Grand Blue Vol.1 - Actualité manga

Grand Blue Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 02 March 2021

Il s'agissait sûrement de l'un des mangas les plus réclamés en France sur les réseaux sociaux depuis plusieurs mois (années ?), et le voici enfin: grand Blue débarque en ce début d'année 2021, et c'est aux éditions Meian que ça se passe ! Pas mal popularisée en 2018 avec son adaptation en série animée (qui fut diffusée en France sur Amazon Prime Vidéo), cette tranche de vie très (très très) humoristique compte actuellement 16 tomes au Japon, où elle est en cours de parution depuis 2014 au sein du magazine Good! Afternoon des éditions Kôdansha, magazine accueillant aussi les séries Ajin, Magus of the Library ou encore Witchcraft Works, entre autres. Celle-ci est scénarisée par Kenji Inoue, bien connu pour être le créateur de la saga Baka to Test to Shôkanjû mais aussi pour avoir travaillé sur l'histoire de l'anime Fate/kaleid liner Prisma Illya. Quant aux dessins, ils sont assurés par Kimitake Yoshioka, mangaka jusque-là inédit en France, mais actif au japon depuis la deuxième moitié des années 2000, et à qui l'on doit notamment les mangas Amagi Brilliant Park et Rinne no Lagrange.

C'est une toute nouvelle vie qui commence pour le jeune Iori Kitahara. Quittant ses terres natales pour suivre une formation en génie mécanique dans l'université d'Izu en bord de mer, il va désormais vivre chez son oncle qui habite sur place , qu'il n'avait pas vu depuis plusieurs années, et qui tient une boutique de plongée, "Grand Blue". Après avoir suivi sa scolarité dans un lycée pour garçons, il compte bien profiter de la vie... mais il ne s'attendait pas forcément à ce que son quotidien soit d'emblée si éprouvant ! En effet, après avoir observé une beauté en tenue de plongée, sortant de l'eau et lui esquissant un ravissant sourire, il ne tarde pas à apprendre qu'elle est en réalité sa cousine Nanaka, et qu'il va désormais vivre sous le même toit qu'elle et que sa petite soeur Chisa, jeune fille entrant elle aussi à l'université cette année. Mais surtout, sa première incursion dans le Grand Blue est loin d'être celle qu'il attendait, puisqu'il tombe nez à nez sur une bande de rustres, en caleçons voire à pois, en train de picoler comme des trous en faisant la fête ! Emmenés par les dénommés Kotobuki (qui entre en 3e année de génie mécanique) et Tokita, ces hurluberlus forment le club de plongée "Peek-a-Boo" de l'université, et le Grand Blue est forcément leur QG. Alors autant dire qu'Iori n'a pas fini de les avoir sur le dos... d'autant que, d'emblée, ces gaillards se montrent fermement décidés à faire venir le nouvel étudiant dans le club de plongée, en ne lui laissant pas vraiment le choix !

Grand Blue nous conte donc les années universitaires d'un jeune garçon qui va avoir fort à faire jour après jour au vu de la personnalité des autres étudiantes qui l'entourent, et c'est quelque chose que les auteurs installent d'emblée avec une redoutable efficacité, avec une scène de découverte du Grand Blue (et, surtout, de ses occupants) qui donne parfaitement le ton ! Car l'oeuvre d'Inoue et de Yoshioka s'annonce comme une comédie complètement frappée, tout à tour désinhibée (les gars du club ratent rarement une occasion de finir à poil), loufoque, grotesque, déjantée... et où les gags fusent à chaque pages, les auteurs dévoilant même d'emblée une vraie science de l'humour, en profitant d'un élément comique pour rebondir sur un autre, puis encore un autre. Ca s'enchaîne à un rythme très soutenu, et c'est en grande partie dû à la personnalité jamais très sérieuse des personnages. On découvre alors, avec presque un sentiment d'euphorie parfois, les gars du club qui passent beaucoup plus de temps à se déshabiller et à picoler qu'autre chose, le dénommé Kôhei Imamura (un gars de la promo d'Iori) qui cache un pur comportement d'otaku derrière son allure de beau gosse, le patron/tonton qui accueille les énergumènes avec légèreté, puis Iori lui-même qui se laisse porter par l'ambiance plus d'une fois... Quant aux deux seules figurines féminines principales (pour le moment) que sont Nanaka et Chisa, elles viennent contrebalancer un peu l'idiotie de ces messieurs, même si elles aussi peuvent faire sourire, surtout quand la douce et compréhensive Nanaka se montre totalement gaga de sa petite soeur, ou que Chisa, l'air toujours sérieux, se désespère des situations, voire surprend Iori dans des situations plutôt embêtantes.

C'est donc en étant entouré de personnages hauts en couleurs que démarre, pour Iori, une vie universitaire qui s'annonce déjà très mouvementée: un premier jour loin d'être idéal (pas mal de vivre ses débuts à la fac en caleçon, pour finir traqué par la police à force de quiproquos), un recrutement de nouveaux au club qui se faire selon des critères plus alcooliques qu'autre choses, une décoration de chambre qui tourne au n'importe quoi... et surtout beaucoup, beaucoup de picole (aaaah, les années étudiantes)... Exagérant le ton comme il se doit pour encore faire plus rire, y compris visuellement avec des visages parfois caricaturaux très drôles, les auteurs s'en donnent à coeur joie... mais, au bout de ce volume d'intro très porté par l'humour, n'oublient pas non plus de laisser entrevoir quelques développements. Ainsi en apprend-on déjà un petit peu plus sur certaines activités de Chisa qui aime profondément l'univers sous-marin, et a-t-on quand même l'occasion d'assister aux vrais premiers pas d'Iori dans le club de plongée... lui qui a pourtant un gros problème de ce côté-là puisqu'il ne sait tout bonnement pas nager ! Mais comme le dit Kotobuki : "T'iras jamais nulle part si tu te contentes de ce que tu sais déjà faire", et c'est sans doute l'une des choses qui pourra aiguiller notre héros dans sa nouvelle vie. Dès lors, on a déjà droit à quelques petites informations sur des bases de la plongée: le fait que cela ne nécessite pas forcément de savoir nager car les aptitudes demandées sont différentes, savoir porter l'oxygène, ouvrir les yeux sous l'eau, contrôler sa respiration et donc être habitué à être immergé... Le parcours du jeune garçon s'annonce alors intéressant aussi de ce côté-là.

La mission est donc pleinement réussie pour Grand Blue. En terme d'humour, ce premier volume place déjà la barre très haute, en enchaînant les situations excellente non-stop. Cette vie universitaire et marine s'annonce haute en couleurs et hilarante, ce qui fait dire que l'oeuvre n'a sans doute pas volé sa réputation.

Qui plus est, on a droit à une édition au top, en premier lieu pour la traduction de Célia Chinarro, un nom que l'on est plus habitué à croiser dans la traduction de certains animes. En plus d'offrir un parler très naturel et collant très bien au caractère des différents personnages, celle-ci se surpasse pour faire honneur à l'humour de la série, en offrant des tournures très bien trouvées. Le papier et l'impression sont de bonne facture, les quatre premières pages en couleurs sont un plaisir, et le travail de lettrage de Mickaël Ponsard est tout aussi soigné.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

17 20
Note de la rédaction






MN Actus
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