Gereksiz - La dimension invisible Vol.2 - Actualité manga

Gereksiz - La dimension invisible Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 30 May 2019

Devenu une tête de cul (littéralement) dans une dimension où aucun humain ne semble capable de le voir, Ônishi a tout de même croisé la route de deux "semblables", humains s'étant métamorphosés en créatures bizarres et invisibles: Mirage, qui était à la base son premier amour, et Sain d'esprit, qui lui a donné son premier baiser et le considère comme son meilleur pote. Ensemble, tous les trois continuent d'errer, notamment dans une étrange forêt, jusqu'à croiser un nouvel être étrange: une boule de poils noire sur pattes on ne peut plus bizarres (comme eux, quoi). S'agit-il là aussi d'un humain métamorphosé ? Pourrait-il alors les aider à comprendre ce qui leur est arrivé ?

Après un premier volume qui était à la fois très WTF et très intrigant, la balade improbable de Minoru Furuya s'achève déjà avec un deuxième et dernier tome qui commence assez fort, au vu de ce que la boule de poils noire a à avouer et de ce qui lui arrive ensuite. Pourquoi se sont-ils transformés ? Que se passerait-il si un humain en arrivait à pouvoir les voir ? Comment redevenir "normal" ?

Globalement, l'auteur répond plus ou moins à ces interrogations, et avant tout chose cela lui permet surtout d'esquisser des idées intéressantes autour du côté invisible que peuvent avoir certaines personnes, transparentes dans une société qui ne leur laisse pas forcément leur place ou dans laquelle ils ne veulent pas forcément trouver une place bien moulée. Tout comme dans Saltiness, le mangaka évoque alors, avec une manière bien à lui, la place d'individus pouvant être marginaux ou considérés comme tels... mais le problème, c'est qu'au bout du compte, Minoru Furuya donne l'impression de ne faire qu'esquisser ces choses, sans plus-value.

En effet, plus le volume avance, plus le mangaka s'engage dans une voie qui peut décevoir un peu. Le délire est toujours là, mais l'auteur va peu en profondeur, et finit même par expliquer certaines choses de façon très classique (franchement, le coup du rêve...) en faisant avancer le scénario à la va-vite, comme s'il ne savait pas exactement quelle direction donner à on idée de base. Dans l'ensemble, il parvient quand même à bien retomber sur ses pattes, mais il y a comme un goût de trop peu et de facile, encore plus au vu des toutes dernières pages qui sont assez abruptes et qui achèvent l'oeuvre sur un petit twist qui, même s'il peut être sujet à réflexion, est on ne peut plus ouvert et cliché.

La lecture reste plutôt sympathique ici, Minoru Furuya ne manque d'idées, mais au bout du compte on attendait forcément un peu plus concernant la finalité de cette courte série. Dans l'ensemble, Gereksiz est tout de même un petit trip aussi fumé qu'intéressant, et est une bonne étape pour continuer d'appréhender le style si unique de Minoru Furuya. Mais après ça, on attend surtout de voir avec quelles oeuvres les éditions Akata vont continuer de nous faire découvrir l'artiste !
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

13 20
Note de la rédaction






MN Actus
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