Kamiyadori Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 24 November 2009

Dans un futur apocalyptique, un mystérieux virus, le Kamiyadori, transforme les gens en de féroces créatures. Les contaminés sont pourchassés et exterminés par une branche de l'armée.

C'est, en gros, tout ce que l'on retient de ce premier volume de Kamiyadori, qui se contente d'introduire les bases de l'histoire et de nous présenter les principaux protagonistes parmi les membres de l'armée, qui, il faut le dire, s'avèrent très charismatiques car ils sont tous dotés de caractères bien trempés. Parmi ceux-là, le principal personnage semble être "Gadget", une jeune fille sauvage (elle n'hésite pas à mordre ses coéquipiers !) à la mine renfrognée, à peine capable d'aligner trois mots à la suite, et ayant pour principale obsession de tuer les ennemis. Elle a pour mentor un homme tout aussi intéressant, plus posé mais redoutablement efficace dans son travail. A ces deux-là viennent donc s'ajouter tout un tas de fortes personnalités.

Si l'intrigue est pour l'instant très simpliste (les membres de l'armée tuent les contaminés... chouette), Kei Sanbe parvient à garder le lecteur attentif en décrivant un univers futuriste très désolant, sans la moindre pitié, un brin nihiliste, où la pauvreté et la violence règnent. Son coup de crayon, particulièrement dynamique, ne laisse aucun temps mort en s'appuyant sur un découpage et une mise en scène très fluides, ainsi que des décors assez souvent présents et un design très expressif. De plus, l'ensemble est doté d'un aspect malsain et gore/crade qui lui sied parfaitement. On soulignera notamment les physiques monstrueux très peu ragoûtants des personnes contaminées par le virus.

Ce premier volume, très classique dans son fond mais annonçant une suite qui devrait être plus intéressante sur ce point, ne comporte aucun temps mort, nous présente des protagonistes qui ont de la gueule et remplit donc bien son rôle. Si l'ensemble est très divertissant, on attend un peu plus de la suite, mais gageons que l'on ne sera pas déçus.

Au niveau de l'édition, Kurokawa nous offre un travail convaincant, avec quatre premières pages en couleurs, une bonne qualité d'impression, et une traduction convaincante malgré un problème assez flagrant au niveau de la ponctuation.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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