Green Worldz Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Lundi, 20 June 2016

Il y a de cela quelques années maintenant débarquait fraichement chez Pika L'attaque des Titans, manga qu'on ne présente plus vu son succès international. Avec une histoire mettant globalement en duel l'être humain face une grande menace que sont les Titans, nous avons là un titre fort à l'allure utopique qui rappelle les récits post-apocalyptiques. Souhaitant sans doute surfer sur la vague de ce succès, l'éditeur nous propose depuis peu en librairie Green Worldz, un titre mettant en scène à nouveau l'affrontement entre les hommes, mais cette fois-ci face à un nouvel ennemi : la Nature.

Nous voici au XXIeme siècle, à une époque sans doute très proche de la notre puisque le réchauffement climatique est encore au coeur du débat. Nous suivons ici Akira, jeune ado de seize ans habitant à Tokyo et qui, un jour comme un autre, est en route pour rejoindre une amie d'enfance qu'il n'a pas vu depuis un an. Alors qu'il prend le métro, celui-ci s'arrête soudainement et le courant est coupé. Prise de panique de la foule, c'est après quelques temps que des policiers viennent les prévenir de ne pas sortir du sous-sol en attendant que la situation se clarifie. Bizarrement, quelques personnes sont blessées après être sorties dehors et avoir vu une certaine forme d'horreur... La curiosité rattrapant Akira, il court vers la surface jusqu'à stupéfaction : Tokyo est couverte de plantes géantes qui sont surtout meurtrières et attaquent tous les passants ! Alors qu'il parvient à se sauver, le voici condamné avec d'autres habitants à rester en vie dans les sous-sols du métro...mais jusqu'à quand ?

Green Worldz commence donc avec un pitch de base bien classique, le thème des plantes ne maquillant qu'un gros archétype du modèle des récits post-apocalyptiques. D'ailleurs si vous avez déjà lu Hakaiju (et je vous le recommande fortement), vous reconnaitrez le même schéma avec le héros qui veut retrouver son amie et un phénomène sanguinaire qui apparait sur toute la ville d'une minute à l'autre. Les idées principales sont donc assez classiques puisqu'ici encore on ne connait pas vraiment la menace, ni d'où elle vient et sur quel espace elle s'étend; il en est de même avec les personnages et les principaux déroulements des faits.

Akira va vite faire partie d'un petit groupe qui décideront de quitter la station de métro pour comprendre davantage la situation, mais ce jusqu'à tomber sur une sorte de monstre plante à l'allure d'un bébé géant qui va tenter de les manger. Nouveau cliché : un homme débarque avec une sorte de tronçonneuse high tech pour les sauver et semble bien connaitre ce genre de monstres. Bref, on comprend donc vite que le monde est dans la mouise, qu'il existe plusieurs types de monstres dont les néo-humains qui peuvent agir sur le fonctionnement des plantes disons plus classiques. On ne va pas se mentir, on sent gros comme une maison le coup des scientifiques qui ont cherché à créer quelque chose de surpuissant ou un truc du genre, avec des humains qui seront les réels ennemis du manga...

Et donc voilà globalement ce que nous raconte Green Worldz sur son premier tome. Autant dire qu'on est bien loin de se prendre une claque tant ce premier volet enchaîne les clichés alors qu'il aurait été simple de faire au moins un peu plus original. Bon il est vrai que le thème a aussi ses limites et qu'il peut être difficile de faire quelque chose de particulièrement nouveau, mais le problème là est surtout que l'on mange les codes basiques des shonens les moins ingénieux. Et pour ça il n'y a qu'à voir les personnages qui sont complètement ridicules ! Le héros qui n'a jamais été capable de dire à son amie d'enfance qu'il aime et qui considère qu'il aura réussi sa vie quand il l'aura retrouvé juste pour lui dire ça....Franchement.... Et on continue avec la nouvelle amie du héros qui veut être championne de tir à l'arc (et qui aura sans aucun doute son rôle à jouer en utilisant son arme contre un monstre, tiens), l'homme à la tronçonneuse avec son look nous faisant croire qu'il était préparé depuis toujours à l'invasion, et enfin la palme d'or revient à Miu, la petite blonde qui suit tout ce groupe mais qui les déteste tous, abusant de sa beauté pour être sauvée en cas de pépin par les plus musclés du groupe... Bref, pour les personnages, c'est vraiment mauvais.

Malheureusement, Green Worldz ne brille pas non plus par son dessin : si les décors et les monstres eux se voient par contre plutôt bien réalisés, c'est une toute autre chose pour les personnages qui sont d'une fadeur sans nom. Le trait est épais, baveux, et aucun des personnages ne possède un soupçon de charisme. En fait c'est simple, on se sent directement dans une série B qui ne restera pas longtemps dans les mémoires.
Quant à l'édition par contre on sent que Pika n'a pas bâclé la chose puisque le livre est de bonne qualité sur toute la ligne, que ce soit au niveau de la traduction ou bien l'objet en soi. Le deuxième opus est sorti en même temps que le premier ce qui nous permettra de vite nous donner un avis sur la suite.

Ce n'est qu'un premier tome et tout l'intérêt de la série se dévoilera après (on espère !) donc laissons une chance au titre, mais en restant honnête il faut dire ce qui est : ce premier volet de Green Worldz est faiblard et ce n'est pas le fait de rajouter un Z à World pour se la jouer blockbuster à l'américaine qui rendra le titre meilleur.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Kiraa7

8 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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