Hi Score Girl Vol.1 - Actualité manga

Hi Score Girl Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 17 July 2019

Le très prolifique Rensuke Oshikiri a tardé à arriver en France. Auteur de nombreux titres depuis le début des années 2000, ce n'est que cette année qu'il a brillé dans la francophonie, dans un premier temps avec les séries Bip-Bip Boy et Le Perce-Neige aux éditions Omaké Manga. Mais les abonnés à Netflix ont peut-être pu apprécier l'adaptation animée d'une de ses séries, un certain High Score Girl, dont une deuxième saison est prévue pour l'automne. L'été 2019 est l'occasion pour le manga original Hi Score Girl (dont la transcription du titre change légèrement pour le format papier) d'atteindre nos contrées. En quelques mois seulement, trois mangas de Rensuke Oshikiri nous auront été proposés, ce qui constitue une belle introduction du mangaka chez nous.

Lancé en 2010, soit un an après Bip-Bip Boy, Hi Score Girl fut prépublié dans le Big Gangang et les dérivés du Young Gangan des éditions Square Enix, ce jusqu'en début d'année. 10 tomes composent la série au total, et c'est l'éditeur Mana Books qui se charge cette fois de la parution chez nous.

Elève en école primaire, Haruo n'a que faire des études. Pour lui, l'intérêt de chaque journée est de pouvoir arpenter les salles d'arcade, lieu où il est un véritable roi, notamment sur Street Fighter II, jeu sur lequel il semble presque imbattable. Mais une menace vient troubler son quotidien : Akira Ono, une camarade de classe de Haruo et jeune fille de bonne famille en plus d'être très jolie. Petit bémol pour le garçon : Akira est plus forte que lui sur Street Fighter II. Le jeune garçon a trouvé une rivale de taille, tandis que leur dualité va les rapprocher peu à peu.

Le pitch de Hi Score Girl rappelle sans mal un chapitre du premier tome de Bip-Bip Boy, dans lequel le héros perdait sur une bonne d'arcade face à une jolie fille. Tout porte à croire que cette histoire, née du vécu de Rensuke Oshikiri, a inspiré le présent manga. Fort heureusement, les similitudes entre les deux séries s'arrêtent là, puisque Hi Score Girl s'ancre bien plus dans la fiction.

L'intention du mangaka ici est de nous offrir une comédie sentimentale à sa sauce et avec son style, autrement dit dans une ambiance teintée de rétrogaming et de salles d'arcade. Contrairement à Bip-Bip Boy, le cynisme est assez absent du titre, l'auteur se concentrant plutôt sur une tranche-de-vie humoristique tournant autour des déboires du duo.
Évidemment, étant donné le concept de la série, il faudra être amateur de jeux-vidéo et avoir une idée de l'ambiance des salles d'arcade pour adhérer pleinement à la série. Passé ce cap, chaque histoire se lit avec un certain plaisir, Rensuke Oshikiri parvenant assez bien à renouveler ses idées. La formule se révèle alors très efficace et plutôt que de simplement nous faire rire aux éclats, l'auteur propose un rendu à mi-chemin entre la comédie romantique scolaire et le récit intimiste, quelques moments se montrant assez touchants.

Le grand fil rouge du tome vient donc de la relation entre Haruo et Akira, deux personnages opposés mais qui forment un binôme diablement efficace. Seulement, on s'interroge peu à peu sur la manière qu'aura le mangaka de renouveler son titre sur neuf tomes supplémentaires. La fin du volume se montre alors surprenante et nous donne un élément de réponse, créant alors une véritable attente pour le second opus. Est-ce que ce choix final sera assumé ? On reste curieux de le découvrir !

Enfin, c'est aussi pour la patte si atypique du mangaka que Hi Score Girl se savoure avec plaisir. Son trait épuré et parodique fait une nouvelle fois mouche ici, et on sent l'expérience de l'auteur (et probablement l'aide d'assistants) puisque son style se fait cette fois plus dense, avec des décors beaucoup plus présents. Pour ceux qui appréciaient jusqu'ici le style de l'auteur, il sera impossible d'être dépaysé.

Côté édition, Mana Books nous offre une excellent boulot. La couverture bénéficie d'un superbe effet de relief présentant des touches de bornes d'arcades, tandis que le papier global est d'excellente facture. La traduction de Baptiste Fureau est aussi sans fausse note, que ce soit dans la transcription des termes vidéoludiques ou celle de la bonne humeur qui se dégage du titre.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16 20
Note de la rédaction






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