Fûka Vol.12

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 12 Février 2019

Le concert donné en compagnie de Fûka, en plus de ravir le public, a laissé un souvenir inoubliable dans l'esprit de Yû, qui souhaite désormais que la jeune fille intègre le groupe ! Mais alors que Fûka allait accepter, c'est finalement la stupeur qui a gagné tout le monde en apprenant que l'homme ayant mortellement renversé Fûka Akitsuki en voiture n'était autre que le père d'Aoi. Un cruel coup du destin, celui de trop pour Aoi qui pensait avoir trouvé sa place au sein de "The Fallen Moon". Alors que Yû et ses camarades restent sonnés par la nouvelle, dans le même temps Aoi, qui se sent profondément coupable de la mort d'Akitsuki alors qu'elle n'y est pour rien, prend la radicale décision de tout plaquer. Le groupe, la maison de disques, et la musique tout court. Et de rentrer dans sa ville natale en ne prévenant personne...

Il faudra une bonne moitié de ce 12e volume pour que Kouji Seo aborde plus en profondeur et règle le cas du sentiment de culpabilité de Fûka Aoi ainsi que sa décision de tout plaquer, comme une sorte d'ultime épreuve avant que, peut-être, la jeune fille intègre le groupe ou non. Le fait que ce soit le père d'Aoi qui ait malencontreusement tué Akitsuki sonnait, en fin du tome précédent, comme une énorme ficelle, une très grosse coïncidence comme l'auteur en fait assez régulièrement, et ce n'est pas dans cette première moitié de volume qu'il va changer la donne, entre l'apparition opportune des membres de l'ancien groupe d'Aoi, celle des compagnons musiciens de Yû, et surtout le final de ce passage avec le coup du camion qui est vraiment la plus grosse des ficelles possibles. On y comprend bien la symbolique des adieux à Akitsuki et la renaissance qui arrive derrière, mais cette symbolique est vraiment taillée à la truelle. Mais malgré toutes les grosses ficelles assez habituelles chez l'auteur, il semble pourtant difficile de ne pas ressentir une réelle émotion dans tout ce que Kouji Seo croque: la découverte du père d'Aoi et ses regrets avec lesquels il se doit de vivre, par la même occasion la découverte de la situation familiale d'Aoi, la détresse de la jeune fille dans son injustifié sentiment de culpabilité, le désir si profond qu'a Yû de jouer avec elle malgré tout... Qui plus est, à une ou deux reprises l'auteur fait habilement appel au souvenir d'Akitsuki: n'était-ce pas elle qui disait justement à Yû de ne jamais se retourner et d'aller de l'avant, sans quoi il finirait par se casser la figure ?

Au final, c'est une étape plutôt réussie que nous offre l'auteur pour la poursuite de la carrière musicale de Yû et des autres, avec de nouvelles promesses, de nouvelles possibilités... si tant est que le groupe ait l'occasion de s'illustrer, car de nouveaux problèmes les attendent concernant le label musical d'Amaya, au plus mal financièrement suite à son incapacité à produire un artiste populaire depuis 10 ans et aux choix récents de Yû et de ses compagnons. Les dettes se sont accumulées, l'entreprise est dans le rouge, c'est l'occasion pour l'auteur d'aborder légèrement une autre facette du monde musical... Yû et ses compagnons pourront-ils y changer quelque chose ? Ce nouveau problème offre plusieurs éléments intéressants, à commencer par un nouvel objectif pour le tout jeune groupe, afin d'essayer de renflouer les finances du label. Un objectif qui paraît irréalisable, mais Yû a pour lui la conviction de pouvoir changer les choses avec sa musique, et a également des compagnons prêts à le suivre ! Qui plus est, la situation est également l'occasion de voir le lien qui s'est bâti entre ces jeunes et Amaya, et d'entrevoir cette dernière sous un autre jour.

A part ça, le style de Seo reste toujours là. Son humour un peu beauf, entre les quiproquos improbables et les réflexions lourdes de Nachi à Sara, amuseront ou déplairont selon les goûts. Tout comme les petites notes ecchi, toutefois assez discrètes dans ce tome. Et les habitués de l'auteur noteront en fin de tome un nouveau petit "crossover" avec l'apparition de Chisa. L'insupportable petite peste d'A town where you live semble toutefois avoir bien changé...
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14.5 20
Note de la rédaction






MN Actus
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