Prisonnier Riku Vol.23

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 29 September 2017

Trahis par Shaolong, Riku et les siens sont tombés droit dans le piège tendu par Kidôin. Après leur évasion, me groupe a été livré par Shaolong à leur ennemi juré, le jeune homme ayant été lui-même la cible d'un odieux chantage... Alors, est-ce que tout est terminé pour Riku, Rénoma, Eda, Tanaka, Matsuo et Amano ? Peuvent-ils vraiment tout abandonner maintenant ?


Le désespoir n'en finit pas dans Prisonnier Riku. Le volume précédent, qui achevait littéralement le premier cycle du manga, nous laissait sur un rebondissement affreux : celui de la trahison de Shaolong, et les efforts vains de Riku et les siens. Dès lors, on en attendait beaucoup de cette suite, notamment de voir le sort qui attendait la petite bande. La réponse n'est pas directement donnée dans ce volume qui prend le temps de présenter la cruelle situation dans laquelle se situent les héros. Shinobu Seguchi a toujours été talentueux pour montrer visuellement l'atmosphère de son manga, aussi chaque page et chaque plan de la première partie du volume est minutieusement réfléchi, afin de faire grandir le désarroi au sein du lecteur, au même rythme que l'envie de vivre quitte chacun des personnages phares de la série. Comme si les derniers événements de Prisonnier Riku n'avaient pas suffi, le pessimisme ne quitte pas une seule seconde le début de ce vingt-troisième volet, une manière cruelle, mais tellement puissante d'entamer le nouvel arc... Pourtant, difficile de maudire Shinobu Seguchi : ce dernier ne fait que respecter l'univers impitoyable de son titre, et surtout la cruauté de Kidôin. Rarement un antagoniste dénué de tous pouvoirs surnaturels se sera montré aussi méprisant, et malheureusement aussi puissant dans sa manière de dominer le monde qui l'entoure...


Passé cette première phase, le récit reprend, et son nouvel arc aussi. Nouvel arc et nouvelle île d'ailleurs, un constat qui pourra même en rebuter certain à la lecture du tome. Les actions de Riku et les siens ont-elles été inutiles ? Le groupe va-t-il vraiment devoir repartir de zéro et échafauder un tout nouveau plan d'évasion ? Peut-être... Sauf que le contexte nouveau et l'inconnu qui règne dans ce nouveau lieu laissent place à une certaine curiosité, et une envie de voir comment la petite bande découvrira la nature du camp de travail où ils se trouvent.


Il ne faut d'ailleurs pas bien longtemps pour apprendre certaines informations, et c'est là qu'intervient tout le génie de Shinobu Seguchi : le mangaka avait prévu ce scénario depuis un moment déjà. De la même manière que la trahison de Shaolong était pensée de longue date, à travers quelques éléments distillés ci et là et qu'on avait presque oubliés, la situation nouvelle de nos héros n'est pas inéluctable, et les quelques lueurs d'espoir qui se dévoilent sous leurs yeux sont aussi le résultat d'événements narrés il y a plusieurs tomes de ça. Rien n'est dû au hasard, au contraire, tout le plan de Kidôin gagne en précision tandis que chaque retournement de situation a lieu de manière justifiée et afin d'impacter la suite de l'histoire. C'est notamment par le retour d'un personnage, que beaucoup auront oublié avant ce tome, que la surprise a lieu, mais que l'espoir semble aussi renaître... Alors, le combat de Riku n'est pas terminé, et la suite se fera attendre avec autant d'impatience que précédemment.


En définitive, le nouveau cycle de la série ne rebute pas longtemps, malgré son contexte qui ne prend pas trop de risques et qui s'appuie sur un nouveau lieu d'enfermement. Shinobu Seguchi sachant raconter son histoire, tout est prévu pour ne pas tourner en rond, aussi on est en droit d'attendre à une contre-attaque plus rapide, et surtout une lutte toujours plus intense contre Kidôin. Car Riku n'est pas simplement prisonnier d'une prison, mais bien d'un système tout entier, et c'est là le fil conducteur le plus important de la série.


A noter qu'Akata chouchoutant toujours la série, l'éditeur a fait le choix de changer légèrement sa charte graphique pour saluer l'entrée de la série dans un second cycle. Ainsi, les tons bleus virent au rouge, véritable symbole d'une violence qui ne sera que grandissante au sein de l’œuvre.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

17 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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