It's My Life Vol.6 - Actualité manga

It's My Life Vol.6

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 21 September 2020

Chronique 2 :

Astra a beau être enfin, depuis désormais un bon moment, le propriétaire de la maison de ses rêves, ce n'est pas pour autant que l'ancien paladin a une vie de tout repos, son quotidien étant toujours animé par la présence de la petite Noah qu'il traite comme sa propre fille, et par divers petits événements qui ne lui laissent pas toujours l'occasion de souffler ! Ainsi, quand il veut tester un hamac installé pour Noah, il a l'occasion de constater qu'il a bien grandi en se ramassant comme il faut, et qu'il a pris un coup de vieux en se faisant mal au dos, ce qui vaudra à la fillette de devoir partir en quête d'une plante à même de soigner notre héros. Puis quand tout le monde finit par débarquer chez lui pur lui demander quelque chose, la situation finit par dégénérer en un tournoi entre tous dont la récompense est Astra lui-même !

Avec ce genre de petites situations ne durant qu'un chapitre, Imomushi Narita continue ici de jouer sur une atmosphère assez légère, où elle tire honnêtement parti de sa palette de personnages mais également de certaines de leurs spécificités, allant du plus petit des détails (comme le côté gaga de Riff devant Noah) à des traits de caractère marqués (aaah, l'habituel souci d'Astra pour sa maison, et ce qu'on apprend de nouveau sur son côté "fée du logis"), en passant par d'habituels petits runnings gags toujours aussi sympathiques (en tête desquels les nouveaux petits malheurs des pas doués frères draconiens). Bref, le genre de petits passages assez rafraîchissants sans être forcément inoubliables... mais heureusement, la mangaka continue aussi de distiller des choses un petit peu plus importantes.

Ainsi, une bonne partie du tome se consacre à une affaire plutôt inquiétante: quelque part, le spectre d'un prêtre est en train de ramener à la vie des morts, en vue d'une rituel a priori inquiétant au bout duquel il compte apporter le salut aux vivants. Et parmi les revenants se trouve un ami d'enfance d'Astra et Kyuss: Johnny Riot, un ménestrel qui était déjà un peu mystérieux quand il était enfant, et qui a péri il y a 5 ans de cela... Alors, comment se passeront les retrouvailles entre lui et ses deux amis d'enfance quad il débarquera chez Astra en fantôme pour emmener nos héros ? S'affichant sur la jaquette aux côtés d'Astra et de Kyuss, le nouveau venu qu'est Johnny voit son enfance commune avec nos deux héros exposée de façon très rapide, mais suffisante pour qu'on le cerne à peu près. Et rapidement, c'est le problème lié au rituel spectral qui prend le dessus, nos héros n'ayant d'autres choix que de le suivre pour essayer d'éradiquer la menace si besoin est. L'autrice installe alors volontiers une petite atmosphère inquiétante... pour mieux surprendre dans l'issue de tout ceci ! Car ce n'est pas nouveau dans la série: Narita aime assez souvent déjouer les enjeux a priori sombre par des vérités ben plus fun et amusantes, et c'est particulièrement le cas ici ds lors que l'on découvre la vérité. Surtout, la mangaka régale assez pour sa manière de se réapproprier de façon concrète la manière dont les groupes de musique metal aiment se forger une certaine mythologie obscure. D'ailleurs, ajoutons à cela nombre de nouvelles petites références musicales pendant ce passage mais aussi durant l'ensemble du tome, et l'autrice continue alors de montrer tout son amour pour ce genre musical.

L'autre petite partie assez intéressante du tome ne dure qu'un chapitre, mais a la bonne idée, à travers une "histoire" racontée par Riff à la naïve Noah, de dévoiler toute une facette du passé de notre amusante et cupide marchande, un passé ben éloigné de son statut actuel et de l'image qu'elle pouvait nous renvoyer jusqu'à présent. C'est certes rapide, mais c'est assez touchant, d'autant que Riff restait un personnage à développer un peu plus. D'ailleurs, Narita avoue dans sa postface qu'elle avait ce petit approfondissement en tête depuis longtemps, mais qu'elle n'avait pas encore eu l'occasion de le caser.

Au bout de ce volume, un petit constat s'impose: si le récit reste encore assez léger voire simple, désormais toute une petite palette de personnages attachants est bien installée autour d'Astra, et le chapitre du petit tournoi idiot en est probablement le meilleur exemple. Cependant, il ne faudrait plus que ce genre de choses s'étire trop longtemps, tant la mangaka a installé en parallèle des enjeux plus obscurs autour de Noah qui ne sont pour l'instant qu'évoqués depuis longtemps, ce qui est encore le cas ici quand Astra évoque le sombre futur de cette histoire... Et à ce titre, le dernier chapitre, un brin nébuleux et inquiétant, vient nous rassurer: l'intrigue principale devrait enfin être au centre du récit dès le prochain tome, chose que Narita confirme dans sa postface. En attendant de voir enfin les ambitions de la mangaka prendre de l'ampleur, ce 6e opus fait son office comme il se doit.


Chronique 1 :

C'est le drame dans la demeure d'Astra ! L'ancien chevalier se blesse lorsque le hamac que Noah lui a confectionné se rompt, si bien que même Riff n'a pas de quoi calmer la douleur du blessé. Elle envoie alors la petite fille en mission dans la montagne, afin de trouver l'ingrédient idéal pour guérir l'ex guerrier. Mais au même moment, de plus sombres événements se trament : Le spectre d'un prêtre ramène des âmes des défunts à la vie, dans le but d'apporter le salut aux mortels...

La routine de la série d'Imomushi Narita se poursuit, et les péripéties se multiplient autour d'Astra et la petite famille qu'il s'est forgée au cours du temps. Car si les précédents volumes ont teasé quelques éléments un peu plus sombre et une intrigue plus sérieuse, c'est essentiellement via des chapitres légers que s'est formé ce sixième opus du manga.

Pourtant, le ton dénote dès le second chapitre du pavé, qui présente une menace incarnée par un prêtre mort s'adonnant à de funèbres rituels. La volonté de la mangaka est claire : Planter une ambiance plus lourde et développer une histoire un peu différente au sein du volume. L'autrice prend d'ailleurs un sacré risque dans ce développement, car celui-ci ne plaira clairement pas à tous les lecteurs. Le scénario nous offre une chute qui passera ou cassera selon chacun, mais qui correspond à la fois au ton global du récit et à l'amour sans limite de la mangaka pour la musique Metal. Pour peu qu'on soit partisan de ce choix scénaristique, la sauce prend une certaine saveur et on apprécie l'histoire contée, d'autant plus que celle-ci renvoie intimement au passé d'Astra et de Kyuss, tout en introduisant un nouveau personnage à la fois attachant et haut en couleur.

Une histoire plus fouillée donc, et qui constitue le point d'orgue du volume. Pour le reste, Imomushi Narita propose de nouveaux récits globalement légers, autour de différents personnages. Elle ne manque jamais d'apporter un zeste d'aventure dans les histoires proposées, notamment avec les péripéties de Noah en début de tome pour trouver le remède qui calmera les douleurs d'Astra, ou encore l'étonnant passé de Riff à l'ambiance un peu plus touchante que ce à quoi nous sommes habitues. Puis, on assiste à un tournoi avec un enjeu des plus incroyables : Le vainqueur aura le luxe de pouvoir passer du temps avec Astra ! Encore une fois, la mangaka détourne certains codes avec un absurde qui lui est propre, chose qu'on apprécie.

Et alors qu'on atteint les dernières pages d'un tome globalement très agréable, le dernier chapitre proposé retourne une nouvelle fois l'atmosphère du récit. « L'autre Noah » refait irruption pour planter quelques graines d'un récit plus dense mais encore très obscur... sur lequel l'artiste promet de revenir dans les tomes suivants. Dans sa postface, elle précise bien que les personnages principaux sont maintenant tous intégrés, et que l'intrigue principale va pouvoir se développer comme il se doit. Un programme qu'on a forcément hâte de découvrir, et qui pourraient donner une suite avec plus d'ampleurs et à l'ambiance peut-être différente.
   

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14.75 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

14.5 20
Note de la rédaction






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