Husk of Eden Vol.4 - Actualité manga

Husk of Eden Vol.4

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 15 September 2016

On l'aura attendue avec autant d'impatience que de crainte. Impatience, car la série a su se montrer largement digne d'intérêt sur ses trois premiers tomes, mais qu'il aura fallu patienter plus d'un an et demi depuis la parution du volume 3. Crainte, parce qu'on avait un peu de mal à imaginer que Husk of Eden, au vu de la multiplicité de ses personnages et de son histoire encore obscure sur certains points, puisse se finir de façon totalement satisfaisante  avec ce 4ème et dernier opus. Mais voilà, la conclusion de l'oeuvre de Yoshinori Kisaragi est enfin là, et concrètement, que vaut-elle ?

La mangaka, dans le fond, ne change pas vraiment sa recette, en s'intéressant avant tout à ses personnages perdus dans un conflit interminable et qui, pour la plupart, les dépasse. Nombre de drames ont déjà eu lieu, ainsi que des remises en question, et cela se poursuit ici, notamment via certains choix. La relation entre Faz et Lam reste intéressante, évoquant ce qu'implique leur statut aristocratique par rapport à la plupart de leurs compagnons, et tous deux ont un comportement un brin différent vis-à-vis de ce "privilège". Un peu plus haut dans la hiérarchie, l'opposition de valeurs entre Nimrod et Lamech pourrait faire des étincelles, tandis que du côté des hautes instances l'accent est mis sur les décisions capitales du prince Nabu Malduk, de Bell, de Naphtali ou de Rachel, et que dans le camp des rebelles l'accent est évidemment mis sur Gad et sur son lien passé avec une certaine tête ennemie. Ce qui, toutefois, capte le plus l'attention est sûrement le focus sur deux personnages : Elipha, qui s'affiche d'ailleurs au premier plan de la jaquette, et l'un de ses "ennemis", Lévi. Bien que censés être ennemis, tous deux se retrouvent reliés par un même drame, la conclusion faisant alors joliment écho au début de la série.

Ce qui résulte avant tout de tout ceci, c'est l'absurdité totale d'une interminable guerre, où de supposés ennemis se rapprochent par la force des choses, où des alliés s'opposent de façon presque vaine, où des soldats meurent inutilement. Aucun des camps ne fait figure de Mal absolu, car chacun a ses motivations et ses nuances, mais tous ne semblent être que les pions de ceux tirant les ficelles du conflit.

Le message passe plutôt bien, la lecture se suit avec intérêt, et le final trouve une certaine logique... Mais il est difficile, pourtant, d'être pleinement satisfait, tant il réside constamment pendant la lecture une impression de rush. Les explications sur la Ziggurat et sur son tabernacle, entre autres, sont expédiées. Et la mangaka a beau vouloir s'intéresser à ses nombreux personnages, le faire en un seul tome fait que tous sont beaucoup trop vite passés en revue. Une impression d'autant plus forte que les transitions allant de personnages à d'autres sont minimes, voire inexistantes, et que nombre de scènes (notamment celles de combats) sont extrêmement écourtées.

Sans forcément décevoir, car les idées sont là et Kisaragi parvient à amener un final intéressant, Husk of Eden nous laisse sur une impression de trop rapide, qui laisse penser que la mangaka a dû accélérer les choses pour vite conclure son oeuvre. Reste néanmoins un josei qui vaut le coup d'oeil dans son ensemble.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

12.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
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