Persona 5 Vol.6 - Actualité manga

Persona 5 Vol.6

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 25 Febuary 2021

Makoto a éveillé sa persona à son tour, et ainsi marque sa révolte contre la société, la jeune fille allant à l'encontre de la voie suivie par sa grande sœur. Pour les Voleurs Fantômes, il est venu le temps d'infiltrer le Palais de Kaneshiro, une banque sévèrement gardée et dont les profondeurs sont protégées par de solides obstacles. Il ne tient qu'à la subtilité de nos héros, et à l'esprit de leur nouvelles camarade, de déjouer tous ces freins.

L'arc centré sur Makoto Niijima vient s'achever dans un sixième tome dont la première moitié est largement dédiée à l'action. L'heure est venue, pour nos héros, d'infiltrer les lieux gardés par l'ombre de Kaneshiro, un segment qui implique d'adapter les mécaniques vidéoludiques, pas forcément propices à une transposition au format manga. Mais de nouveau, Hisato Murasaki s'en sort très bien de ce côté : En très bon narrateur, il garantit un rythme vif et ne garde que quelques subtilités propices à l'environnement de la banque, afin de mener une phase d'exploration dynamique et qui ne semble pas sonner faux. Si l'expérience vidéoludique garantit une meilleure immersion, la proposition du manga reste très honorable.
On ne trouvera rien à redire non plus sur l'affrontement attendu contre Kaneshiro, à la fois drôle mais parsemé de jolies touches épiques, notamment dans la manière qu'a l'auteur de faire sienne l'esthétique du jeu pour les planches stylisées qui marquent le climax de la bataille.

Mais paradoxalement, c'est bien « l'après » qui retient davantage notre attention, quand même bien il occuperait moins de place dans ce volume. Les actions des Voleurs Fantômes ont de répercussions tandis que le quotidien d'Akira se rythme de nouvelles avancées, tout un programme joliment exploré ici. On n'a jamais l'impression que le récit en dit trop ou trop peu, chaque scène ayant alors un rôle à jouer, qu'il s'agisse de la méfiance toujours plus grande de Sae et Akechi contre les voleurs de cœur, ou encore le focus sur Sojiro qui montre les signes d'un build-up qui n'aura lieu que dans les prochains tomes. L'avantage sur un tel portage, c'est que l'intrigue globale est connue par l'auteur (et beaucoup de lecteurs) en amont, l'artiste ayant le loisir de composer à foison pour nourrir ce scénario d'avance.

Peut-être moins percutant que les précédents opus dans ses thématiques (Kaneshiro étant l'archétype du mafieux résultant du gamin brimé qui a mal tourné), ce sixième tome de Persona 5 convainc toujours, grâce à un récit bien garantit et dosé, en tout cas suffisamment pour ne pas perdre les néophytes. L'essentiel du scénario est là, l'auteur ne se disperse pas dans les sous-intrigues, et c'est ce qu'il y avait de mieux à faire pour rendre justice au soft d'Atlus.

Et pour les joueurs à peu près à jour sur les parutions vidéoludiques de la série, la surprise de ce tome est de taille : Une certaine demoiselle issue de l'opus Royal fait son apparition, laissant prévoir que le manga adaptera aussi le contenu de la version supplémentaire de P5. Il y a largement le temps d'ici là mais, si Hisato Murasaki suit cette démarche, il proposera bel et bien l'un des meilleurs arcs narratifs de la licence. Traité par sa patte, il y a de quoi être curieux.
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

15 20
Note de la rédaction






MN Actus
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