Goodnight i love you... Vol.3 - Actualité manga

Goodnight i love you... Vol.3

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 25 April 2019

Rejoint par son ami Kon, Ozora s'apprête désormais à suivre sa propre voie dans son voyage européen, en ne suivant plus à la lettre le "jeu de pistes" de sa défunte mère, et en décidant de lui-même de se rendre jusqu'en Italie ! Une nouvelle qui tombe à pic pour son frère Daichi, qui doit justement passer à Milan pour son travail, et qui décide alors d'organiser une rencontre entre Ozora et ce père qu'il ne désir pas voir. Ozora n'étant au courant de rien, comment réagira-t-il ?

La réponse n'arrivera pas tout de suite dans ce 3e volume, car toute la première moitié du tome se consacre surtout au séjour d'Ozora et Kon en Italie, où, entre Florence et Venise, notre héros montre qu'il continue de s'ouvrir, au gré de découvertes et de nouvelles rencontres. Ainsi John Tarachine s'applique-t-elle tout d'abord à nous immiscer dans les deux villes italiennes et dans certaines spécificités. Monuments historiques, architecture, glaces, gondoles, chaleur... la mangaka convainc très facilement, en retenant des éléments assez standards de l'Italie mais en sachant les mettre en avant pour faire brièvement ressortir le charme italien, son cadre, son mode de vie... C'est une réelle invitation à la découverte et à l'ouverture pour un Ozora qui continue alors d'évoluer, et ce n'est pas une rencontre faite à Venise qui dire le contraire: celle de Maria, une jolie collégienne métisse italo-japonaise qui va un peu mener les deux étudiants par le bout du nez, et qui va surtout révéler ses propres petits problèmes. Des problèmes liés à ses parents, à certains choix, et qui peuvent avoir un certain écho en la propre situation d'Ozora. Alors, comment réagira notre héros face à ce que cette gamine va lui dire ? Les conseils qu'il lui donne, sur l'importance de parler, de dire les choses pour ne rien regretter plus tard, montre à quel point le jeune étudiant continue de changer et de voir les choses sous un angle différent. Qui plus est, tout ceci lui permet aussi d'en apprendre encore un peu plus sur son ami Kon, et notamment sur les questionnements que lui-même se fait.

Avec tout ça, on se pose alors une question: vu comment Ozora change de plus en plus au fil de son voyage, de ses découvertes et de ses rencontres, quelle réaction aurait-il s'il venait réellement à rencontrer son père ? La réponse ne va tarder à arriver, mais avant cela John Tarachine à l'excellente idée de s'intéresser un peu plus à la figure du père, car il s'avère que la ville de Florence réveille en lui de vieux et importants souvenirs... Ces souvenirs, on les découvre avec beaucoup d'intérêt, non seulement car cela permet de cerner encore un peu plus la jeune femme que fut Yae Endo, mais aussi parce que sans force l'autrice nous laisse entrevoir le ressenti du père d'Ozora. On a alors le sentiment de cerner un peu plus cet homme peu doué pour exprimer ses sentiments, on attend avec curiosité sa rencontre avec son fils, on suit cela avec intérêt... et on attend alors impatiemment le dernier volume, au vu du choix d'Ozora, et au vu de la dernière qu'il a récupérée de sa mère...

Goodnight, I Love You... reste décidément une très belle lecture, intelligente et sensible sans être larmoyante, et que l'on apprécie encore plus après avoir lu la postface de la mangaka très longue (19 pages !).
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16.25 20
Note de la rédaction






MN Actus
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