March comes in like a lion Vol.6 - Actualité manga

March comes in like a lion Vol.6

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 20 December 2017

Parce qu'elle a tout naturellement soutenu une amie chère qui était victime de brimades au collège, Hinata est devenue à son tour la cible de certaines élèves de sa classe, et son sourire si joyeux a laissé place aux larmes. Une situation qui rappelle certaines choses du passé à Rei, mais il aimerait éviter de reproduire ses propres erreurs et soutenir la jeune fille... Mais comment ?


Oui, comment ? Cette interrogation, Rei n'est pas le seul à se la poser. Entre autres, Akari se demande elle aussi comment elle doit agir, quelles paroles elle doit avoir, en tant que grande soeur. Certaines réponses pourraient venir du grand-père, et Chica Umino délivre alors un début de tome très sensible et très juste dans les dialogues, où elle évoque le problème du harcèlement scolaire et des solutions qui peuvent être apportées d'un point de vue très adulte et mûr. On retient notamment les doutes d'Akari, qui regrette déjà certaines paroles. En cette période difficile pour sa petite soeur, il ne faudrait pas lui enlever son seul lieu de réel réconfort... Mais il faut souligner aussi l'irresponsabilité de l'enseignante de la collégienne, qui évite soigneusement de s'embarrasser du problème en culpabilisant presque Hinata. Malheureusement, ce genre de prof est une triste réalité...


Et côté shogi, alors qu'il avance dans le tournoi des jeunes talents, Rei se confronte encore à un autre problème lié à un proche : donnant tout dans le shôgi, le fragile Nikaidô finit par s'effondrer en pleine rencontre. Un événement poussant le jeune Kiriyama à s'interroger de plus belle, sur ce qu'il peut faire, et sur sa manière de voir les autres. A l'heure où on lui reproche parfois de se prendre pour le centre du monde, il prend conscience qu'il a toujours pris soin d'éviter d'en apprendre plus sur Nikaido, alors que dans le fond il savait très bien depuis toujours que quelque chose n'allait pas chez lui. L'heure est sans doute venue de réparer cette erreur, et c'est à travers Shimada que l'on découvre plus en profondeur le passé de l'autoproclamé rival de Rei. On entrevoit une enfance dépourvue de bonheur à cause de la maladie, et surtout un garçon qui ne veut pas être traité comme un faible, qui veut prouver la valeur de son existence. Et le shôgi et son seul moyen pour ça et pour se sentir libéré de ses poids. Derrière sa jovialité apparente, Nikaido renferme de profondes douleurs, qu'Umino décortique avec beaucoup de justesse, et qui ne font que rendent le personnage encore plus attachant et humain.


Dans ce tome, un match de shogi, bien que rapide dans son abord, revêt une importance assez symbolique : celui contre Subaru Hachiya, un homme surnommé "l'agacé" ou "abeille", car il a toujours l'air agressif : claquant la langue ou agitant les jambes en pleine rencontre, il semble agir sans se soucier des autres... Un comportement dont Rei prend bien conscience, lui qui commence justement à s'ouvrir aux autres depuis quelque temps.


Que ce soit Hinata qui veut quand même effectuer son voyage scolaire, Nikaidô qui se donne toujours entièrement dans le shôgi, ou même Hachiya qui souhaite commenter son match longuement, Rei prend conscience que les gens autour de lui continuent de se battre jusqu'au bout à leur manière, et cela pourrait l'aider à comprendre comment il peut à son tour épauler Hinata, voire s'aider lui-même. Il veut soutenir la collégienne, mais aussi faire honneur à Nikaido, mais ne sait d'abord pas comment. Alors, simplement, il veut gagner, peut-être n'en a-t-il jamais eu autant envie. Aussi, car il ressent le désir qu'on ait besoin de lui.


"On fait tous ça pour gagner... une petite place où exister."


Autour d'un Rei qui continue son évolution, Chica Umino excelle pour approfondir et mettre en avant toute une galerie de personnages qui se révèlent petit à petit et qui ont tous leur importance. Dans ce grand théâtre de la vie, la mangaka brille toujours pas la sensibilité de son trait et par la justesse folle de ses textes, qui ont beaucoup de choses à véhiculer.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

17 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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