L'art de Princesse Mononoke - Actualité manga

L'art de Princesse Mononoke

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 07 January 2020

Depuis 2018, les éditions Glénat ont le désir de remettre en avant les dérivés papier des films du studio Ghibli en éditant ou rééditant albums jeunesse, anime comics et artbooks. Après Mon Voisin Totoro et Le Voyage de Chihiro en 2018, 2019 fut une année de disette, mais 2020 démarre fort avec la sortie dès début janvier de l'album, de l'anime comics et de l'artbook de l'un des Ghibli les plus célèbres et appréciés, Princesse Mononoké ! Ici, c'est l'artbook qui nous intéresse, et celui-ci s'avère très copieux avec ses 220 pages.

L'Art de Princesse Mononoké, jamais sorti en France auparavant, s'ouvre sur une successions de poèmes écrits par Hayao Miyazaki lui-même, et mettant en valeur différents êtres vivants de son film et leurs légendes. S'en suit un texte prologue du cinéaste qui, sur une page, met en lumière ce qu'il a voulu faire avec ce film et le sens qu'il a souhaité lui donner. Une excellente mise en bouche d'une dizaine de pages, avant d'attaquer le gros de l'artbook.

Le plus gros, il se compose d'environ 150 pages de visuels annotés et divisés en 4 grandes parties: la malédiction du démon, les forges Tatara, la forêt du dieu-cerf, et L'affrontement entre humains et dieux-animaux. Dans un déroulé suivant les événements du film, on a l'occasion d'apprécier des dizaines et des dizaines de celluloïds, décors, esquisses et croquis préparatoires dont les annotations sont aussi brèves que claires et utiles. Certains visuels sont malheureusement un peu petits, mais dans l'ensemble on a tout le loisir d'apprécier les nombreux détails, d'autant plus quand les croquis préparatoires et les celluloïds (toujours présentés avant traitement) sont là afin de permettre également de mieux appréhender certaines évolutions de design du projet. C'est immersif, riche, et évidemment très beau.

S'en suit un document de 9 pages abordant en détails l'animation en numérique CG, Princesse Mononoké ayant été la première production Ghibli à adopter pleinement l'infographie et les technologies numériques. En se basant sur les proposes des membres du département infographie, cette partie décortique le processus: infographie, mapping avec les logiciels utilisés, morphing, compositing multitouche, colorisation par ordinateur... le tout avec de nombreux visuels permettant d'encore mieux appréhender les choses. Une partie plus technique et elle aussi très riche pour qui s'y intéresse, et qui laisse ensuite place à une galerie de 3 pages mettant à l'honneur les layouts de Hayao Miyazaki, superbes à observer, et donnant encore une meilleure idée du rendu que le maître a souhaité offrir à son oeuvre.

Les 14 dernières pages, elles, sont dédiées au journal de production du film, s'étalant d'août 1994 à juin 1997, et permettant d'avoir une bonne vision chronologique concise de la production du long-métrage.

Les textes sont traduits avec soin, clarté et sans fautes, le papier est de qualité, l'impression est très bonne avec un bon rendu des couleurs. Au vu de sa richesse, cet artbook se présente comme un incontournable pour les fans du film et du studio, tant on y découvre, redécouvre et observe de nombreuses choses.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

17 20
Note de la rédaction






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