Prisonnier Riku Vol.22

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 20 July 2017

Tsubaki a péri au cours de la tentative d’évasion, et c’est désormais Renoma qui se trouve en bien mauvaise posture. Mais pour Riku, hors de question de perdre un autre compagnon, aussi le jeune homme saute de l’hélicoptère pour porter secours à son ami, quitte à compromettre tout le plan…


Le tome précédent fut un véritable déluge d’émotion où l’adrénaline et la tristesse se mêlaient à merveille, pour aboutir au meilleur tome de la série depuis ses débuts. C’est donc avec une certaine crainte qu’on ouvre ce volume vingt-deux : jusqu’où Shinobu Seguchi ira-t-il ? Doit-on s’attendre à voir d’autres protagonistes trépasser ? Et comment Riku pourrait se tirer de ce énième mauvais pas ?


Toutes les réponses à ces questions sont données puisque, en quelque sorte, l’évasion s’achève dans ce nouveau tome. Evidemment, toute la première partie et un cocktail d’intensité parfaitement dosé, le mangaka nous menant de surprise en surprise et de rebondissement en rebondissement sans jamais rendre son récit prévisible. L’héroïsme côtoie alors le spectaculaire, les derniers pièges de l’île s’enclenchent tandis que nos héros vont tout faire pour les déjouer, un à un. Clairement, mieux ne vaut pas se lancer dans la lecture de cet opus si c’est pour en déguster qu’un ou deux chapitres. Le rythme, effréné, est suffisamment haletant pour nous empêcher de fermer le tome jusqu’à sa toute fin. Et même lorsque le calme semble de retour, on sait que l’auteur a encore bien des récits à nous proposer, et qu’il n’est pas possible pour nous de refermer l’ouvrage avant son ultime page.


En guise de transition, Shinobu Seguchi nous fait un cadeau, à nous, mais aussi à ses personnages : un dernier hommage à Tsubaki, mort durant le tome précédent. Si on peut d’abord avoir l’impression que l’auteur remue le couteau dans la plaie, sa manière de conter ces adieux est aussi brillante que ce à quoi il nous a habitués dès qu’il s’agissait de dépeindre une séquence d’une puissante noblesse. Alors, chaque personnage y va de son petit mort et chacun exprime sa tristesse à sa manière. Les paroles de Renoma, bouleversantes à souhait, attestent l’évolution de cette petite troupe depuis les débuts de la série : de racailles solitaires, tous ont constitué une famille, une famille unie par le cœur plus que par le sang, et dans la mort aussi bien que dans la vie.


Alors, tandis que chacun retiendra, ou non, ses larmes, la fin du volume amène un chamboulement qu’on n’attendait pas. On refuse d’y croire, mais Shinobu Seguchi nous prend à contrepied, une fois encore, et se montre impitoyable envers ses lecteurs. Clairement, l’intrigue devra se justifier sur ce point tout, mais en attendant, c’est le souffle coupé et l’envie de crier à l’injustice qui nous habite lorsqu’on referme cet éprouvant volume vingt-deux.


En définitive, Prisonnier Riku nous livre ces tomes les plus incroyables avec le plan d’évasion. De l’intensité au tragique, le mangaka suscite beaucoup d’émotions à travers son récit. Et alors que le titre est sur le point de passer à son second cycle, l’impatience de retrouver Riku, Renoma et tous leurs compagnons au prochain volume demeure intacte.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

19 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
Dernières news News populaires News les plus commentées Fermer

Dernières News