Misérables (les) Vol.5 - Actualité manga

Misérables (les) Vol.5

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 20 Mai 2016

Marius, qui a toujours pensé du mal de son géniteur et soutenu son grand-père royaliste, a finalement découvert la bonne personne qu’était son père, lui bonapartiste, et quitte le cocon familial en soutenant fortement sa cause. Se promenant dans le parc à proximité de sa demeure, un austère appartement, il observe chaque jour Cosette accompagnée de Jean, la beauté de la jeune fille le faisant vite tomber amoureux. Marius s’engage alors dans une quête de l’identité de celle qu’il surnomme « Ursule », ne connaissant pas son nom, sans même se douter que sa recherche associée à la découverte de ses discrets voisins va permettre à bien des chemins de se croiser, et pas forcément pour le mieux…

Ce cinquième tome finit d’adapter le livre sur Marius en prenant cette fois plus de temps pour plante le récit qui repose sur suffisamment d’éléments pour nécessiter un traitement minutieux. C’est d’abord le personnage de Marius qu’il nous faut connaître davantage puisque l’opus précédent était allé très vite à son sujet et ne s’était interrogé qu’à ses origines. Celui que Victor Hugo décrit comme un portrait de lui-même revêt alors une grande importance au sein de l’intrigue et agit même comme protagoniste de ce tome tant il devient progressivement le levier du scénario actuel, l’issue de l’histoire dépendant en grande partie de lui. Personnage alors abstrait dans le tome précédent pour ceux qui découvrent le récit par cette monture manga, Marius acquiert beaucoup plus de couleur. Au jour d’aujourd’hui et dans ce type de support, on pourrait l’assimiler à un héros de shônen assez classique agissant au nom de valeurs nombres. Mais dans son genre, Marius s’avère passionnant à suivre et si ses penchants politiques se font plus discrets ici, ses intérêts amoureux et son évolution sont suffisamment denses pour faire de lui un personnage plaisant à suivre.

Toutefois, Marius n’est qu’un fragment de ce volume qui prouve encore une fois la maîtrise de l’intrigue de Victor Hugo qui opère une véritable croisée des chemins de ses personnages. La série prend même quelques allures d’œuvre à suspense et opère une montée en puissance remarquable qui met à contribution toutes les principales figures importantes de l’intrigue, et ce de manière logique et cohérente. En tant que divertissement, le tout est donc diablement efficace et appuyé par une mise en scène qui, si elle est peut-être moins audacieuse que dans les premiers volets, s’avère toujours percutante lorsqu’il s’agit de présenter visuellement le personnage de Jean Valjean.
Aussi, c’est bien la double lecture qui peut être faite du tome qui rend celui-ci particulièrement riche. Encore une fois, tout provient de l’intrigue de Victor Hugo, mais la symbolique de ses personnages s’avère toujours plus creusée, chacun s’enfonçant dans son rôle sans se détourner, afin de les rendre complexes et même quand ces derniers représentent à l’heure actuelle des figures que nous avons l’habitude de voir dans la fiction. Le contexte historique du scénario est évidemment à prendre en compte, et il suffit à donner de la consistance aux événements et aux protagonistes.

Difficile alors de décrocher que cet opus une fois la lecture entamée, tant Takahiro Arai nous livre une adaptation efficace, riche scénaristiquement et prenante visuellement, du roman de Victor Hugo. Et tandis que le tome précédent était allé assez vite sur les événements de l’histoire, cette suite se rattrape et prend largement le temps de se poser. Autant pour les fidèles de l’œuvre de Hugo que pour ceux qui découvrent Les Misérables par le médium présent, la lecture est toujours aussi qualitative !


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

17 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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