Magie interieure Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 24 May 2010

Lorsque sa mère est morte, Haruko Morimiya a hérité de son nom de sorcière ainsi que de ses pouvoirs et du messager des dieux qui l’accompagnait. Désormais appelée Cynthia par son chat Silk, la jeune fille a été bercée de magie durant son enfance, grâce à une mère aimante qui lui insufflait courage, force et détermination par des sortilèges bienveillants, tirés de la force du soleil et de la lune. Haruko se console de cette disparition grâce à son chat, avec qui elle peut parler en rêve, grâce à ses pouvoirs. Parce que dans sa nouvelle école, située non loin de son nouveau domicile, à savoir chez sa tante puisque son père est parti à L.A, les amis se font rares. Abandonnée par sa mère, voilà que la jeune fille se trouve loin de son père et sans véritables amis. Heureusement, gagner un prix dans le concours organisé dans son collège lui permet de mieux apprendre à connaitre deux de ses camarades, et à les considérer comme de bonnes compagnes. Seulement, le revers de la médaille de cette victoire se manifeste rapidement : des lettres anonymes qu’elle trouve un peu partout. Ces étranges écrits lui demandent de chasser une sorcière qui se serait installée dans l’école, tout en livrant des informations qui la renvoient étrangement à elle-même. Ainsi, la sorcière deviendrait aussi le chasseur, et tout cela bouleverse la jeune fille qui va trouver réconfort chez un garçon de deuxième année, bien décidé à la protéger …

Les lecteurs du splendide Global Garden seront ici bien déçus d’avoir perdu Ruika qui, forte et téméraire, avançait vers son but. Ici, Haruko passe son temps à pleurnicher sur l’épaule de tout le monde, se contente de ne rien faire à part se plaindre et ne nous divertit même pas avec ses pouvoirs. On entend parler de sorcière dans tous les coins, sans vraiment en rencontrer, à part sur la fin, où une seconde sorcière débarque. Peu de logique, c’est un conte très enfantin que nous propose ici l’auteur, avec des personnages soit disant hauts en couleurs mais surtout très stéréotypés (le beau gosse ténébreux, le dragueur nonchalant qui ne l’est pas tant que ça, l’amie intéressée et l’autre, douce et sincère). En guise de magie intérieure, on a des rêves tous plus inutiles les uns que les autres, si ce n’est pour nous présenter les prophéties d’un chaton bien mignon mais pas forcément logique dans ses sautes d’humeur. Haruko a bien du mal à nous séduire, et peu de lectrices parviendront à s’identifier à cette geignarde qui ne fait pas grand-chose pour avancer, se défendre ou riposter. Ajoutons à cela un flagrant manque de mystère et d’humour, et la série s’annonce clairement comme un raté. Peut être qu’un très jeune public y trouvera satisfaction, en attendant Saki Hiwatari est bien en dessous de ce qu’elle peut nous proposer par ailleurs. A éviter, manifestement.

Au niveau des dessins, le trait maladroit de la mangaka est ici évident, et les ressemblances que l’on retrouve entre les différents titres de l’auteur dérangent quelque peu. Le vide également, en n’offrant qu’un environnement très limité et en focalisant notre attention sur les vices du scénario. Les visages sont souvent asymétriques, rarement vraiment beaux, les expressions exagérées à l’extrême et le tout laisse une impression assez fade. Au niveau de l’adaptation, on ne saurait lister toutes les erreurs de traduction, d’inattention ou même de français. Delcourt rend ici un travail pour le moins assez mauvais, avec des polices de caractère parfois difficiles à lire, et dont la seule qualité sera au niveau des onomatopées, traduites et adaptées. En tous les cas, l’éditeur ne porte pas en gloire le travail plutôt médiocre de l’auteur. Très difficilement sympathique, on connait la mangaka en plus grande forme et on passe facilement notre chemin sur cette série, heureusement terminée en quatre tomes.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
NiDNiM

11 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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