Maiden Rose Vol.1 - Actualité manga

Maiden Rose Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 31 December 2012

L’histoire de ce premier tome, qui a déjà connu un anime à son service, s’ancre dans un univers réaliste mais un peu trafiqué. On dirait la seconde guerre mondiale, mais à la sauce de l’auteur. Taki Reizen est un jeune prince de la famille impériale. Il est à la tête de la division « Maisen Rose » de l’armée. Il doit mener ses hommes à la bataille, les faire gagner. Il gère tout un bataillon et ses capacités stratégiques sont fortement reconnues, même s’il est par ailleurs détesté par ses pairs qui ne font pas partie de la même culture. Il est plus ou moins secondé par un indépendant très mystérieux, Klaus. Il ne vient lui non plus pas du même endroit que ses camarades et il est donc mis à l’écart. Il a rencontré Taki et est tombé sous le charme si particulier de ce prince asiatique. Par amour pour lui, il lui a juré fidélité et est devenu son chevalier. C’est pourquoi il le protège, l’aide à mener cette guerre qui n’est pourtant pas vraiment pas la sienne. Il est juste passionné par Taki et ne fera rien d’autre que le suivre au bout du monde s’il le veut. Mais plus qu’une belle histoire d’amour réciproque, on assiste à une passion dangereuse, destructrice. Taki gouverne en plein jour et Klaus agit dans l’ombre, mais dans l’intimité c’est ce dernier qui domine totalement son petit prince. Klaus va finir par tâcher et souiller la pureté de Taki qui était une figure emblématique de la noblesse, se retrouvant tout à coup utilisé comme un vulgaire objet sexuel. 


On s’éloigne donc clairement des facilités des yaois classiques, et l’auteur décide de nous emmener dans un pays en guerre, déchiré par la mort, le sang, la violence. Elle doit donc représenter les combats, les enjeux de la bataille, et les changements de position des protagonistes principaux qui s’échangent le pouvoir l’un sur l’autre dans l’intimité. Le contexte est donc un peu plus original que l’ambiance policière, mafieuse ou lycéenne. Par contre, la construction de ce premier tome et un peu compliqué. Le dynamisme est là mais … c’est désordonné. On commence par la fin, on revient de flash-back en flash-back … Bref, on se perd. C’est très rapide, et on ne comprend pas forcément toutes les implications entre les personnages. Dommage, même si l’action c’est très agréable et que l’on ne s’ennuie pas du tout. Disons que les rebondissements du récit ne nous aident pas puisque c’est en parallèle que l’on apprend tout le reste. Et puis, toute la relation des protagonistes est basée sur la violence et uniquement cela. On ne comprend pas vraiment d’où ça vient ni pourquoi c’est ainsi que l’histoire est développée. 


Les graphismes, par contre, sont plus virils que la majorité des yaois que l’on connait. Les carrures, notamment celle de Klaus, sont plutôt carrées et masculines et moins fines que dans la majorité des boy’s love. Les actions sont bien décrites et représentées, avec des fonds remplis par le dynamisme du contexte. Toutefois, il manque un peu de grâce aux protagonistes et certaines pages manquent clairement d’émotion. On ne décèle pas vraiment les sentiments des personnages, surtout ceux de Klaus qui reste très hermétique, n’ayant pour but apparent que de protéger puis violenter Taki pour coucher avec lui. On remarque aussi quelques erreurs de proportions et la volonté de l’auteur, en rendant le tout plus viril, casse un peu la sensualité quand Klaus a l’air d’avoir une mâchoire plus que rectangulaire … De plus, mis à part dans les scènes d’action, les arrières plans sont un peu trop vides. Bref, un premier tome qui ne nous convainc pas encore tout à fait. Parce que franchement, mis part l’originalité du contexte, le titre n’a rien de vraiment convaincant. 


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
NiDNiM

13 20
Note de la rédaction
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