King of Eden Vol.1 - Actualité manga

King of Eden Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 19 Febuary 2018

Critique 3
Les thrillers fantastiques ont le vent en poupe, et c'est quelque chose que Ki-oon affectionne particulièrement; il est donc logique que ce soit eux qui nous propose le mystérieux et intrigant King of Eden où nous retrouvons Takashi Nagasaki au scénario, auteur de talent ayant déjà travaillé aux côtés de Urusawa sur Pluto ou Billy Bat! Aux dessins par contre un auteur inconnu en France, Ignito qui pourtant possède une patte affirmée et précise! A partir de là tous les éléments sont réunis pour avoir une série de qualité, et ce premier opus semble tout à fait le confirmer! 
En Espagne, deux policiers s'aventurent dans un petit village qui n'a pas donné de signe de vie depuis une journée complète... Il fait nuit, sombre, pas un bruit, pas de lumière allumée...la tension monte! Soudain les policiers tombent sur un monceau de cadavres, tous déchiquetés! Au sommet de la pyramide de cadavres, un homme qui arrose le tout d'essence! Une bête saute alors sur un des policiers avant qu'elle ne soit abattue! L'homme est arrêté et parle d'un virus mortel qui transforme les hommes en bêtes... Le commissariat est lui aussi victime de l'infection et un nouveau massacre commence! A Séoul, une jeune archéologue est contactée par les autorités pour qu'elle apporte son aide: trois cas de villages contaminés ont été recensés, à chaque fois le même individu portant un trench coat qui brûle les villages après contamination... Il s'agirait lui aussi d'un archéologue que la charmante Lua Itsuki connaîtrait...ils étaient dans la même classe en primaire... Avec l'aide des services secrets, ils vont tenter de remonter sa piste...mais est-il réellement celui qu'on croit? Est-il responsable de ce virus ou tente-t-il de l'endiguer? De nombreux mystères n'attendent que d'être levés...mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises! 
L'entrée en matière (très joliment colorée sur plusieurs pages) nous plonge dans une ambiance glauque et effrayante, posant le cadre immédiatement: la série sera violente et sans concession! Plus nous avançons et plus on se croirait dans un épisode de Resident Evil (pour rappel le quatrième opus de la saga vidéoludique se déroulait en Espagne), et cela se confirme lorsqu'une créature monstrueuse, mélange de loup et de zombie, attaque l'un des policiers! Autre confirmation, outre le côté violent et horrifique, nous aurons aussi affaire à un titre fantastique! Apparaît alors celui qu'on pense être le personnage principal, celui qui trône sur la couverture...de façon assez pompeuse, avec sa silhouette qui ressort du brasier qu'il a lui-même allumé! A première vue on se dit qu'on a un héros poseur! Puis la scène suivante nous le présente comme un personnage indifférent à la mort des gens...au lieu de prévenir les policiers de ce qui les attend, il laisse les choses arriver... Maladresse des auteurs qui en voulant planter violemment le décor, tombent un peu dans la caricature...mais on chipote! 
C'est alors qu'on jette au visage une référence biblique qui va rendre la chose d'autant plus passionnante, et venant justifier le titre même de la série; Eden faisant bien évidemment référence au jardin du même nom, ayant vu apparaître Adam et Eve, mais plus important encore leurs deux fils Caïn et Abel! L'histoire des premiers humains nous est alors contée...et on a encore du mal à faire le lien! Le premier meurtre de l'humanité aurait été commis avec les dents... quel est le lien avec les morsures des créatures? Mais il se trouve que ces créatures sont humaines avant de se transformer sous les effets d'un virus pouvant s'apparenter à la rage... Que représente donc la marque de Caïn? Ce dernier pouvait-il se transformer en Loup? Voilà comment de fil en aiguille, remarquablement bien amenéné, on se retrouve sans s'y attendre avec une série de créatures mythiques tels que les vampires et / ou loups-garous sans trop tomber dans les clichés du genre... 
Au final, Teze Yoo, le mystérieux individu au trench coat semblant chasser les créatures, ne sera que peu présent dans ce premier opus, on suivra bien davantage la jeune et jolie Lua Itsuki qui va mener son enquête à travers le monde à la recherche d'indices et de réponses concernant Teze, mais aussi et surtout le virus! Et au départ tout ceci nous est présenté comme un virus, avant la fin du premier opus on va basculer vers quelque chose de plus exotique avec des origines fantastiques, renvoyant aux origines même de la création avec l'apparition des premiers péchés...il s'agit donc là d'une approche très tournée vers le catholicisme, mais dans son aspect plus fantaisiste que religieux! Ici on ne s'occupe pas des croyances, on ne s'intéresse qu'aux mythes et à ses créatures! 
Aborder le vampirisme (ou plus précisément la lycanthropie dans le cas présent, le virus ayant été justement baptisé "le loup") par le biais d'une contamination virale n'est pas une première, cela a été fait récemment par Guillermo del Toro dans sa série "The Strain", mais cela reste une approche peu exploitée et permettant un point de vue nous éloignant des clichés du genre. On retrouve pourtant des éléments communs avec la série pré citée tels qu'un hypothétique maître qui contrôlerait les créatures, ayant presque un droit de vie et de mort sur elles, des origines en Europe de l'Est (est-on loin des clichés ici?)
Mais ce qui apporte au titre un surplus et une nouvelle pointe d’originalité, c'est que tout ceci se trouve mélangé avec des actes terroristes, puisque les personnages traquent un marchand d'armes rependant une arme bactériologique! L'enquête des différents services (Coréen, Anglais, Internationaux) pour stopper ce marchand de morts va se recouper avec une enquête plus ésotérique dont les éléments nous seront dévoilés par petites touches à différents moments du récit.
Nous suivons différents personnages sur différents niveaux, Teze étant bien entendu celui qui semble posséder toutes les réponses, mais qui agit seul...il est donc la clé de tout ceci, une clé cachant encore bien des mystères! 
Si le scénario de Nagsaki avec les intrigues à tiroirs et des éléments parsemés ci et là ne surprennent pas, le dessin vient nous interpeller dans le sens où il renvoie fréquemment à celui de Urusawa, notamment au niveau des personnages. Il est précis et dynamique, Ignito parvenant à donner vie à des créatures réellement malsaines ainsi qu'à une ambiance qui peut l'être tout autant!  
Un premier volume vraiment accrocheur, nous plongeant dans une ambiance intrigante et nous donnant une furieuse envie d'en apprendre davantage! On pardonnera aux auteurs les maladresses de la mise en scène introductive de leur personnage et on attend la suite avec une grande impatience! 

Critique 2


Tout commence dans un petit village d'Andalousie, où deux policiers, en patrouille de nuit, constatent que tout est étrangement calme. Arpentant les rues  avec leur lampe-torche, ils ressentent la présence autour d'eux d'une ombre qui se faufile à très vive allure entre les maisons. En cours de route, ils tombent sur le cadavre d'un chien éventré, les tripes à l'air, puis sur de longues traînées de sang dans un escalier... Dans ce climat de plus en plus inquiétant et malsain, leurs pas finissent par les conduire sur une vision d'horreur : les cadavres des villageois, en morceaux, entassés les uns sur les autres. Puis une créature qui n'a rien d'humain les attaque, est tuée par leurs soins, avant que l'étrange silhouette d'un homme ne vienne brûler tous les corps... Pour quelle raison ? Qui est-il ?
C'est dans un climat sanglant, angoissant, proche de l'horreur, que s'ouvre King of Eden. La première nouveauté de 2018 des éditions Ki-oon nous vient tout droit de Corée du Sud, où elle est publiée chez l'éditeur Haksan, mais il s'agit d'une collaboration entre un dessinateur coréen et un scénariste japonais. Côté visuels, on découvre Ignito (ou Lee Sang-Cheol), jeune artiste dont c'est la toute première série en volumes reliés. Et côté histoire, on retrouve un nom dont la réputation n'est plus à faire : Takashi Nagasaki, appelé aussi Garaku Toshusai ou Richard Woo, est bien connu pour être le co-scénariste voire le scénariste de plusieurs séries dessinées par Naoki Urasawa : Master Keaton, Monster, 20th Century Boys, Pluto, Billy Bat... on le retrouve derrière tous les plus grands thrillers d'Urasawa. Mais la carrière de cet homme prolifique est loin de s'arrêter là : il a aussi été éditeur et producteur, et a signé d'autres scénarios complexes, dont ceux des mangas Dossier A et Inspecteur Kurokôchi.
Si son introduction semble diriger King of Eden vers le registre de l'horreur, et qu'en effet ce registre angoissant ne quittera jamais les pages, limiter l'oeuvre à ça serait une grosse erreur, car ce tome 1 pose des bases qui jouent sur d'autres genres, autour de l'archéologie, de l'Histoire du monde et des voyages. Au fil de notre avancée dans le volume, on comprend que Takashi Nagasaki jouera à nouveau beaucoup sur ces registres qu'il affectionne toujours. L'archéologie était déjà au coeur de Dossier A., les voyages à travers le monde sont l'une de ses marques de fabrique (dans Dossier A. Master Keaton, Billy Bat), et l'histoire le passionne (Histoire du Japon de ces dernières décennies dans Inspecteur Kurokôchi ou même 20th Century Boys, ou Histoire du monde à différentes époques dans Dossier A ou Billy Bat). Ainsi, il n'est pas du tout étonnant de le voir s'engouffrer une nouvelle fois dans tout ça, mais en variant encore les choses en ajoutant cette fois ce parfum d'horreur où fleure bon un parfum de danger sur l'humanité.
Dès la phase d'introduction passée, Nagasaki met en place ses pions les uns après les autres. Le lecteur découvre d'abord plus en détail le rôle du mystérieux homme ayant brûlé les cadavres, Teze Yoo. Est-il ami ou ennemi ? Quel objectif poursuit-il ? Il en découle d'autres informations : la même situation d'horreur qui s'est déroulée dans d'autres coins du monde où il est intervenu à chaque fois, les raisons de ses interventions face à une étrange maladie vieille de plusieurs siècles qui décime les habitants de ces villages, les raisons faisant que ce virus est réapparu... Puis les choses s'enrichissent encore quand apparaît Lua Itsuki, archéologue nippo-coréenne dotée d'un bon petit caractère (faut pas l'embêter, elle pratique le taekwondo), et ancienne camarade de classe de Teze, qui se retrouve chargée d'aider les services secrets coréens et d'autres pays à retrouver la trace de Teze qui est le principal suspect des massacres. Mais alors qu'une chasse à l'homme est lancée, le recoupement de pistes se fait de plus en plus inquiétant. Au programme, un insaisissable marchand d'armes biologiques qui semble faire du virus son gagne-pain en le vendant aux terroristes extrémistes de certaines parties du globe... et, surtout, le début d'une quête dans le passé lointain du monde afin d'essayer de comprendre d'où vient ce virus. Pour cette part archéologique et historique qui s'annonce passionnante, Nagasaki ne fait pour l'instant que jeter ça et là des premières bases, mais promet déjà quelque chose de riche, comme à son habitude, en évoquant divers éléments d'Histoire (les Neuri, le roi Darius 1er de la dynastie des Achéménides, la malédiction des pharaons, des écritures anciennes, Hérodote...) et des mythes de l'Histoire biblique (l'histoire de Caïn et Abel, le pays de Nod, les premiers meurtrier et menteur de l'Histoire...). A cela, l'incursion dans de nombreuses contrées (l'Andalousie, Tanger, , Berlin, Ordos, Londres, la Roumanie...) nous fait ressentir d'emblée que le danger plane sur le monde entier, tandis que certaines références très actuelles (Al-Qaida, l'IRA...) ancrent bel et bien le récit dans notre réalité.
Bref, tout ceci s'annonce passionnant sur la longueur, d'autant que le dessinateur accompagne très bien les choses. Pour une première oeuvre, Ignito épate souvent, et cela dès les premières pages où il témoigne d'un excellent sens de la mise en scène pour faire monter la tension, avec ce village plongé dans la nuit, puis les intérieurs assez lugubres du commissariat. Beaucoup d'angles de vue sont très soignés et sont portés par un travail assez élaboré sur les décors (intérieurs et extérieurs) et leurs trames. Le design des personnages et tout aussi convaincant. Certains apparaissent froids (comme Teze), d'autres se veulent plus anguleux, avec des façons de hachurer et de dessiner certaines parties du corps (sourcils, nez, cheveux...) qui parfois rappellent beaucoup un certain Naoki Urasawa (à tel point qu'à force, on peut se demander jusqu'où va l'implication de Nagasaki dans les histoires sur lesquelles il travaille, tant nombre d'éléments de narration, de mise en scène, et donc aussi de design se retrouvent d'une de ses oeuvres à l'autre alors qu'il n'en est pas le dessinateur).
En jouant sur l'Histoire du monde, sur l'horreur, ou encore sur le terrorisme, King of Eden s'offre une entrée en matière très prometteuse, où Nagasaki ouvre pas mal de pistes que l'on attend impatiemment de voir s'enrichir et se rejoindre.
Au niveau de l'édition, Ki-oon livre une excellente copie, qui séduit d'emblée avec de nombreuses premières pages en couleurs : pas moins d'une trentaine ! La traduction de Kette Amoruso est très claire, le papier est à la fois souple et assez épais, l'impression est excellente, et la jaquette est soignée avec un joli logo-titre doté d'un vernis et d'un bel effet de transparence.


Critique 1

Takashi Nagasaki est un scénariste dont on ne peut nier les qualités d'écriture. A l'origine de l'intrigue de Dossier A, il est aussi co-auteur sur certaines grandes œuvres de Naoki Urasawa comme Master Keaton et Billy Bat. A partir de là, il y avait de quoi attendre King of Eden au tournant. Au dessin, un certain Ignito, aussi connu sous le nom Lee Sang-Cheol, que nous découvrons pour la première fois en France.

King of Eden nous situe à notre époque contemporaine, alors que plusieurs cas de violents incendies frappent le monde. A chaque fois, une scène similaire : les cadavres calcinés découverts portent la marque de morsures. En Andalousie, deux agents de police sont sur le point d'assister aux origines de ces scènes. Les habitants d'un village sont portés disparus, et les deux policiers découvrent un amas de cadavres avec, sur eux, un homme bien vivant, prêt à mettre le feu aux preuves... Alors que l'arrestation de l'individu est imminente, un cadavre se réveille mais a pris une forme plus que bestiale, et agresse l'un des agents de police... Autre part dans le monde, une enquête sur ces événements a lieu, et tout va diriger une poignée d'individu vers un seul homme, Teze Yoo, celui que les policiers espagnols ont découvert... Mais est-il vraiment l'auteur de ces sordides tragédies ? Et quelle vérité peut cacher ces incendies dont les cadavres portent les marques de morsures ?

King of Eden est typiquement le genre de titre qu'on ne pourrait juger sur son seul premier chapitre. En effet, l'entrée en matière se révèle rythmée et violente, montrant la menace qui attend les personnages et le lecteur, avec des séquences sanguinolentes et monstrueuses particulièrement prenantes et qui mettent en avant un concept qui a le vent en poupe ces dernières années dans la fiction d'une manière générale : les virus faisant muter ses victimes en créatures cauchemardesques. Un premier aperçu de l’œuvre qui semble totalement classique mais qui titille très rapidement notre intérêt : certains mystères sont vite relevés, et l'aspect horrifiques des contaminés est suffisamment monstrueux et réussi pour nous faire adhérer. Mais peut-on résumer King of Eden uniquement à ça ?

La réponse nous est vite donnée : Pas du tout. L'intrigue concoctée par Takashi Nagasaki se ressent assez vite car dès la suite du récit, la violence se tait un peu (jusqu'à la dernière phase du récit du moins), et le scénario nous exposer davantage de personnages, ses réels enjeux, et toute sa mythologie. Nous parlant à la fois de mythologie et de terrorisme, l'auteur prend grand plaisir à dépeindre l'ébauche d'un scénario qui semble, pour l'heure, assez imprévisible dans les révélations qu'il garde sous le coude. Les différents échanges amènent la présentation d'un univers bien fouillé et qui réinvente différents aspect de nos propre légendes, à commencer par le mythe biblique d'Abel et Caïn. Difficile alors de ne pas être curieux à l'idée de savoir où le récit veut en venir, et c'est bien là la force ce de premier tome qui pose de solide bases, lançant habilement le récit.

Un autre aspect, typique du scénariste sur les travaux qu'il a dirigé avec Naoki Urasawa, est sa manière de dépeindre le périple de plusieurs groupes de personnages, parfois sans réelle fantaisie et ancrée dans une certaine ordinarité. Ce n'est pas le cas pour Teze Yoo, véritable figure énigmatique qui représente un peu le héros sombre et solitaire qui orchestrera les grandes avancées du scénario, mais les différents enquêteurs et archéologues constituant un second groupe d'acteurs de l'intrigue s'ancrent dans cette catégorie et permet de mettre en lumière, de manière crédible, tout l'univers de la série. Ce choix narratif, en plus d'éviter une certaine redondance dans la manière de conter l'histoire, apporte une réelle dynamique tant chaque vision apporte son petit quelque chose au scénario et, les enquêteurs visant rapidement Teze Yoo, les deux axes s'avèrent totalement complémentaire. En atteste une certaine maîtrise du récit sur ce premier tome, on est donc curieux de voir où le récit nous mènera.

Visuellement, le tout abord une ambiance globalement assez crédible et pesante, ce grâce au dessin d'Ignito. Fait curieux, celui-ci renvoie régulièrement au style de Naoki Urasawa, dans la mise en scène notamment et dans le style de certains personnages, rendant le rapport avec Takashi Nagasaki encore moins anodin. Reste qu'Ignito a un coup de crayon particulièrement habile, soulignant quelques trouvailles qui lui sont propres, ne serait-ce la représentation d'un bestiaire particulièrement effrayant, pas si loin des divers démons aux grands crocs très présents dans le cinéma d'horreur des années 80. On notera aussi que le dessinateur sait représenter la violence et l'horreur sans trop en faire. En effet, pas de tripes qui ressortent ou de flots de sang trop abondants, l'auteur nous livre ce qu'il faut d'éléments graphiques pour appuyer l'atmosphère du récit.

Du côté de l'édition, Ki-oon nous offre un travail de qualité. Pour la couverture, un notera un vernis sélectif du plus bel effet pour le titre de l’œuvre et la numérotation de l'ouvrage, sur un papier mât cohérent par rapport au ton de l’œuvre. La traduction de Kette Amoruso est de très bonne facture, le tout se lisant sans entrave, un travail pas forcément évident vu toutes les références mythologiques de ce premier tome.

Au final, King of Eden a de quoi surprendre à plus d'un égard sur ce premier tome. Partant d'un pitch de mort-vivant et de virus de manière banale, il vient vite prendre son lecteur à contrepied à travers des personnages intéressants et un scénario beaucoup plus fouillé qu'on ne l'aurait cru, dont les grandes clefs ne semblent pas être de suite à portée de main. Un excellent travail de Takashi Nagasaki sur cette intrigue donc, et un style visuel particulièrement soigné de la part d'Ignito, aboutissant à un premier tome particulièrement captivant et riche en promesses.

Critique 3 : L'avis du chroniqueur
Erkael

17 20
Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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