Gate - Au-delà de la porte Vol.8 - Actualité manga

Gate - Au-delà de la porte Vol.8

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 09 Novembre 2018

Critique 2
Depuis la fin efficace de l'arc du dragon cracheur de feu dans le tome 6, la suite de Gate se faisait attendre. Mais après un peu plus d'un an de patience, ça y est: la série est enfin de retour aux éditions Ototo, avec un septième volume ouvrant une nouvelle partie.
Suite à l'élimination du dragon, un haut fait que personne au sein de l'Empire ne pensait possible, les interrogations se bousculent chez l'Empereur Molt et ses proches, et c'est dans ce climat que débutent enfin les pourparlers de paix autour d'un grand banquet, et où Reiko Shirayuki, la vice-ministre japonaise de la section du territoire spécial, se rend en personne. En vue de ces négociations, la mort du dragon pourrait, elle aussi, avoir un certain impact, et Molt semble un peu plus enclin à parlementer. Un élément qui réjouit sa fille Pina qui a fait bien des efforts pour entamer des discussions... mais qui est loin de ravir son fils le prince héritier Zorzal. Assez calme et posée, mais non dénuée de notes d'humour (notamment autour de Sugawara et de son autoproclamée future femme Sherry, cette première partie vient reposer efficacement le contexte des négociations de paix, tout en distillant d'autres choses et en confirmant certaines pistes qui vont enfin gagner en importance. Tout d'abord, on retiendra la nouvelle prise d'importance de la jeune mage Lelei, qui était jusqu'à présent la plus discrète des compagnes d'Itami, mais qui a pris en ampleur depuis le combat contre le dragon. Ici, voici que les rumeurs placent la jeune humaine au coeur de bien des choses, ce qui pourrait la mettre en danger plus tard... Mais surtout, avec le banquet, l'heure est venue pour certains visages qui intriguaient depuis un bon moment de passer la vitesse supérieure: tout d'abord Tyuule qui poursuit ses plans, et surtout Zorzal qui ne supporte plus de voir des étrangers et dont le coup d'État pourrait arriver beaucoup plus vite que prévu...
Avec les changements politiques qui ont lieu au sein de l'Empire, ce sont alors de nouveaux problèmes qui risquent d'attendre Itami, Lelei et les autres quand ils seront de retour... Mais pour l'instant, le petit groupe de notre héros poursuit sa route ailleurs, et c'est là tout l'enjeu de la suite du tome qui va les poser face à de nouveaux dangers: une Lelei gravement malade, des morts-vivants, le besoin de chercher une poire miraculeuse dans des ruines piégées... Satoru Sao et Takumi Yanai offrent une nouvelle quête assez prenante dans sa manière de flirter avec des éléments rappelant des explorations de RPG, et les deux auteurs séduisent aussi non seulement dans certains designs monstrueux (comme la coquatrice), ou dans l'exploitation du personnage de Yao. Depuis qu'Itami a sauvé son peuple, l'elfe noire se considère elle-même comme son esclave, et le suit partout en tant que telle... mais est-ce vraiment ce qu'Itami veut ? Nul doute que Yao va devoir remettre en question sa façon de voir les choses et, surtout, de se considérer elle-même.
Au final, Gate repart de plus belle avec cette nouvelle partie qui commence assez doucement, mais efficacement, en amenant de nouvelles choses et en faisant enfin avancer certaines pistes politiques. La bonne nouvelle étant qu'il n'est plus question d'attendre encore un an avant de pouvoir lire la suite, puisque le tome 9 sort moins d'un mois après celui-ci !

Critique 1

La victoire du groupe d'Itami sur le dragon cracheur de feu a résonné jusqu'à l'Empire. La tête de la bête apportée à la citée impériale en guise de preuve, l'Empereur Augustus accélère le pacte de paix avec l'autre monde. Frustré par la tournure des événements, Zorzal complote de son côté tandis qu'Itami et son groupe voyage dans le pays pour assumer son nouveau poste.

Comme on pouvait le suppose, la victoire d'Itami sur le grand dragon cracheur de feu a un impact significatif sur la suite du scénario, et plus précisément sur les relations politiques liant les deux mondes. Un tremplin idéal pour revenir aux liens entre le Japon et l'Empire, trame principale de Gate qui constitue aussi toute l'originalité de la série. Les pions mis en place depuis un moment déjà commencent alors à jouer un rôle : la paix est célébrée entre les deux mondes, tandis que les manigances de Zorzal, le fils de l'Empereur, commencent à se concrétiser. C'est donc une véritable guerre politique qui se joue sur toute la première moitié du tome car tandis que le lecteur s'intéresse aux différentes interactions entre les deux mondes, la montée du coup d'état apporte une tension croissante qui pourrait bouleverser la suite du récit. C'est globalement passionnant et permet à l'intrigue de se pencher sur des figures secondaires, par exemple la princesse Pina dont le rôle de médiatrice s'avère ici capital. Une double tonalité pour cette première partie de tome bien menée, un attrait de la série qui nous manquait.

Il est alors assez frustrant que seule une moitié de tome s'intéresse à l'intrigue politique, la seconde narrant le nouveau périple d'Itami et sa bande, confrontés à une maladie étrange qui frappe la zone qu'ils traversent. Un changement de contexte assez net mais savoureux à sa manière. Car Gate associant les codes et archétypes des œuvres isekai à une histoire politiques, la série s'attaque cette fois à un autre type de fiction très populaire, y compris dans la culture pop japonaise : le mythe du zombie. Un retour de l'action contre des femmes aux atouts physiques bien présents... voilà une autre manière de traiter l'hybridité de la série, sans doute un petit plaisir de Takumi Yanai dans son récit qui ne dénature pas la suite de l'intrigue. Au contraire, c'est l'occasion rêvée pour aborder davantage la relation entre Itami et Yaoi, l'elfe noire qui se veut l'esclave de son sauveur, bien que le jeune militaire refuse cette position. Encore une fois, c'est par une opposition que le scénario de Gate se montre intéressant, dualité que la série gère efficacement.

La suite de Gate se sera donc faite attendre, mais la série ne perd pas en intérêt. Que ce soit par cette bataille politique qui s'annonce ou l'épopée d'Itami beaucoup plus explosive, ce huitième tome se montre particulièrement prenant. Forcément, on espère que les éditions Ototo parviendront à nous proposer la suite en moins d'un an, cette fois-ci.
  

Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

15 20
Note de la rédaction






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