Renjoh Desperado Vol.6 - Actualité manga

Renjoh Desperado Vol.6

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 17 July 2019

Le périple de la vagabonde solitaire au grand cœur touche à sa fin. L’étau se resserre entre-elle et les agents de l’Origami à la solde d’Arthur Jr. Mais avant de nous dévoiler le dénouement tant attendu, Ahndongshik nous proposent ni plus ni moins que les origines de Monko.

C’est au travers d’un rêve et d’une conversation avec son blaireau lubrique que Monko revient sur sa jeunesse, lorsqu’elle était exécutante pour l’Origami. On y découvre une Monko renfermée sur elle-même, n’émettant aucunes émotions. Victime, malgré-elle, de son charme d’enfant qui pousse ses coéquipières à la jalouser ; son destin vient à changer lorsque l’organisation de l’ombre est contacté par Arthur Jr. qui souhaite voir son frère être éliminé de la succession shogunale. Mais alors que le groupe de jeunes ninjas s’apprête à exécuter leur contrat, elles tombent nez-à-nez avec le garde du corps de Douglas qui se révèle être le premier amour de Monko, le fameux bourreau des cœurs qui a transmis sa notion de l’amour à la future vagabonde, le dénommé Djingo.

Tout s’imbrique alors, ces dernières révélations quant au passé de Monko la foudroyante nous permettent de mieux comprendre ses actes, ses choix, sa vision de l’amour. Ainsi, la perte de Djingo intervenant à un moment charnière de sa vie lui causa une cicatrice indélébile, de la perte de son bras droit étroitement liée à un choix passé de son mentor, la rancune qu’elle porte à Arthur Jr. et à l’Origami. C’est donc un volume de conclusion beaucoup moins humoristique que les précédents et est davantage tragique dans sa narration tout en gardant l’esprit principal de la série ; ce qu’est l’amour selon Monko. Cela dit le message de l’aboutissement de maturité de la fine bretteuse peut décevoir, on y retrouve encore une forme d’innocence, d’une naïveté lyrique. Cela dit, le travail narratif qui mène à cette conclusion est bien amené dans une forme d’ascenseur émotionnel. On passe d’une joie fleur bleue à la désillusion totale pour revenir à une conclusion satisfaisante par laquelle Monko ressort grandie sur le plan émotionnel.

Du fait que le volume s’intéresse pleinement à sa propre conclusion, le volume ne règle pas certaines questions comme l’identité des maréchaux restants mais les combats ne sont pas en reste pour autant. Puisque final oblige, Monko donne son maximum dans une ultime confrontation avec son passé et on sera surpris d’y retrouver certains antagonistes. Toujours dans la continuité d’un volume davantage adulte et sérieux que ces prédécesseurs, une violence particulière ressort des planches. A noter les exécutions sommaires du flashback de Monko qui dénote beaucoup avec les multiples combats des premiers volumes. En somme une cruauté non censuré mais qui ne se limite pas à la cruauté physique puisqu’on insiste bien sur la violence psychologique qu’entrainent les actes du doyen des Origami. Egalement, dans le même esprit, certaines planches regorgent d’une animosité extrême, de l’esprit vengeresque que Monko cachait en elle depuis la mort de son bien aimé mentor.

Un final satisfaisant donc, qui ne tergiverse pas à nous donner une ouverture mais bien une conclusion sur la maturité de Monko qui a trouvée ses réponses au fil de son voyage "initiatique".


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
SerGalaad

12.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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