Ma gamine, la fac et moi Vol.4

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 28 December 2016

C'est fou ce qu'une toute petite vie peut changer plusieurs personnes, et Sumire, qui continue de grandir et atteint les deux ans dans ce tome, en est la preuve.
Il y a évidemment Jun en tête : depuis qu'il doit s'occuper de cette petite fille qui est peut-être son enfant, il commet certes encore des maladresses, mais s'applique à tout faire pour bien l'éduquer. Il veille sur elle, a mûri sur le plan de ses relations avec les filles, s'est me^me mis en couple avec Yûko pour un amour sincère...
Yûko qui, justement, est au coeur d'une bonne partie du volume. Alors que Sumire est une des enfants dont elle s'occupe à la crèche et qu'il lui est normalement déconseillé d'avoir une relation avec un parent, la sage jeune femme pourra-t-elle aller plus loin dans son amour pour Jun ? En nous plaçant du point de vue de Yûko, le début du tome nous permet de mieux cerner la sincérité de ses sentiments, mais aussi d'en apprendre plus sur son passé (notamment son enfance aux côtés d'une mère qui l'a élevée seule, aussi), et il en ressort avec une certaine justesse de nettes évolutions dans cette relation amoureuse en devenir. On y appréciera aussi la relative bienveillance de la principale de la crèche.
Enfin, il y a Gorô, l'"autre père" de Sumire, qui déclarait il y a encore peu de temps n'avoir aucunement l'intention d'élever Sumire, mais qui lui aussi change peu à peu devant cette adorable frimousse. Le 3ème volume laissait envisager des évolutions dans le coeur du jeune acteur, et cela se confirme dans cet avant-dernier tome puisqu'il pousse Jun à prendre une décision capitale dont nous découvrirons la conclusion dans le 5ème et dernier opus.

Ce tome est sans doute celui qui intrigue le plus autour des principaux personnages adultes : que ce soit Jun, Gorô, Yûko ou Kaoru, tous seront affectés suite au prochain test ADN, et Riku Kurita gère bien son coup dans ce tome en préparant bien le terrain et en sachant entretenir la tension, le seul regret étant la grosse facilité dans les retrouvailles avec Kaoru (comme par hasard, elle était dans cet hôtel à ce moment-là...).
En parallèle de tout cela, la petite Sumire reste évidemment au coeur de l'oeuvre, et pendant que les adultes s'agitent et s'inquiètent autour d'elle, elle continue peu à peu de grandir : apprendre à aller au po ou à marcher, vivre une sortie avec Gorô, jouer à la dînette... sont autant de choses que Riku présente, même brièvement. Et en évoquant à nouveau des cas de parents célibataires, ou en mettant en avant quelques situations délicates comme la difficulté de gérer un enfant dans les transports en commun, la mangaka montre bien qu'élever un enfant est un apprentissage permanent.

En trouvant le bon équilibre entre l'évolution de sa toute jeune héroïne et celle des jeunes adultes gravitant autour d'elle, Kurita parvient à offrir un beau volume, qui arrive en prime à accentuer une certaine tension autour d'un final qui risque d'être émouvant.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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