite mornes, tant tout se résume à voir Kirinji conquérir toujours plus de monde au fil de jeux où l'aspect stratégiques et les belles paroles du protagoniste sont trop vite vues et retournent bien trop facilement les situations. Ensuite, la façon dont les gars se rangent tour à tour derrière Kirinji dès qu'ils ont perdu, comme des bons toutous, leur enlève d'emblée toute trace de personnalité et tout attachement: ils ne sont que des personnages-fonctions sans intérêt particulier. Enfin, en n'étant jamais préparé comme il le faudrait, l'aspect comique tombe généralement à plat, à l'image de certains choix de traduction apparemment censés être drôles (le "J'suis pas venu ici pour souffrir, ok ?!", on n'en peut plus, c'est trop exploité et périmé depuis des années).

A l'arrivée, on s'ennuie ferme, et on a l'impression que le mangaka passe en grande partie à côté du potentiel de son concept de base. Les idées sont pourtant là initialement, et il y aurait franchement eu de quoi sourire face au côté volontairement décalé de l'histoire avec ses épreuves absurdes à base de jeux revisités, mais la platitude du déroulement et la difficulté d'Okujima à bien faire ressortir son humour font qu'on n'y croit jamais, et à ce stade on ne voit même pas comment School of Villains pourrait s'offrir une conclusion potable dans son prochain volume, qui sera déjà le dernier. 


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai
8 20
Note de la rédaction