Murciélago Vol.7 - Actualité manga

Murciélago Vol.7

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 15 October 2020

Chronique 2 :

Une nouvelle affaire de grande ampleur tombe sur la police, qui va avoir fort affaire pour contrer les plans du dénommé Tôkichirô Higaki. Ancien chef d'un groupe d'extrême-droite d'après-guerre qui était nommé les "Lions indomptables", cet homme vient tout juste de s'évader de prison de manière radicale, en semant le sang et la mort sur son passage. Et, épaulé par de nouveaux alliés aussi cinglés que lui, il est bien décidé à reprendre ses activités, en ne tardant pas à organiser l'assassinat de trois députés, non sans blesser plusieurs policiers. Pire, le bonhomme menace de lâcher en ville un redoutable poison mortel qui attenterait sans nul doute à la vie de nombreux civils... Pour la police, pas le choix: il va à nouveau falloir faire appel au service de Kuroko.

Le septième opus de Murciélago nous lance donc dans une nouvelle affaire qui s'annonce un peu plus ambitieuse que la précédente, dans la mesure où elle n'est pas du tout bouclée à l'issue de ce tome. Pour l'instant, Yoshimurakana se contente surtout de faire progresser son récit autour de l'enquête parallèle de la police d'un côté et de Kuroko et ses alliées de l'autre.

Dans les faits, l'auteur offre quelque chose d'assez simple et linéaire. S'il surfe volontiers sur les sphères politiques, sur certains de ses problèmes, mais aussi sur les menaces liées à l'extrémisme tout en offrant de vagues échos à certains événements s'étant réellement passés ces dernières décennies, il ne faut rien attendre de très approfondi sur ces plans-là, le mangaka restant en surface juste pour le bien de la progression de son histoire. Mais qui sait, peut-être y aura-t-il un peu plus d'approfondissements là-dessus par la suite ? En attendant, on a aussi droit à quelques petits rebondissements, notamment la possible présence d'un traître au sein même de la police, mais cette donne se voit assez vite très limitée en n'instaurant pas vraiment de mystère. Quant à l'enquête en elle-même, elle donne l'impression de vite progresser, mais elle joue plutôt bien sur la progression parallèle de Kuroko et de la police dont les méthodes sont évidemment bien différentes, ainsi que sur la présence d'alliées se regroupant autour de notre héroïne. Ainsi, on reste facilement intéressé par l'informatrice Narumi, par le retour entraperçu de Kuchiba, par le rôle qui devrait être offert plus tard à à l'ancienne championne de combats de rue Sabiura... sans oublier, bien sûr, Hinako qui fait encore des siennes !

Et sur ce dernier point, notons que l'auteur ne s'éloigne jamais beaucoup de sa petite part d'humour, qui doit encore beaucoup à Hinako, quand bien même le comique sur cette jeune fille se renouvelle peu. Cette dernière amuse notamment pour le quiproquo qu'elle fait naître en Kuroko concernant Chiyo, ou pour ses quelques lubies biens à elles (le scarabée d'or...) quand tout le monde s'attèle à l'enquête pour dénicher Higaki et ses nouveaux alliés. Egalement, la pointe d'érotisme autour des penchants de notre héroïne n'est pas oubliée, en prenant la forme d'un court chapitre bonus chargé de combler le "manque".

En résulte un volume à la teneur assez simple, peut-être même trop simple par moments, mais qui fait efficacement son office avec une première partie d'affaire assez efficace et intrigante, le tout semblant surtout préparer le terrain pour une suite qui devrait être plus mouvementée !


Chronique 1 :

La police est en alerte : Tôkichirô Higaki, dangereux leader d'un ancien groupe d'extrême droite, organise son évasion violente de prison assassine de sang froid plusieurs député, avant de proférer des menaces encore plus sérieuses. Kuroko est aussitôt appelée à la rescousse pour découvrir la planque du criminel, tandis que la police fait directement face an danger, soupçonnant même un traitre dans ses rangs...

Après un précédent volume en demi-teinte car moins bien géré dans sa violence, parfois survenue de manière un peu trop gratuite et immorale (ce qui a pu plaire à certains), Yoshimura Kana recentre son récit avec un opus à la formule plus classique : La nouvelle menace est présentée via le point de vue de la police qui fait appelle à la charismatique tueuse. Du moins, le récit intervient après un premier chapitre drôle et léger qui mise sur la très comique aura insouciante de Hinako.

Mais le cœur du volume, c'est ce début d'arc face au criminel qu'est Tokichirô Higaki. Un début, oui, car cette histoire ne trouve pas de conclusion dans cette fin d'opus, laissant la place au suspense et à l'attente du tome suivant. Et d'entrée de jeu, on peut être surpris par l'idée qui entoure ce nouvel ennemi, un ancien dirigeant d'un groupuscule terroriste d'extrême droite. Le mangaka s'attaquerait donc à la politique avec cet arc ? Il est un peu tôt pour juger cela, puisque les motivations du criminel demeurent floues, et la qualification extrême-droitiste de Higaki étant utilisée davantage comme un enrobage, et non comme une réelle volonté de dénonciation pour l'instant, même si l'ensemble renvoie à des événements qui sont réellement survenus au Japon.

Reste que l'idée est particulièrement attrayante puisque la dangerosité de l'adversaire, mêlée à ses imminentes actions meurtrières, plantes des enjeux nets et efficaces en terme de suspense. Aussi, le volume profite d'un bon rythme dans sa progression, puisque Yoshimura Kana dépeint les chemins de la police d'un côté, et de Kuroko de l'autre. Deux segments aux tonalités différentes puisque le parcours de l'héroïne est davantage marqué par l’excentricité propre à la série, et qui se rejoignent finalement pour faire progresser l'ensemble. L'action n'est donc pas maîtresse dans cette première partie d'arc, davantage centrée sur l'enquête. Mais une enquête plaisante, notamment pour la mise en avant de la section policière. A ce titre, Yoshimura Kana joue bien avec les doutes du lecteur, puisqu'on est tenté de vite désigner le traitre parmi les personnages présentés. Le récit en cours est propice à une gestion du suspense, ce que l'auteur fait ici efficacement. Et peut-être est-ce parce que la tension est lourde dans ce tome que le mangaka se laisse aller dans un chapitre bonus, mêlant érotisme et humour, comme s'il n'avait pas eu sa dose de sport de lit entre Kuroko et une nouvelle cible.

Après un sixième tome plus en demi-teinte, la suite de Murciélago redore le blason de la série avec une première partie d'enquête intéressante et jonglant efficacement entre le suspense et les notes décalées habituelles. Au terme de la lecture, il y a une réelle envie de découvrir le fin mot de l'histoire, tout en se demandant si Yoshimura Kana assumera les dénonciations politiques entreprises dans ce tome.
  

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

14.5 20
Note de la rédaction






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