Mon amour à tout jamais - Actualité manga

Mon amour à tout jamais

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 04 December 2014

Critique 1



« Mon amour à tout jamais » est le spin off du « Labyrinthe des sentiments », titre qui était sorti au Japon en 2008. Quatre ans plus tard, Kou Yoneda nous offre une histoire parallèle, non pas sur les deux personnages principaux Shima et Togawa, mais sur Ryo Onoda, personnage qui était également présent dans un rôle secondaire. Ici, Onoda prend le rôle principal et l’auteur nous fait plonger dans ses tourments sentimentaux.


Harumi Deguchi et Ryo Onoda se rencontrent un soir par hasard lors d’une soirée où ils ont été invités par une connaissance commune. Depuis ce jour, ils passent de temps l’un avec l’autre, partageant des moments de complicité en toute amitié. Harumi commence à se sentir attiré par Onoda, mais ce dernier est déjà en couple avec une femme. Il décide donc de ne rien révéler et de rester aux côtés de Onoda en tant qu’ami.


Le point d’entrée de ce spin-off est Harumi Deguchi et non pas Ryo Onoda, personnage secondaire du « Labyrinthe des sentiments ». Ainsi, l’auteur peut développer un nouveau personnage et une nouvelle relation. Nous allons donc suivre le périple amoureux de Harumi Deguchi durant trois années. Contrairement à Shima qui ne cachait pas son orientation sexuelle et qui par conséquent en souffrait, Deguchi choisit de ne pas révéler son homosexualité. Et nous sommes là en face de toute l’ambiguïté de Deguchi. En effet, il se dit à lui-même qu’il est franc, qu’il n’a rien à cacher sur ses choix. Mais dans son comportement quotidien, il préfère se fondre dans la masse pour éviter les vagues et donc ne pas révéler son orientation sexuelle. Ces choix lui joueront des tours et il le comprendra quand il tombera sous le charme de Ryo Onoda. Ne dérogeant pas à sa règle de conduite, Deguchi préféra jouer le rôle de meilleur ami au lieu d’avouer ses sentiments. Or, à rester au second plan, à ne pas prendre d’initiative, Deguchi risque tout simplement de passer à côté d’une histoire d’amour…


L’auteur rythme son récit en nous montrant les points de vue différents à chaque chapitre entre celui de Deguchi et celui de Onoda. Il est intéressant d’observer les réactions différentes des personnages et également les attentes divergentes. Kou Yoneda s’amuse également à faire intervenir Shima et Togawa avec parcimonie au fil de son récit, pour le bonheur de ceux ayant lu le « Labyrinthe des sentiments ».


Concernant les graphismes, les traits sont soignés et le style bien maîtrisé. L’auteur utilise souvent des trames vides ce qui peut donner une ambiance un peu froide. Quant à l’édition, elle est correcte comme d’habitude.


Il est agréable de lire ce spin off du « Labyrinthe des sentiments » et l’auteur s’est fait plaisir et nous a fait plaisir. Des sentiments, de la douceur et une petite pointe d’humour rendent ce titre plaisant.


 


 


 


Critique 2


Employé de bureau, Harumi Deguchi cache à ses collègues qu'il est gay, mais ne se prive pas pour aller fricoter avec des hommes, y compris pendant son temps de travail, pour des aventures sans lendemain. Pourtant, un jour, sans qu'il s'en soit rendu compte, il est tombé amoureux de Ryo Onoda, un collègue hétéro. Cet amour, pendant trois années, n'a cessé de grandir. En continuant ses brèves histoires de sexe avec d'autres hommes, Deguchi pensait pouvoir en faire fi et rester un simple ami, mais ce qu'il ressent est toujours plus fort... Pourtant, il a toujours autant de mal à se décider à tout avouer. Après tout, Onoda est hétéro, et à ses côtés il y a aussi Shima, un mignon gay reconnu qui sort avec Togawa...


Les noms de Shima et Togawa vous disent quelque chose ? C'est tout à fait normal, puisque Mon amour à tout jamais se présenté comme un spin-off du Labyrinthe des sentiments, autre titre de Kou Yoneda sorti chez Taifu. Mais ici, Shima et Togawa ne sont que des personnages secondaires, le récit se focalisant sur les amours tourmentés de Deguchi, puis d'Onoda.


Et c'est un résultat à nouveau tout en nuances et en subtilités que nous offre l'auteure. Adepte du travail sur la psychologie des personnages, Kou Yoneda s'applique d'abord à faire ressortir les tourments intérieurs d'un Deguchi qui ne peut se résoudre à se déclarer à un hétéro confirmé. La peur de se faire rejeter, de briser une relation amicale et de voir Onoda s'éloigner de lui se ressent bien à travers le personnage, qui a pourtant de plus en plus de mal à contenir ce qu'il ressent et conserve tout au fond de lui, sa seule échappatoire étant la poursuite d'aventures d'un soir. Seulement, ce qui doit forcément arriver arrive, et quand Deguchi se déclare enfin, Kou Yoneda a le génie de changer radicalement de point de vue en se focalisant sur les pensées et tourments d'Onoda, qui doit faire face à cet événement qui était inattendu. Comment doit-il percevoir les sentiments de Deguchi ? Doit-il se sentir flatté ? Doit-il répondre favorablement ? Que ressent-il au fond de lui ? Même si c'est un peu trop bref, Kou Yoneda pousse son personnage, hétéro attirant l'amour d'un gay, à se poser les questions qu'il faut. Mais certaines révélations de Deguchi sur ses histoires sans lendemain risquent fort de le faire déchanter...


Onoda peut-il accepter cet amour et les pratiques de Deguchi auxquelles il n'est certainement pas habitué ? Les tourments psychologiques se poursuivent, y compris quand un pas est enfin franchi et qu'une relation s'installe. Celle-ci peut-elle être fiable ? Le manque de confiance d'Onoda et les craintes persistantes de Deguchi dans son amour pour un hétéro ne risquent-elles pas de tout briser ? On vous laisse le soin de découvrir ça.


Dans tous les cas, c'est une nouvelle réussite que nous offre Kou Yoneda. Une nouvelle fois, l'auteure s'applique, même brièvement, à faire réfléchir et évoluer ses héros, et soulève habilement quelques thèmes forts comme le manque de confiance, les complexes par rapport aux autres, les incertitudes d'une relation naissante ou la comparaison entre homosexualité et hétérosexualité, pour un résultat plutôt posé, tendre et assez intime. Et puis, cela fait plaisir de revoir en arrière-plan ces chers Shima et Togawa !




Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Einah

15 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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