Hayate the combat butler Vol.51 - Actualité manga

Hayate the combat butler Vol.51

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 18 May 2020

L'heure du face-à-face final semble, cette fois-ci, bel et bien arrivée: Hayate et A-tan, rejoints par Isumi, font face à leurs deux ennemies bien décidées à s'emparer des pierres pour ensuite accéder au château royal et ainsi obtenir l'héritage de la famille Sanzen’in. Notre cher majordome est déterminé à l'emporter, pour le bonheur de sa jeune maîtresse Nagi, et pour ça il devrait être bien épaulé par la puissance d'Isumi, mais aussi par A-tan qui redevient enfin comme avant. Et pourtant, face à eux, Hisui est non seulement très forte, mais elle a en plus une alliée de premier choix en Yozora Hôsen, la fille du roi Midas, détentrice d'un incommensurable pouvoir. Et, surtout, un troisième adversaire surprenant et encore plus terrible pourrait vite entrer dans la danse... Hayate pourra-t-il faire seulement quelque chose face à Aoi Himegami, l'ancien majordome de Nagi, qui se montre enfin devant lui ?

Comme on pouvait s'y attendre, l'avant-dernier volume de Hayate the Combat Butler s'ouvre donc sur des premières dizaines de pages orientées action, et qui s'avèrent bien orchestrées. Le rendu du combat est simple mais fluide, mais il ne compte pas autant que les différents rebondissements, où l'on ressent bien la force des adversaires, et au bout desquels finit par débarquer la figure si mystérieuse de Himegami...

Le résultat du combat est alors sans appel pour Hayate, mais c'est dans ses conséquences qu'il révélera tout son intérêt. La première d'entre elles, c'est sans doute l'interrogation quant aux mobiles exacts de Himegami. Pourquoi a-t-il rejoint les rangs de Hisui, lui qui était autrefois le majordome de Nagi ? Pourquoi a-t-il abandonné la fillette ? Que recherche-t-il ? Tout ceci, on finira enfin par mieux le découvrir et le comprendre, et même si c'est peut-être un tout petit peu rapide ça tient la route, on sent que c'était prévu et préparé, et ça souligne de plus belle toute l'importance qu'a pu avoir dans cette intrigue Yukariko, la mère défunte de Nagi. Et d'ailleurs, on se demande aussi quel voeu elle a bien pu faire en échange de sa vie...

Mais au-delà de ça, ce sont bien les relations des personnages que Kenjiro Hata, une nouvelle fois, parvient à mettre efficacement en avant. On pense bien sûr aux tourments amoureux de plusieurs demoiselles: entre Hinagiku, Ayumu et Athéna, chacune réagit différemment face à un combat sentimental perdu d'avance, et a de quoi toucher brièvement. Mais il y a surtout deux autres aspects liés. Tout d'abord, la question du futur départ de Maria, qui avance beaucoup, amène encore d'autres enjeux sur l'avenir de Nagi, et émeut en douceur dans la fin de tome quand on repense à tout ce que la soubrette et sa jeune maîtresse ont pu vivre ensemble pendant des années. Ensuite, il y a tout simplement la résolution du malentendu sentimental par lequel toute la série a commencé, un malentendu qui dure depuis le tome 1...

Ce malentendu est peut-être ce que l'auteur aborde le plus fortement dans ce tome, tant la question de l'avenir de Nagi en est le coeur. Pendant que la jeune fille, certaine des sentiments de son majordome, est aux anges, qu'en est-il réellement de Hayate ? Si Maria et lui partent tous les deux, elle serait tout bonnement seule au monde, quand bien même Hayate arriverait à lui rapporter l'héritage des Sanzen'in... Nagi ne se doute de rien, poursuit ses efforts dans le manga et ses rêves auprès de Hayate, elle apparaît facilement touchante, et on se demande bien comment tout ceci se finira...

"Je pensais qu'il n'y aurait jamais de fin. Mais tout comme les étoiles... toute chose a une fin."

L'auteur gère donc très bien ses différentes pistes avec cet avant-dernier volume qui apporte encore de nettes avancées. L'humour est évidemment toujours assez présent, mais les enjeux plus sérieux gagnent plus que jamais du terrain, tout comme l'émotion qui est bien palpable. Il faudra dire au revoir à cette ribambelle de personnages tantôt drôles tantôt attachants dans le prochain tome, et Hata nous promet déjà un final de toute beauté. Soulignons aussi la longueur et l'intérêt de son ultime postface de la série (ultime, car le tome 52, plus long avec la promesse d'un bel épilogue, n'aura pas la place pour en accueillir).
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16.25 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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